‹ Physiologie v.3, 1895Chapitre 69 sur 151 · C'est surUmt M, BacuNER qui l'a admirablement étudiée · texte numérisé non relu

C'est surUmt M, BacuNER qui l'a admirablement étudiée

CHARLES niCHET.

Tétai bactéricide du saûgsoil absolument pai^allMe à Télal réfractaire. Qu'il yaiiunceiiaio rapport entre lapuissaiicebactéricide dusaiig^ et lu résistance de Tanioial à l'infection, ce n*est pas douteux; mais ce n'est sans doute pas un rapport direct, et il y a lantd'exceptions, si diverseset si considérables, que tonte relation générale, direcle, fait presque certainement défaut.

A vrai dire il faut mettre une grande réserve quand on veut conclure des expériences in rilro à des expériences la vivo. En eifet le sang de l'animal vivant se régénère perpétuellement au contact des humeurs diverses» des tissus, des épithéliums, sous rinfluence du système nerveux, si bien que c'est un liquide éminemment instable, toujours renouvelé, alors que le sang extrait du corps ne se modifie que pour s'altérer. Donc que le sang contienne par litre 0,001 d'une protéine défensive, si Ton extrait 10 ce. de sang pour étudier l'action bactéricide, on n'aura affaire en réalité qu'à une quantité minuscule, 0«%l)000l d\ine substance instable, oxydable, dont la destruction sera probablement très prompte. Au contraire, dans le sang vivant, circulant, cette même substance soit persiste dans le sang, soit, si elle se détruit, se reproduit sans cesse, et Tétat bactéricide persiste.

En somme, pour expliquer Tétat réfractaire, il n'y a qu*un petit nombre dljypothèses possibles*

.4. Une action chimique anlhepli^ue ou antitoxique, du sérum du sang,

B* Une action biologique destructive due à Tactivité des leucocytes (phagocytose de M. Metghnikoff).

C, Une action biologique destructive due à l'activité des cellules do rorganisme (glandes, foie, rate, etc.).

i>, L'absence d'une substance favorable ou nécessaire au développement des microbes.

Ces quatre hypothèses semblent être toutes les quatre défectueuses, au moins incomplètes. Ainsi il semble prouvé qm^ l*hypothése d'une substance déficiente est inadmissible* De même, l'action des leucocytes ou des cellules se ramène

en dernière analyse à une action chimique, puisqu'on ne comprend guère que leucocytes ou cellules agissent sur les microbes autrement que par des procédés chimiques.

La première hypothèse est donc la plus compréhensible et la plus simple; mais elle ne peut rendre compte de tous les phénomènes et elle est vraiment bien vague. Est-ce par une action antiseptique proprement dite, comme celle du mercure qui entrave révolution d*un ferment vivant, ou plutôt par la neutralisation de la substance toxique sécrétée parle microbe? Cela est impossible à dire, et nous croyons qu'il faut être prudent dans Taf (irmation ; car on est en pleine incertitude.

Aussi bien, dans cette question comme dans tous les problèmes de la biologie, me paraît-il sage d*ôtre très réservé dans les théories et les hypothèses. L'histoire est là pour prouver qu'elles n'ont jamais abouti qu'à des erreurs grossières qui font sourire ceux qui arrivent quelque vingt ans après. Il faut serrer de près les faits, expérimenter, expérimenter toujours, en variant les conditions du problème, et ne faire d'hypothèses que lorsqu'on ne peut plus s'en dispenser. Trop souvent une belle hypothèse est là pour dissimuler la défectuosité d'une mauvaise expérience.

Si alors nous nous en tenons aux résultats expérimentaux, nous pouvons étabhr les fait suivants, incontestés.

1' Il y a des animaux normalement réfractaires.

2" Les vaccinations rendent réfractaires les animaux sensibles.

S"" Le sang possède un pouvoir bactéricide, dû à des substances chimiques.

i"" Ce pouvoir bactéricide est faible ifi vitro^ mais il est bien plus puissant in vivo.

5" Ce pouvoir bactéricide, constant à des degrés très divers pour tous les sangs et pour tous les microbes, est un peu plus marqué chez les animaux normalement réfractaires, et un peu

CHARLES RH HET

plus marqué chez les animaux rendus réfractaîres par vaccination.

6*" La transfusion à un animal non réfractaire tlu sang d'un animal réfractaire modifie révolution du microbe. Quelquefois elle la ralentit, quelquefois elle rarrèto complètement.

7'' Cet elfet est d'autant plus marqué que le sang transfusé (ou le sérum) appartient à un animal plus complètement refniclaire. Aussi Feilet est-il maximum avec le sang^ des animaux qui» possédant déjà une immunité naturelle, ont eu cette immunité renforcée par des vaccinations successives*

8' Dans certains cas la transfusion de sang ou de sérum agit non seulement comme une vaccination, mais encore comme un procédé de traitement,

9" Cette vaccination et ce traitement par le sang n'ont jamais qu'une efiicacité faible, et ne peuvent agir que si Tinfeclîon est modérée; car, dans les infections graves, le sang des réfractaîres est à peu près înefticace, et ne ralentit qu'à peine révolution.

Tel est le résumé des faits acquis.

On peut en faire la synthèse de la manière suivante :

Le sang reçoit constamment des cellules de l'organisme (leucocytes, foie, cerveau, rate, muscles, jesticules, thyroïde, surrénales, pancréas, intestin, etc.), des substances chimiques multiples, qui sont, au tur et à mesure de leur production, détruites ou éliminées après avoir duré quelque temps. Ces suhstances sont plus ou moins antiseptiques ou antitoxiques, Tantùl elles empêchent le développement des microbes; tantôt elles neutralisent les poisons sécrétés par les microbes. C est un procédé de défense de Torganisme vivant qui a besoin de résister au parasitisme et qui résiste parce procédé chimique.

Tous les sangs de tous les animaux ont cette propriété, qui est une fonction générale du sang; mais c'est à un degré très inégal; et on observe toutes les transitions entre rextréme susceptibilité de certains animaux, et Tétat presque absolument réfractaire de certains autres. L^état réfractaire se trouve énor-

mt^ent accru par la vaccination, comme si raclion tVun microbe sur les cellules vivantes allait stimuler la production de Fantiseptique oncle rantitoxiquequi le peul di^truire; do sorte que les animaux lesplusn^rractairessoiitceiix qui jetant il(*jà normalement r«^fractaîn's^ de par leur constitution propre, ont reçu un accroissement d'immunité par des vaccinations successives.

Mais Tétai réfraclaire n'est jamais que relatif; c'est-à-dire que rimmunilé peut toujours ou presque toujours *Hre vaincue par des infections plus fortes; tout se passe comme si la quantité de matière anlitoxique lUail limitée, ne pouvant suffire à un grand excès des micro l»es injectés*

Dans le sang ou le sérum extrait du corps, la matière antitoxique existe, et probaldoment elle agit dans le sang transfusé comme dans le sang de Fanimal intact. Mais c'est une réserve vite épuisée, de sorte que son eO\*t rTesl pas toujours irrésistible; il varie avec la quantité et la uature du sang injecté, comme aussi avec la quantité des microbes qu'il a pour ellel de combaKre.

Si une petite quantité peut agir par transfusion, c'est moins sans doute par sa puissance propre que parce qu'elle est capable de susciter Factivilé bactéricide des éléments vivants, et de mettre l'organisme infecté en état de réagir.

Dans rîgnorance profonde où nous sommes de tous ces phéDomènes, c'est déjà beaucoup que d^avoir démontré rofficacité du sang des réfractaires. Il est probable que nous taperons très mal, que nous ne connaissons que quelques-unes des lois simples et fondamentales qui président à cotte fonction de rimraunisation, et il ne faut pas se décourager, parce que les résultats pratiques obtenus et les applications immédiates à la thértipeulique sont médiocres.

La nnfute a (hlé les animaux {fun énorme pouvoir fie résistance aux parasites. Ce pouvoir de résistance gît probablement dans le sang; il faut donc apprendre à nous servir du sang pour développer cette force naturelle de résistance.

LIIÏ

ÉTUDE PIIYSIOLOGIQUK

SUU UN

MICROBE PYOGÉNE ET SEPTIQUE

Par MM. J. Héricourt et Gh. Richet.

Caractères biologiques et morphologiques du

Siapht/lococcus pijosepticus.

Les expériences que nous allons décrire ont élé faites avec une bactérie trouvée dans une tumeur carcinomateuse chez un chien.

Cette tumeur, située dans le tissu cellulaire de la marge do Tanus, a été enlevée au moment de la mort de l'animal. Klle n'était pas ulcéréo. L'examen microscopique y a montré des groupes de grosses cellules rondes h noyau, épithélioïdes, limités par des bandes do tissu fibreux.

Aussitôt après son énucléation, elle fut sectionnée en divers sens avec un couteau rougi. Avec le suc qui parut à la surface

UN MICROBE PYOGÉNE ET SEPTIQUE. 2eù\

des coupes, nous ensemençâmes trois tubes de gélose nourricière et trois ballons de culture.

Le surlendemain, des cultures identiques s'étaient faites dans les trois tubes et dans les trois ballons : Texamen microscopique montra qu'il s'agissait d'un seul et même microorganisme dans chacune des cultures.

Au lieu de le décrire minutieusement, il nous parait préférable de dire tout de suite qu'au point de vue de l'examen microscopique il ne présente avec le Stapht/lococcus pyofjenes albus que des différences à peine saisissables. Peut-être est-il plus arrondi et un peu plus gros que le Stophi/lococciis albits, peut-être se colore-t-il plus rapidement avec le liquide de Lubimoff; mais ce sont là caractères trop insuffisants pour permettre une différenciation, et nous devons la fonder sur d'autres éléments.

(iOmme ce microbe possède d'autres propriétés pathogéniques que le Staplu/lococcus alhus, nous l'avons appelé .S7«phylocorcus pyosppticus, pour rappeler sa double fonction pathogénique de produire du pus et une infection générale mortelle.

La température optima de ces cultures est autour do 38°. Au-dessous de 18" il no se cultive pas: au-dessous de 25", il ne commence à liquéfier la gélatine que vers le septième jour. Au-dessus de i2" les cultures sont peu chargées, et à 15*" le bouillon se trouble à peine.

A 38', après vingt-quatre heures, la surface de la gélose ensemencée est recouverte d'une épaisse couche blanche vernissée, et les bouillons sont troublés, parsemés de grumeaux blanchâtres visqueux; au bout de quarante-huit heures l'aspect du bouillon ne change plus.

Le Staphylococcus pyosepticus ne vit pas très longtemps dans les divers milieux de culture et, après trois mois, les ensemencements sont presque toujours stériles.

Nous étabUrons sur les caractères suivants la différenciation du Staphylococcus pyosepticus et du Staphylococcus albus.

fm

(Nous avons dii faire une série d'expériences avec le Staphyhcocciis albuSf pour élahlir nettement ces caractères diiîérentîels.)

i^ Le Staphyhcocciis alhm^ a 20*^ environ, liquéfie la gélatine vers le troisième jour^ tandis que le Staphylococcus pyosrpiicus ne commence à la liquéfier que quelques jours {dus tard ; de même, dans les bouillons, à ±%'\ la culture du Siaphyioeoveus ttiùm est complële en quelques jours, alors que celle du Staphf/lococcm pyosepiicus a à peine commencé,

2<* A 38'', aprè» vingt-quatre heures, les deux cultures du Siaphylrjroceiis pyoxep tiens et du Staphylococcus a/ùff\ ont un aspect tout différent, si caractéristique et si constant qu'on peut en faire de loin le diagnostic diflérentiel sans jamais se tromper. Le bouillon ensemencé avec le Staphylococcus pyo~ septieas est parsemé de grumeaux visqueux, blanchâtres, entre lesquels il a conservé un certain degré de transparence; sa surface est recouverte de plaques blanches* plus ou moins cohérentes, formant un anneau à l'union des parois du vase et de la surface liquide. Au contraire, le bouillon où a végété le Staphylococcus allms est uniformément troublé, sans grumeaux cohérents, sans viscosité, sans anneau à la surface* Il y a seulement un dépôt pulvérulent blanchâtre amassé au fond du ballon.

Quant aux caractères palhogéniques, ils sont plus différents encore.

3** En injectant sous la peau une minime quantité de 67aphylorocctis pyosepticus très virulent, il se produit chez le lapin, au bout de vingt-quatre heures h peine, un énorme œdcme qui peut envahir toute la région abdominale et acquérir le volume des deux poings réunis. Cependant, dans les conditions absolument identiques de culture oldVinjection, le Staphylococcits albus, à dose identique ou k dose dix fois plus forte, ne produit qu'une infiltration k peine sensible et un léger empâtement. Si Ton incise un de ces énormrs phlegmons provoqués par rinocnlation du Slaphylococcm pyosep-

UN MICROBE PYOGÉNE ET SEPTIQCE.

ticus, on trouve qu'il esl formé par une masse gélalhieuse grisâtre, plus ou moins rosée, Iremblotaote, et dont la coupe

reste forme. Rien Je semhluble avec lo Staphyloeoceus altms. La formation de cet œdème est le caractère foudamcatal ijui sépare le Stuphjlococcm albus du Slaphi/hcoccus pyoseptiens,

4^ Le Siaphyhcoccus pîjosepiicu.^ vaccine contre lui-même» tandis que le Staphylococcm albiis ne vaccine pas contre le Staphyloroccus pyosepticns. Ce fait de la vaccination sera établi tout à Theure. Aussi ne donnons-nous ici ce caractère que parce qu'il contribue à établir la ditlérenciation entre ces deux formes Iri^s voisines de slaphylucorjues.

5** D'uae manière générale le Slaphylococcus pytntptiem est plus septique que le Slaphylococcus alhus. Toutefois, dans nos expériences, nous n'avons pas encore pu nous rendre absolument maîtres des condilions précises qui déterminenl la virulence de l'un et Taulre mîero-organismes. En cultivant le Staphylocorcus uUms dans des bouillons contenant ;20 f;rammes par litre de peptoue, nous l'avons rendu très virulent; de même pour le Sfap/tylococcus pyoaepHem, Mais, quelle que ^oit la virulence du SftiphylococcHs albus^ elle n'atteint jamais celle du Sitfphyloroccus pyosf'pficus : surtout te Staphylococcus albm ne produit jamais Tœdème local énorme que, dans de bonnes conditions de virulence, amène au bout de vingt-quatre heures rinoculation d*une demi-goutte àeSiaphylococcus pyosep lie us*

Ainsi» de cet ensemble de caractères, il résulte que le Siaphylococcm alhus et le Staphylococcus pyosepticus ne sont pas identiques; puisque la meilleure clifTérencialion des microbes est encore dans leurs caraclères pathogéoiques ditTérentiels,

hi' Sluphyioroccm pyosepi kus ne se cultive pas dans le sang. Dans une dizaine de recherches que nous avons faites à cet effety sur des lapins venant de succomber aux suites d^une inoculation sous-culanée, nous ne Favons rencontré que deux fois, et encore y était-il très rare. Nous avons également cou-

h lîÉHICOLIlT ET CH. RICIIET.

staté son absence dans le saug d'un lapin qui avait reçu 1 centimètre cube de culture dans la veine de l*oreille et qui était mort douze lieun'S après riujection. he Sffrphf/lococcm pi/ou'/ttif i(,s se détruit donc rapidenuMit driiis le snn^.

Il leud à se localiser dans le foie. Quand la mort est rapide, on no peut rien trouver dans le foie; mais, dans le cas de mort par one intoxication chronique* on trouve dans le foie des foyers blancbAtres constitués par des amas microbiens et des débris de cellules liépatiques.

Dans quelques cas rares, nous avons constaté une pleurésie intense ol un épanchement considérable de liquide dans les plèvres.

Nous avons cherché [)ar inoculation à reproduire des tumeurs analogues à la lumenr où nous avons trouvé ce microbe sur le chien; mais nous avons totalement échoué, malgré de nombreux essais. Sur le chien Finjection sous-cutanée de S(np/tr//fHoçrus pî/osf'jifirii^ inx}yo([nQ une réaction inOammatoire violente; un abcès se forme au bout de vingt-quatre heures, abcès à forme hémorragique avec sphacèle de la peau. Cet abcès, qui s'est formé très rapidement, guérit très vile aussi; mais, une fois qu'il a j^^uériJl ne reste aucune tumeur. Nous avons conservé pendanî deux ans au laboratoire une chienne qui avait subi cinq ou six injections de Slaphylocorens pf/osf'pficHs et qui n*a eu aucune tumeur.

Malgré rinsuccès de ces tenlalives, il semble bien qu'il y ait un l'apport de caust- k etiet entre la tumeur cancériforme et le micro-organisme observé par nous. En etlet, ce microorj^anisme y était très abondant, d'une part, et, d'autre part, quand on rinjecle à un chien, on provoque du pus. Donc, il devait se trouver dans un état spécial qu*^ nous n'avons pas pu reproduire, pour provoquer une tumeur et non un abcès.

UN MICROBE PYOGÈNE ET SEPTIQUE. 269

Effets pathogéniques du Staphylococcus pyosepticus.

jNos expériences ont été faites surtout sur des lapins. Quand nous ne donnerons pas de mention spéciale, cela signifiera que Tinoculation a été faite avec une culture de deux jours, cultivée à 38'', dans un bouillon de bœuf très légèrement alcalin, additionné de 2 p. 100 de peptone.

A. Expériences sur les lapins.

Si Ton injecte sous la peau d'un lapin 1,2 ou 3 gouttes d'une culture de Staphylococcus pyosepticus, on détermine un elîet local et des effets généraux.

L'effet local est un œdème, plus ou moins volumineux ; les effets généraux sont : la fièvre, un rapide amaigrissement et la mort.

A. Œdème. — L'œdème, quand la culture est très virulente, survient parfois avec une rapidité extrême. Au bout de trois ou quatre heures, il s'est déjà formé une collection liquide de quelques centimètres cubes; c'est un liquide presque transparent, coagulable par la chaleur, de couleur cilrine, légèrement teinté de sang; quelquefois coagulé spontanément, et alors infiltré dans les mailles du tissu cellulaire sous la forme d'une gel(5e.

Au bout de vingt-quatre heures Tœdème est devenu énorme, atteignant le volume du poing, et contenant parfois 100 centimètres cubes de liquide.

Cette poche peut s'ouvrir spontanément, par amincissement de la peau, ou rester longtemps sous-cutanée sans s'ouvrir. Si l'œdème ne s'ouvre pas, on trouve au bout de quelques

J. IIERICOURT ET CIL RICÏU:!.

jours tous les tissus infiltrés d'une sorte d'exsudat blanchâtre, librineux, trës consistant, qui tapisse les interstices museu* laires et qui s'élend quelquefois dans loule Tétenduê de labdonien. Dans le cas de guérisoUi cet exsudât se résorbe, et finît par ne plus former qu'une petite tumeur contenant du pus; tumeur bien limitée qui persiste ainsi en s'induraut de plus en plus, même pendant plusieurs mois, sans s'ou\Tir.

Quelquerois rœdeme s'ouvre et produit alors une large plaie qui suppure.

Injecté dans la chambre antérieure de FomI, le Staph/lo- €Q€cm jnjosfj}tici(x \\vù\\\xvi une violente inflammation, et l'œil est perdu au bout de ving^quatre heures.

B. Fièvre. — La fièvre, mesurée par la température des lapins inoculés, est très variable. Elle indique lélat de virulence du Stapbylococfus pyosf'ptlfits:, Quoiqu'il soit nécessaire, en pareille matière, de n'user des moj-ennes quavec réserve, nous donnerons cependant d'abord la moyenne de nos observations, portant sur 238 mensurations thermométriques.

Nous avons divisé nos chitTres en trois groupes, selon que les lapins sont morts en moins de quarante-huit heures {V groupe), au bout do douze jours (2' groupe), ou selon qu'ils auront survécu (3" groupe).

Lapins morts avant 48 heares.

NOMBRE

TtiPÉunir

WOtCMM:.

îUfÉitiniii

ÎEIPÈRÉTlili

Ml.MXt'M,

•^t ili'siitinini/v.

l" jour, de 1 h, à 7 h. api*ès riiioculiitîon , ,

2» jour, de 20 h.

à HO h. apirs riuoeultition* .

XLU

UN MICROBE PYOGÈNE ET SEPTIQUE. 271

Ijapins ayant vécu moins. de 122 Jours et plus de 2 Jours.

NOMIJRE

TIIPiliTUII

niPÉIATCll

TUPillTTII

ÉCAHT.S

b'OBSERVA-

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