‹ Physiologie végétaleChapitre 26 sur 121 · DES DOMMAGES SOUFFERTS PAR LES PLANTA, ETC · texte numérisé non relu

DES DOMMAGES SOUFFERTS PAR LES PLANTA, ETC

subitement abai^ée. D'après Bierkander ', le Cucumis sativus et Melo, Gucurbita Pepo, Impatiens Balsamina, Mirabilis longiflora, Ocymum basilicom, Portulacca oleracea, Solanum tuberosum gèleot déjà entre -f 2° et + 1* C. Goppert • plaça des plantes tropicales de structure diverae dans un lieu abrité du yeat où, du 9 au 14 décembre, la température se maintint constamment entre + 1° et -|- 3° C. ; le 10 décembre, au matin, les feuilles de VHeliotropium peruvianum, du Gloxinia maculata, etc. étaient déjà marquées de taches noires ; peu à peu elles s'enroulèrent sur ellesmêmes et tombèrent deux jours après. Les taches ne furent visibles sur les feuilles plus résistantes de Bixa Orellana, Cassia emarginata, Coffea arabica, etc. que le 11 et le 12 décembre : sur celles de Ficus nitida, Borassas Ûabelliformis, le 14 seulement et à un degré très-^ible : le Polypodium aureum et six espèces de Cactus ne souffrirent pas du tout. L'hypothèse du refroidissement par rayonnement semble être mise de côté par les expériences d'Hardy ', qui essaya sans succès d'abriter les plantes : 56 espèces tropicales, la plupart des individus âgés d'un an, furent mises en plein air : à -j- 5° (C. ?) périrent déjà lllymenfea curbaril, Bauhinia anatomica, Desmodîum nmbellatum, etc. ; à -f- 3% Acacia stipularis, Bixa orellana, Bombax malabarica, etc.; à -j- 1°, Tamarindus indica, Acacia nilotica, Sapindus saponaria, etc.

Mort causée par la transformation de la sève e» ^aee et sa fusion svbséquetOe '. L'augmentation de volume de l'eau qui devient glace exige que û surface de la membrane cellulaire s'agrancÛsse de '/,„ ce qu'elle peut parfoitement faire, surtout si, comme c'est souvent le cas, les cellules ne contiennent pas avant le gel leur maximum de sève '.

Nœgeli i*emarque, avec beaucoup de justesse, que la non-existence de déchirures dans les membranes est prouvée par les propriétés endosmotiqaes des cellules gelées, mais non pomt par le fait qu'on ne les a jamais vues ; il a observé sur des cellules gelées de Spirogyra orthospira que l'utricule primordial était contracté ; son contenu n'ofà'ait plus d'arrangement régulier; les cellules avaient perdu leur turgescence, une partie de la sève s'étant échappée. Dans la glycérine, elles furent complètement vidées par exosmose, ce qui n'aurait pas pu avoir heu s'il y avait eu des fentes. Mais la Ipreuve la plus positive contre l'ancienne Ûiéorie du déchirement des cellules est bien certainement dans le fait que la même plante peut tel jour geler et dégeler sans être endommagée, tandis qu'une autre fois, dans des circonstances analogues, un dégel plus rapide amènera la mort. Si la congélation déchirait les cellules, il est évident que tout organe une fois gelé serait toujours irrévocablement perdu. Dans les pays très-froids, comme ]& Sibérie, la Scandinavie, le Gronland, le Labrador, etc., la sève de tontes les plantes vivaces est gelée pendant plusieui-s

' Gâppert, W&rmeeiitwick. p. 124.

■ Bot. Zeitg. 1854, p. 202.

* Toi donné ns exposé complet des faits, accompagné de critique bibbographique dana le joarnal: Die landwirthschaftUcheu Versnchstationen, U, 167.

' ïfftgeli, SitEongBberichte der k. baier. Acad. der Wiss. zu HOncheD, 1861 (Bot. Uittheil. p. 69).

Page 1