SS2 TIMSION DES TISSUS
tabilité des conches passiTes înférieores augmente, poisqae, lorsqu'on les a séparées, elles se troDTent en réalité on pea pins Iongnes que les concbra passives snpérienres (comme dans les coorbores héliotropes). Cette idée m'a beanconp sédmt parce qa'^e s'accorde mieux arec la seule explication que je puisse donner de l'action de la pesanteur sur la tension des tissas, elle s'accorde, dis-je, mieux que l'hypothèse de la diminution de l'élasticité '•
Des entre-nœuds ou des pétioles bien droits forent placés horizontalement sur du sable humide dont ils étaient recoarerts k leur base; pour écarter tonte iuSuence de la lumière et pour nuùntaûr l'air humide, je recouvrais le toat d'une botte en bois à parois épaisses dont les bords pénétraient dans le sable ; la température était de 18 à 20'>G.; et l'expérience continuait jusqu'à ce que je commençasse à apercevoir une courbure :
ï. Nicotiana tabacum : i entre-nœads.
Longueur primitive = 127,3 milL
> au bout de 24 heures = 130,0 >
Courbure initiale = 0
> au bout de 24 heures = 33*
GooDhea iaolMa ia la partie ooorbte. haagaear DifiSraies
a. Couche passive de la fiwe supérieure. = 128,0
b. Lambeau supérieur de la moelle
c. > moyen de la moelle . .
d. » inférieur de la moelle
e. Couche passive de la face inférieure.
La moelle, avant d'être séparée tai plusieurs morceaux, avait été dépouillée de toutes ses enveloppes, et aussitôt elle s'était complètement redressée; la courbure ne provenait doue pas, ainsi que Hofmeister Ta bien vu, d'une différence dans le pouvoir d'expansion du côté supérieur et inférieur de la moelle ; mais elle n'était pas non plus uniquement causée par une augmentation dans la dilatabilité des couches passives inférieures; celles-ci, s'étant sensiblonent allongées, donnaient plus de jeu au pouvoir d'expansion de la moelle.
' Le pea de temps qni me restait lorsque j'ai commencé à envisager sértensemeut cette idée, m'a empëdié de iiiire autant d'observations que je l'aurais Tonk. J'ai mesnré les arcs, dans les cas d'héliotropisme, approumatâvement parce qu'ils étaient trop irrégoliers pour en îiita des arcs de cercle.
DigizedtyGOOgle
THÉORIE HÉCANlOmS DBS HOaVEHKNTB, ETC. S83
Nos mesores ne sont pas d'une certitade snfSsante pour me permettre de décider si réellement il y a en augmentation dans la dilatabilité des couches passives inférienres.
Le parenchyme érectile (moelle) a ansEd une tendance à s'allonger tm pen pins du côté de sa face inférieure ; dans la tige de Nicotiana dont j'ai déjà parlé, la moelle se redressa complètement lorsqu'elle iîit dépouillée de ses enveloppes ; mais dans le cas suivant, une autre tige qui n'était restée que 18 heures horizontale et s'était à peine relevée, fournit mie moelle qui dépouillée aussi de ses enveloppes offrait encore une courbure appréciable.
n. Nkotiaawi tabacum : plusieurs eutre-nœuds. E^rience de 18 heures.
Longueur du fragment intact. = 127,5 milL
> des couches passives supérieures. . = 124,5 >
> de la moelle = 130,0 >
> des couches passives inférieures . . = 129,0 > Différence de longueur entre les couches passives supérieures et inférieures = 4,5 >
Différence de longueur entre la couche passive supérieure et h. moelle = 5,5 >
Différence de longueur entre la couche passive inférieure et la moelle = 1,0 >
Courbure du fragment intact = 48* concavité en haut.
» de la moelle entière = 36' >
> de la moitié supérieure de la moelle. = 86' > *
> de la moitié inférieure de la moelle. = 35° concavité en bas.
Les conrbarœ exécutées en sens inverse par les deux moitiés de la moelle montrent que cet organe était le siège d'une certaine tension; la portion axile était trop longue pour les couches périphériques ; mais la tension était beaucoup plus faible dans la moitié inférieure dont les couches périphériques s'étaient allongées. En tenant compte des mesures indiquées an § 121, on reconnaît que dans une tige de tabac perpendiculaire l'écorce est trop courte pour le bois, celui-ci trop court pour les couches périphériques de la moelle, et celles-ci à leur tour trop courtes pour le cylindre axile. Tant que la tige reste perpendiculaire, ces tensions ^^ement distribuées autour de Taxe s'annulent; mais dès qu'elle est horizontale, l'équilibre se rompt, chaque couche s'allonge plus que celle qui est placée immédiatement au-dessus d'elle; la tension diminue ainsi depuis la coudie inférieure à l'axe et augmente de l'axe & la couche
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534 TENftlON DES TISSUS.
aapérienre de l'écorce'. Ces doimées aideront & comprendre les deriz obseirationB saivaDtes :
QI. Pétiole de Bheum undidatum.
Longueur initiaie = 256,5 miU.
> après 24 heures d'expérience. . . . = 257,6 > Conrbore initiale = nulle
> dupétioleaprè3 24h. d'e^rience. = 51° coQcaTe en haut.
> de la moitié supérieure de la moelle
débarrassée de l'épiderme = 280* concave en haut.
Courhure de la moitié inférieure de la moelle débarrassée de l'épiderme = 95° concave en bas.
Longuear dn ocmohM iaolist. DifféMDcw.
Épiderme foce supérieure = 252,0 mill. ) , (. , .,,
Moelle partie supérieure = 258,6 > ii-^»™"-
> partie axile = 263,5 > 1 T o's
> partie inférieure = 266,0 > ) ^ «
Épiderme ôice inférieure = 259,0 » ) *.u >
Admettant qn'avant rexpérience, les deux côtés An pétiole étaient de même longaenr, l'épiderme de la face inférieure s'est, en 24 h. de station horizontale, allongé de 7 mill. de plus que celui de la face supérieure ; la portion inférieu-e de la moelle s'est accrue de 7,5 mïlL de plus que la portion supérieure.
IV. Pétiole de Gucurhita Pepo ; après 24 heures de séjonr sur le sable humide, il s'était un peu relevé ; je déterminai d'abord la courbure ; ensuite au moyen de 4 coupes longitudinales (le pétiole est creux) je le séparai en 4 parties, deux latérales, une supérieure concave et une inférieure convexe; la courbure de la première augmenta notablement ; la seconde se redressa et même se courba dans l'autre sens. Après avoir déterminé les courbures, je séparai dans chacun des deux morceaux l'épiderme, du parendiyme et mesurai la longueur des quatre tambeanx ainsi obtenus :
Courbure du pétiole au bout de 24 heures . . = 41' concave en haut.
> de la partie aupér. (épid. parrach.) = 215' >
> de la partie inSér. > = 150° ccmcave en bas.
' Cette loi B'appliqne également bien h la tension dee tisana dans les conrbores héHotropiqnes, ponrrn qne l'on remplace le mot < inférieur > par cdté le moins édairé, et « Bi^>érieiir > par cOté le pins édiûrë.
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TBÊORIS MÉCANIQDE DES HOUTBilEHTS, ETC. 53S
Longneor des lambeaux iaolta. DiSïnacai,
Epiderme face supérieure = 162,5 mill. j + 5,5 mill.
Moelle (avec des faiscfibr-vascol.) part. sup. = 168,0 > ii =0 .
» part. inf. = 173,3 > i "^ ' Epiderme fiu:e inférieure = 169,0 > { — *i3 *
L'idée que la courbure d'un orçane horizontal qui se relève est dne à on alloDgement plus considérable des couches inférieures et non pas à une augmentatiou de leur dilatabilité, donne on nouveau poids à l'explication que j'ai donnée au § 32 de l'effet de la pesanteur sur la tension des tissns. Ainsi que je l'ai dit alors, je crois que l'eau contenue dans les différents tissus d'un rameau peut, malgré les forces d'endosmose et d'adhésion auxl|uelles elle est soumise, être considérée comme use colonne continue qui, par conséquent, exerce snrelle-méme une pression proportionnelle à sa hauteur. Ainsi, l'eau contenue dans les différentes parties d'un organe horizontal sera soumise à, une pression d'autant plus énergique que la couche à laquelle elle appartient est plus profonde. Cette pression s'exerce perpendiculairement ; elle tendra à faire pénétrer des molécules aqueuses dans les interstices moléculaires, et y réussira d'autant mieux que la couche sur laquelle elle agit est plus éloignée de l'épiderme supérieur. Les forces qui retiennent l'eau dans les différentes couches du tissu, s'accroîtront du poids de la colonne liquide qui est au-dessus d'elles.
Au début, le poids de l'eau qui se fait sentir sur une membrane horizontale n'écartera les molécules de cellulose, les unes des antres que d'une quantité infinitésimale ; mais cela suffira pour faciliter la précipitation de nouvelles molécules solides dans la membrane. Sous l'influence de cette croissance par intussusception, les parties constituantes de la membrane entrent dans un nouvel état d'équilibre moléculaire ; la pression de l'eau continuant toiyours, la même série de phénomènes recommence. Ces différentes phases seront parcourues d'autant plus vite, que la membrane se trouvera plus près de la face inférieure de l'oigane, et que le poids de l'eau sera ainsi plus considérable. Cette hypothèse explique tout ce que nous avons décrit de la tension des tissus dans les organes horizontaux qui se relèvent; elle aide aussi à comprendre pourquoi la moelle isolée se redresse d'abord complètement et plus tard conserve une certaine coorbura
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