‹ Physiologie v.3, 1895Chapitre 77 sur 151 · I ..OITIB · texte numérisé non relu

I ..OITIB

LAI» IN TKMOIN

X iHMl IKS.

10 heures au mo-

digi^».

àtfiTé:

degrés.

ment «io l'ino-

culation . . .

1 heure ....

J. HliHlCOUttT ET CAL HICHET.

te lapin à X gouLles meuri vers 7 heure» du soir* L*infedion a été telle qu'il n'a jamais eu d'iiyperthermie. Son nerlème est énorme et on en peut extraire une grande rjuantîté cte liquide.

Les deux autres lapins témoins nieurenl; celui qui a reçu une i?outle dans rœil. le 2 septembre à midi, l'autre le i** septembre à 3 heures arec un énorme œdème. Le lapin vacciné survit, sans œdème, sans tumeur, sans fièvre.

ËXPÉHIENCF. IlL

Le 23 Juillet, nous inoculons td lapins entre iÛ et 11 heures du maltQ avec î> gouttes de culture de StaphjhctKcus pyoaepttcus.

Sur ces lî) lapins, 3 étaient des témoins, !6 étaient des lapins vaccinés.

Les ;i témoins sont morts; le f' en 20 heures, le 2*" en 3 jours, le 3* après 4 joui*s.

Sur les 16 vaccinés, 12 ont survécu, 4 sont morts; 2 en 20 heures, i en 26 heures, 1 en 40 heures.

Par conséquent, la mortalité, qui est de 100 p. 100 pour les témoins, a été de 25 p, 100 pour les vaccioës. Mais ce chilîre brut, relatif à la mortalité des vaccinés, ne signifie pas qu'on ne puisse, avec la vaccination, alteindre une immunité beaucoup plus grande. En eiïet, désireux de rechercher les effets de la vaccination, nous avons varié les procédés mis en usage, do même que les dates auxquelles les vaccinations ont été pratiquées.

11 faut donc admettre qu'une partie de nos vaccinations étaient insuffisantes, et, de fait, sur les 4 lapins qui sont morts, 3 avaient été vaccinés une fois, tandis que, parmi les lapins qui ont survécu^ 4 avaient été vaccinés plusieurs fois.

La quantité de dose vaccinale est aussi très importante. D^abord la dose peut être insuffisante. Ainsi, un lapin qui avait reçu aotérieurement une iioutte de culture peu active n*a pas été protégé; tandis qu'im autre lapin qui avait reçu, le même jour, IV gouttes de la même culture, a été protégé.

In autre lapin, qui avait reçu le 11 juillet nue |j;outte de culture, n'a pas résisté à rinoctilatioti du ilî^ juillet, alors iju^un autre lapin, qui avait reçu lll gouttes le 1 1 juillet, a résisté à rinoculation du 23.

UN MICROBE PYOGÈNE ET SEPTIQUE. 285

Quant à la mort des deux autres lapins vaccinés, elle peut s'expliquer par la proximité trop grande entre la vaccination et rinoculation. Un des lapins vaccinés est mort avec une largo plaie abdominale due aux précédentes vaccinations. Un autre lapin, qui avait été vacciné le 16 juillet, est mort do rinoculation du 23.

Cela prouve en somme — et c'est presque une naïveté que de le dire — que les vaccinations ne doivent être ni trop faibles ni trop fortes. Trop faibles, elles sont insuffisantes; trop fortes, elles laissent Tanimal malade, incapable de résister à TefTet d'une inoculation nouvelle.

Los offels de la vaccination portent aussi sur la fièvre, et si alors nous divisons nos expériences on plusieurs groupes suivant le nombre et l'époque des vaccinations, on verra cette influence bien accentuée pour les températures des animaux en expérience dans les soirées du 23 et du 24 juillet.

Lapins lëmoins tO,8'»

Lapins vaccinés du 22 juin au t2 juillet. . 40,80

— — du 16 juillet H,20

— — «lu 20 juillet 41,80

— — 2 fois 40,20

Ces chiffres sont bien importants : ils nous prouvent :

1° Que les lapins témoins qui doivent mourir ont déjà un commencement d'hypothermie qui diminue leur fièvre;

2° Que les lapins bien vaccinés n'ont pas de fièvre;

S'' Que les lapins vaccinés il y a peu de temps ont d'autant plus de fièvre que l'inoculation est plus rapprochée de la vaccination.

Il y a donc deux degrés dans la vaccination : un degré qu{ n'empêche pas la fièvre (et même dans lequel la fièvre est plus forte que pour les lapins témoins présentant déjà de Thypothermiej ; et un degré de vaccination où la fièvre est nulle.

J. lîEaiCOURT ET CH. RI H H ET.

Expérience ÎV,

Le 6 août ÎHSB^ on inocule ^ lapins ; 2 témoins^ 3 vaccinés. Les 2 Lémoins avec 2 et 4 gouttes, les 3 vaœiiiés avec 8 gouttes* Les 2 lénioms meureat les 3 vaccinés suiTÎvent.

EXPÉIUENGE V.

Le '20 (toAl 1888, on inocule 7 lapins; 3 iènioins avec : l/i et 3 gouttes, ïh rncuieiit tons les 3 le second jour, 4 vaccinés avec 10 gouttes, 1 se al meurt le i»econd jour.

EipÉaiENCfi VL

Le 1 à mais 18811; nous iDoculons i2 lapins vaccinés et 2 lapins témoins avec 3 gouttes de culture. Les 2 témoins meurent; les 12 autres survivent.

Nous pourrions multiplier les détails relatifs, soit aux dimeosionsdes tumeurs au Heu d'inoculation, soit à la fièvre, soit an poids; mais il nous suffu^i ici de dire que les effets de la vaccination portent sur tous les éléments patho^éûîques et, peut-être^ sur les dimensions de la tumeur œdémateuse plus que sur tout le reste.

Quant aux procédés de vaecinatîon employés, ce sont les procédés classiques, c/est*à-dire Finoculation d'une culture atténuée par divers moyens, f(ui nous ont paru tous efficaces, La longue durée d'une culture atténue la virulence; maia même, au bout de 4 ou 5 jours, il y a déjà une allénualion manifeste. On peut employer encore la culture à une lempéralure élevée, à ï2" par exemple, ou réchauirement pendant quelques heures k 45*^,

Il nous a semblé aussi que Tinoculation d'une cullure stérilisée par la chaleur, à dose assez forte, conférait Timmunilé vaccinale. Mais nos recherches n'ont pas porté sur ce point.

Evidemment, cette étude sur la vaccination serait insuffisante s'il sagissail, comme pour le charbon et la rage, de rendre nos vaccinations pratiques; mais tel n*étail pas notre but : pour le Slaphtjlovocvus pyoseptifKS^ qui n'est probablement pas répandu, il n'y a aucun intérêt à rendre les vacci-

UN MICROBE PYOGÈNE ET SEPTIQUE. 287

nations toujours efficaces et inofTensives. Il suffit d'avoir établi qu'elle existe, ce qui nous parait maintenant tout à fait «lémontré.

Quant aux effets de la transfusion du sang de chien sur les lapins inoculés avec le Staphylococcm pi/osepticnsy nous montrerons que cette transfusion atténue d'une manière tout à fait imprévue les phénomènes pathologiques locaux ou généraux.

Conclusions.

De ces faits se dégagent quelques conclusions générales :

A. — La production d'un œdème énorme chez le lapin est le caractère différentiel fondamental qui sépare le Staplif/locof'cus pyospptictis du Slaphylococcns pijogenes albus;

B. — La virulence du Staphylococcas pt/osepticus est maximum au second jour de culture; elle dépend de la température (èiS**) et de la composition chimique du liquide dans lequel il est cultivé;

C. — Le Staphylococcus pyosepticus peut, même à dose très faible, provoquer rapidement des phénomènes septiques;

I). — Sa virulence est très variable et elle comporte une rapide atténuation ;

E. — Si le Staphylococcus pyosepticus est très virulent, rhypothermie (chez le lapin) survient presque dès le début, et la mort arrive en moins de 24 heures;

F. — S'il est modérément virulent, il y a une hypothermie très forte (de 41 à 42°), et la mort survient en 2, 3 ou 4 jours;

G. — Dans le cas d'infection plus lente, la mort survient presque fatalement quand le lapin a perdu 20 p. 100 de son poids;

H. — Au lieu d'inoculation, le Staphylococcus pyosepticus s'atténue rapidement, si bien qu'au bout de quelques heures il ne s y trouve plus de microbes virulents;

288 J. HËRIGOUKT ET CH. RIGHET.

1. — Les faibles doses semblent être, non seulement aussi toxiques que les fortes doses, mais même plus toxiques ;

J. — Le Staphylococcus pyoseplicus tue les cobayes et les pigeons, mais il ne tue pas les chiens;

K. — Inoculé sous la peau des chiens, il produit un abcès phlegmoneux, mais il n'a d'autres effets généraux qu'un peu de lièvre ;

L. — L'inoculation préalable d'une culture de Staphylococcus pyosepticua atténuée par la durée ou la chaleur confère la vaccination ;

M. — Il y a une période de quelques jours qui suit l'inoculation du virus atténué ; période pendant laquelle on observe des effets cumulatifs, ngn dos effets d'atténuation;

N. — A un premier degré de vaccination, il y a fièvre forte et a?dème modéré avec survie de l'animal; cette lièvre est même plus forte que la fièvre qui s'observe chez les lapins non vaccinés, où il y a, presque dès le début, de Thypothormie qui masque la fièvre ;

0. — A un degré de vaccination plus complète, il n y a ni fièvre ni œdème.

Page 1