S06 TENSION DIS TISSUS
santé qa'exerce la moelle da cOté concave sur le bois et Técorce, beaucoup plus forte que du cOté convexe.
Je crois en avoir dit assez pour aider à rintelligence de ces phénomènes ; pooT plus de détails je renvoie au mémoire d'Uo&neister.
§ 124. Coarbura résultant du relâchement du tissu éreclile. Ces phénomènes n'ont été étadiés avec soin qne sur les organes de moavement des feuilles de Mimosa pudica, et les recherches ne sont même bien complètes qae pour les pétioles priDCipaox ; ce n'est donc qu'occasionnellement qae dan& ce qui va suivre je parlerai des pétiotutes et des folioles :
Lorsque avec un couteau bien tranchant, on sépare de la tige, la base du coussinet sensitif d'un pétiole, il sort des faisceaux fibro-vasculaires une grosse goutte d'un liquide, transparent; elle se renouvelle plusieurs fois lorsqu'on l'enlève & mesore. Si l'on sépare le tissu érectile d'un coussinet en quatre lanières, de façon que les faisceaux âbro-vasculaires restent isolés au milieu, et si pour empêcher la déperdition de liquide on plonge le toat dans l'eau, les quatre lanières de tissu érectile s'allongent de V. à '/* et dépassent le faisceau anle. Dans l'organe intact, il devait donc y avoir une très-forte tension entre le cylindre creox de tissu érectile et les faisceaux fibro-vasculaires qui le remplissent. On peut aussi remarquer sur la même préparation, que les quatre lanières, formées chacune de l'épiderme * et du tissu érectile ne se recourbent pas du tout en ' dehors mais au contraire un peu en dedans^ La résistance de l'épiderme est donc excessivement faible et c'est près de la périphérie que se rencontre le maximum d'activité du tissu érectile. Dans l'intérieur de ces coussinets, la tension existe donc exclusivement entre le parenchyme et le faisceau central; on le voit clairement lorsqn'après avoir enlevé les deux lanières latérales de tissu érectile, on coupe longitadinalemeat en deux la portion restante du coussinet; on obtient ainsi deux parties, composées chacune à l'extérieur d'épidenne, au centre de tissu érectile et à l'intérieur de faisceaux fibro-vas:ulaires; dles se recourbent nettement en dedans surtout si on les plonge dans l'eau. Dans l'organe intact, la tension est donc telle que la moitié supérieure du tissu érectile tend à tourner la concavité du faisceau central en bas et la moitié inférieure en haut; tant que l'équilibre n'est pas détruit, rien ne se manifeste et tes for-
' L'épiderme est formé de très-petites cellnles dont les parois sont à peine plus ép&isses que celles du parenchjnne.
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