LES PRINUPES NUTRITIFS DES PLANTES
15 juin, trois plantes qui aTaient jusque-là vécu sous l'influence du fer et qui étaient trèa-v^nreuses (1 '/, pied de hauteur) furent transportées dans une solution qui ne contenait pas de ce métal, après que les racines eurent été très-soigneusement lavées dans l'eau distillée. Au bout de huit jours, on apercevait déjà des lignes d'un blanc jaun&tre sur les plus jeunes feuilles ; te 30 juin, toutes les feuilles étaient panachées ; les trois plantes paraissaient beaucoup moins bien portantes que celles qui absorbaient du fer, et elles évaporaient beaucoup moins d'eau. Les épis m&tes et femelles parurent plus tard et à de longs intervalles ; les essais de fécondation artificielle ne réussirent pas. Elles furent récoltées le 4 octobre; poids sec: 19.24 gr., 17,19 gr., 14,94 gr., un tiers à peine de ce que fournirent les plantes nourries constamment avec du fer.
Lorsque Knop ' écrivait : a La chlorose est due à différentes causes ; elle provient d'un trouble général dans la nutrition, et peut être occasionnée par un manque absolu de fer ; mais le rOle qu'on a attribué à ce métal dans la formation de la chlorophylle et par là dans la coloration des plantes, n'est sûrement pas exact, » U ne connaissait que bien incomplètement la littérature, ou bien il interprétait mal la question à résoudre. Ou bien Knop connaissait les travaux de Gris*, et alors il devait les réfuter avant d'émettre sa propre opinion, ou bien il ne les connaissait pas, et alors il a le tort de vouloir traiter un sujet dont il n'a pas étudié la littérature. Ce qu'il dit, 1. c, p. 101 : « Les plantes qui n'ont reçu du phosphate de fer que pendant la première période de leur existence, lorsque leurs racines n'avaient pas plus de 6 à 8 ponces de long (pendant quatre semaines environ), ont aussi bien prospéré que celles qui ont absorbé du phosphate jusqu'à la fin, n n'est compréhensible que si du fer était contenu comme impureté dans les mélanges nutritifs. Dans le cahier n" 9 du même journal, il dit encore (page 323) ; « C'est à tort qu'on a attribué au fer la propriété de rendre les plantes vertes. « La seule preuve qu'il donne à l'appui est que : « M. Woltf a cultivé cette année des plantes de maïs qui ont très-bien prospéré, bien qu'il ne leur donnât pas de fer. » H ne nous dit pas jusqu'à quel point les plantes se sont développées et quelles précautions on a prises pour assurer la pureté des solutions. La phrase (1. c, p. 323) : « J'ai de plus remarqué qu'on peut faire cesser la chlorose, aussi bien par les sels ammoniacaux que par l'acide phosphorîque libre, etc. » repose sur une connaissance incomplète des différentes causes du développement de la chlorophylle. Je connais fort bien l'aspect maladif des plantes qui ne reçoivent pas assez de nourriture azotée ou d'acide phosphorique, et je sais fort bien aussi qu'on peut les guérir au moyen de ces éléments, mais cela n'a rien à feire avec l'infiuence du fer. Il est évident que les grams de chlorophylle (formés du protoplasma et d'une matière colorante) ont besoin pour se développer de principes nutritife azotés et de phosphates ; il est bien connu que l'insuffisance de ces éléments arrête le développement de toute la plante et, en particulier, du
■ Dielaadw. Tersncbastat., 1863, cah. Xin, 103.
* Peudut les expériences de Riese je me suis asanré par moi-même, que les données de Qiis, BOT le verdissement des feuilles an moyen du fer appliqué à l'extériear. sont bien fondées.
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