PRINCIPES NUTRITIFS
ClIAlMTitK r.lNuriKMH Les principes nutritifs des plantes.
a. béBffalilés.
I 34. Des diflërentes substances qui entrent dans l'économie des plantes, les unes y jouent simplement le r61e de matières plastiques soumises à l'inâuence des forces de la Tie v^étale et des agents extérieurs ; les autres agissent elles-mêmes comme porteurs et producteurs des forces qui, dans l'intérieur de la plante, concourent avec la lumière, la chaleur, etc. à l'accomplissement des fonctions vitales.
Les principes nutritifs ne sont donc pas seulement, comme le pensaient les anciens physiologistes, des matériaux passifs transformés par les forces de la végétation; chaque atome, en pénétrant dans une cellule, y apporte une somme de forces qui lui sont inhérentes, et les met bientôt en activité. Si l'on peut dire, d'an côté, que toute particule de substance, en pénétrant dans une cellule, se soumet aux conditions qui y régnent, il n'est pas moins certain, d'un autre côté, que l'état intérieur de chaque cellule est modifié par l'entrée d'une nouvelle molécule. Cela est vrai surtout, mais pas exclusivement, des affinités chimiques ; tout équilibre des forces dans une cellule sera inévitablement détruit par l'entrée d'un nouvel
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atome. A ce point de vue, l'étude de l'induence des ageuts extérieurs sur la plante comprend aussi celle des principes nutritifs, et cette dernière devrait être retranchée du champ de la physiologie à tout aussi hon droit que l'étude du râle de la lumière et de la pe- . santeur par ceux qui veulent limiter cette science aux phénomènes purement intérieurs.
De même que dans l'étude des inttuences de la lumière on se pose à chaque instant la question : de quelle espèce de rayon s'agit-il? de même ici il faut déterminer lesquels des nombreux éléments du soi et de l'air jouent le rôle le plus important pour les plantes, et quel est l'effet spécial qu'il faut attribuer à chacun d'eux. La comparaison peut se poursuivre plus loin : de même que vraisemblablement aucune plante à chlorophylle ne peut vivre dans une lumière vraiment monochromatique, mais a besoin de l'influence complexe des différents rayons, de même aussi i! est évident qu'un nombre assez considérable des éléments chimiques doit agir à ta fois pour fournir les matériaux et les forces nécessaires à la vie de la plante. Mais ici se présente un nouveau côté de la question : les combinaisons de deux ou plusieurs éléments doivent mettre en actirité d'autres forces que leurs parties constitutives, prises isolément. Il ne suffit donc pas de chercher de quels éléments la plante a besoin, il faut encore se demander sous quelles combinaisons ils doivent se présenter pour lui être utiles. En revanche, il est parfaitement inutile de savoir d'où la plante les tire, et, pour te moment, nous nous bornons à supposer qu'elle les a constamment à sa portée.
Une esquisse lii»torique du iléveloi)i>enieiit giaduel de l'étude de la nutrition cliez les plantes serait fort utiif. mais dépasserait les limites qui nous sont assignées ici. J'ai essayé un travail irnreil dans le journal : « Ans der Natur, » 1861, n" 1 et suivants. Les données les plus aucieimes se trouvent dans les ouvi-ages bien connus de Haies, de Bonnet, de Du Hamel, d'Ii^enhoiiz, de Sennebier : avec Th. de Saussui-e, cette partie de la science commence à revêtir sa forme actnelle ; le développement qu'elle a suivi depuis lors se trouve exposé dans le v Lelirbucli der Chimie fUr Landwirthe. » II, l" partie de Franz Scliulze.
§ 35, Quels éléments chimiques faut-il considérer comme principes Hulritifs? — Pour faire reposer nos observations sur un terrain solide, nous ne considérons comme principes nutritifs de la plante que les éléments qui sont absolument indispensables à l'accompUssement des fonctions de la vie végétale. De ce qu'une substance se rencontre toujours dans une ou plusieurs plantes, il ne s'ensuit pas nécessairement qu'elle joue un rôle important. Grâce à l'abondance
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