Î INFLUENCE DE L ELECTRICITE SUR LES PLANTES, ETC
tout ce qu'on peut tirer des matériaux existants : Gomme c'est le cas pour la lomière et la chaleor, l'influence électrique doit acquérir une ceriiaîne éoerpe avant que son effet soit visible; à on certain point, les oi:ganes deviennent rigides, pour reprendre plus tard leur sensibilité ordinaire ; une action un peu plus forte cause la mort de r oi^^e. Les inâuences électriques qu' on a fait agir jusqu'à présent étaient toujours prises en debors dn cours normal de la vie de la plante ; il était donc naturel qu'elles agissent constamment d'une manière désoi^nisante : il ressort, en effet, des observations de Jurgensen et de Scbultze que les courants électriques trop faibles pour amener la rigidité ralaitissent cependant toujours les mouvements dn protoplasma et des feuilles an lien de les accélérer comme le fait la chaleur dans de certaines limites. Cependant BrQcke et Etïhne ont observé, sons l'influence de certains courants, des modifications de forme dans le protoplasma des poils d'Urtica urenset quelques autres faits analogues, qu'on pourrait peut-être expliquer par une augmentation de la vitalité du protoplasma. Kab«ch dit avoir vu que les feuilles d'Hedysarum gyraus, immobiles audessous de 22» C, exécutent leurs oscillations très-r^ulièrement soasl'inâuence d'un faible courant d'induction. C'est le seul exemple positif d'une augmentation de la vitalité causée par l'influence électrique. Encore n'eat-U pas impossible de penser que la résistance des tissus au courant, était sufiSsante pour amener les organes à la température à laquelle ils efiiectuent leurs mouvements. L'électricité ne serait donc plus la cause directe du phénomène. Des recherches plus approfondies résoudront sans doute ces questions.
L'effet appréciable d'un choc électrique sur le protoplasma ou les oi^anes sensitils est, en général, le même que celui d'un ébranlement mécanique. Le courant du protoplasma est ralenti ou même momentanément arrêté comme par un coup ou une pression. D'après les travaux parvenus à ma connaissance, je crois pouvoir af&nner que les mouvements exécutés par les feuilles de Mimosa, les étamines de Centaurea Scabiosa, de Berberis, de Mahonia, le gynostème de Styhdium, sons l'influence de chocs électriques, ont la même direction que ceux qui ont pour cause un simple ébranlement Comme les neris et les muscles des corps animaux, les tissus végétaux semblent être moins affectés par la tension de l'électricité statique et par les courants constants que par les variations dans l'intensité de ces derniers '.
' Knhne, Kalisrli, Becquerel.
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