LES ÉLÉMENTS DES CENDRES
protoplasma; naturellement, si la substance de ta chlorophylle ne se développe pas bien, les planta resteront d'un vert p&Ie; mais leur état n^aura aucun rapport avec la clilorose ; si l'on voulait désigner sous ce nom tous les cas où la chlorophylle est incomplètement développée, les plantes étiolées seraient aussi chlorosées. Pour la formation complète de la chlorophylle, diiTérentes choses sont nécessaires : 1) la matière courante; 2) une température convenable; 3) du fer; 4) une Imnière suffisante ; 5) la présence du protoplasma, matière première des grains. Maintenant le protoplasma se compose de carbone, d'azote, d'hydrogène, d'oxygène et de soufre ; de plus, il ne se développe qu'en présence de l'acide phosphorique. Ces six éléments sont donc nécessaires, et si l'un vient à manquer, la couleur verte des feuilles en soulfrir^ mais devra aussi pouvoir se rétablir si l'oraission est réparée à temps. Ainsi tombent d'eux-mêmes et les objections insignifiantes et les essais d'explication de Knop dans les lantiw. Versuchsstat. 1862, cah. 11, p. 135 et suiv.
§ 44. Le sodium a été, d'après quelques expérieuces de v^tatioo SOT le mais et le blé aoîr, retranché récemment de la liste des éléments indispensables; mais les preuves absolues manquent encore. Il est fort possible que, tout ea étant indispensable à aa grand nombre de plantes, une très-fiùble quantité soit suffisante ; il est si répandu à la surface de la terre (ainsi que l'ont montré les analyses spectrales), que la plante peut fort bien, pendant les expériences, en absorber quelque peu, lors même qu'on l'écarte soigneusèment des mélanges nutritifs. On n'aura de preuve convalDcante de son inutilité que lorsqu'on aura obtenu une plante dont les cendres n'en contiennent pas la moindre trace, bien qu'elle ait acquis des proportions considérables.
Je n'ai pas très-bien compris si la preuve dont je viens de parler avait été absolument fournie pour la plante que Nobbe éleva sans sodium ; en tous cas, il ne s'agit que de quantités très-faibles '. Quant & l'afËrmation de Knop (se rapportant à sa plante de mais de 50 grammes) que, dans ses expériences, le sodium ne s'est jamais conduit comme un des éléments indispensables à la création de la substance organique *, elle est, en tout cas, mal fondée, quand même il n'avait pas mis de sodium ; dans ses mélanges nutritif, la plante peut en avoir absorbé quelques traces. Stobmann*, qui est d'un avis opposé, demande ajuste titre que la preuve soit appuyée sur l'analyse exacte de la plante, que Knop n'a point faite. — D'après le prince de Salm-Horstmar, le sodium serait indispensable k la fructification du blé (1- c, p. 29).
§ 45. D'après les rechercbes approfondies de Nobbe et de Sie-
* Landw. Venuchutat., 1863, cah. XUI, 133.
• Ibid-, «h. H, 801,
' Agronomische Zeitung von Hamm, 1864, p. 325.
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