TENSION DES TISSUS
sance des membranes; il en est donc probablement de même dans les organes plnricellnlaîres.
C'est dans la belle monographie de Mohl, < Ueber den Bau and dàs WindenderBankeniuidSchlmgpfianzen,> 1827,quese rencontre presque tout ce que nous connaissons des relations des plantes avec leurs supports ; du rapport du contact de celui-ci, avec un ébranlement mécanique; de la dorée nécessaire de cette influence, etc. Je renvoie à cet ouvrage pour tont ce qui concerne les différentes complications apparentes de ces mouvements ; pourquoi par exemple la courbure concave est-elle accompagnée d'une courbure latérale de manière que l'organe s'enroule en spinile et non en cercle ? Quelle est l'influence de la lumière, de la forme du support sur l'enroulement des tiges ? etc. ; je ne m'occuperai ici que des deux questions les plus importante : la tension des tissus dans la partie concave de la tige, et le mode d'action du contact du support ; mais il faudra encore des recherches nombreuses et approfondies avant qu'on puisse y répondre *. On s'est étendu avec beaucoup de complaisance sur l'analogie de l'enroulement des vrilles et des tiges volubiles avec les mouvements des pétioles de Mimosa; je crois que cette analogie n'est qu'apparente, les conditions mécaniques étant manifestement (Mérentes dans les deux cas. Une articulation de Mimosa se rel&che après l'irritation, la tension diminue dans sa partie inférieure ; chez les vrilles, au contraire, c'est du cftté appliqué contre le support que la tension est la plus forte. La tension existe chez les Mimosa surtout entre le corps érectîle et le fiiisceau fibreux central, et dans les vrilles entre le corps érectile et l'épidenne. Enfin chez les Mimosa, la moitié inférieure devient concave parce qu'en se ramollissant, elle est comprimée par la moitié supérieure ; chez les vrilles au contraire c'est le côté convexe qui est passivement entraîné par le c&té concave. Les articulations de Mimosa commencent à être sensidves avant leur entier développement et gardent cette propriété jusqu'à la mort de la feuille; les vrilles au contraire et les tiges volubiles ne sont irritables que i>endant une phase Umitée de leur existence. Il ; a enfin une difféi-ence marquée entre les deux classes d'organes dans leurs relations avec la lumière : les tissus des Mimosa n'acquièrent leur état d'équihhre instable que sous l'influence d'une lumière suffisamment intense; Us doivent être dans l'état phototonique ; les feuilles étiolées ou rigides (dunkelstarre) ne sont plus sensitives. Mohl, au contraire, a montré que les vrilles et les entre-nœuds étiolés s'enroulent autour de leur support; j'ai observé cela sur les vrilles de Gucurbita et de Bryonia ' et sur les entre-nœuds volubiles de Phaseolus et d'Ipomaea*; l'état moléculaire des tissus qui rend l'irritabilité possible est donc tout à fait indépendant de la lumière; il nY a pas à faire de distinction entre les états phototoniqne et rigide, et MobI a d^à remarqué l'indifférence héliotrope dans ces
' Le tr&TKïl d'Asa Gray (Proceed. Americ. Acad. of aclence et Edinb. new philos, jonnud, 18E91 ne m'est conan qae par eztruts, maia il ne me semble jeter ancan jour nouvean sur cea denz points.
* Sachs, fiot. Zetttmg, 1863, Beilage, p. 12.
■ Ibid., 1866, p. 119, conf. S 15.
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