THEORIE MECANIQUE DES MOUVEMENTS, ETC
ces n'agissent pas ; mais aossitdt qn'il l'est, l'oigane se courbera '. liorsqne, dans l'expérience précédente, le faisceau axile a été coupé bien exactement dans son centre, le lambeau supérieur se recoorbe beaucoup plus que l'ioférieur qui reste parfois complètement droit ; dans l'eau cette différence déparait et les deux lanières se recourbent en demi-cercle. Ainsi le tissn érectite de la moitié inférieure du coussinet perd plus facilement son eaa, que celui de la moitié supérieure; mais il peut facilement absorber assez d'eau pour r^agner sa turgescence*.
Un ébranlement faible appliqué à la face supérieure de l'oi^ane intact reste sans effet; appliqué à la face inférieure, il fait courber tout le pétiole en bas; celle-ci n'a donc plus Wforce de faire équilibre à la face supérieure. Gela peut prorenir d'une augmentation de la tension dans la moitié supérieure, ou d'une dimination dans la moitié inférieure. Brûcke a montré que c'est la dernière hypotbèse qui est la vraie; la tension générale de l'organe diminue; c'est surtout le côté inférieur qui se détend; cela ne peut provenir que dn déplacement d'une partie de l'eau qui y est contenue. Au bout de 5 à 10 min. le pétiole laissé à lui-même se relève, le coussinet en absorbant de l'eau se raffermit. Ainsi la moitié inférieure est formée d'un tissu qui peut absorber assez de liquide pour &ire équilibre à la moitié supérieure et même pour la relever; mais il suffit d'un ébranlement très-faible pour lui faire perdre une partie de son eau et la ramollir. Il n'y a de différence entre les deux moitiés que dans la force avec laquelle elles retiennent une partie de l'eau qu'elles ont absorbée.
Si l'on cherche k comprendre où va l'eau qui sort du corps érectile lorsqu'on l'irrite et qu'il se détend, on se trouve en face de deux hypothèses ; l'eau chassée de la moitié inférieure du tissu érectile p^se dans la moitié supérieure, ou bien sortant entièrement de l'organe, elle se répand dans les parties voisines. La première de ces hypothèses est évidemment fausse ; la seconde parait assez vraisemblable. Si l'eau qui sort du corps érectile inférieur passait dans le supérieur, celoi-cî gagnerait exactement ce que l'autre perd, et la tension générale ne changerait pas ; tel n'est point te cas ; nous l'a- Tons TU, l'oi^ane irrité se détend en même temps qu'il s'abaisse ; la
' Lindsay a déjà montré ea 1790 que lorsqu'on eulère la moitié supérieure du conBsinet, le pétiole se relève ; si c'est la moitié inférieure, il s'abaisse.
* Les ceUiJes de la moitié supérieure ont les parois beaucoup plus épaisses que celles de la moitié inférieure.