LB6 ÉLÉMENTS DES CEHDBES
cellules qui les portent seules le sout ; enân les poils de la face supérieure de la feuille de Delima rugûsa contiennent de petits modules de silice hérissés de pointes. — Lorsque l'épiderme est fortement silicifié, il n'est point rare que les cellules du mésophylle contiennent quelques traces de la même substance; les &isceaux àbro-vasculaires sout ailicifiés chez le Ficus sycomoruH, Fagus sylvatica, Quercua suber, Deutzia scabra, etc.; tous les organes élémentaires de la feuiUe chez le Theobroma cacao; le périderme chez la Boswellia papyrifera (Mohl) ; les couches extérieures de l'écorce chez le Fagus sylvatica, Carpinus betulus, Acer pseudo-platanus, toutes les Urticées et toutes les Artocarpées (Wicke, Bot. Zeitg. 1862, p. 76-79). D'après le même auteur les filaments corticaux fournissent toujours un squelette (lin, chanvre, Urtica dioïca, Phormiuni tenax, Agave americana) '. Mais la partie la plus importante du travail de Mohl re^irde la manière dont l'acide silicique arrive dans les membranes à squelette. D y a toujours et dans tous les cas un fond de cellulose dans laquelle il pénètre par infiltration, sans jamais former de couche spéciale. Les particules de silice qui forment le squelette font donc partie intégrante des molécules de la membrane; celle-ci conserve toi^ours sa flexibihté, son expansibilité, etc. ; loi^que la matière organique est détruite, l'épiderme s'enroule toujours sur sa face interne, preuve que la silice est surtout abondante dans les couches extérieures. D'après Mohl, les membranes siliceuses ont, sur la lumière polarisée, le même effet (après l'interposition d'une plaque de gyps) que les membranes cellulaii-es ordinaires. — L'acide silicique se rencontre aussi parfois dans l'intérieur des cellules; il affecte alors la forme d'mi nucléus assez semblable à un grain d'amidon, ou d'une masse granuleuse. Le plus souvent il remplit complètement l'intérieur de la cellule (groupes isolés de cellules dans la Licania crassifolia, Hirtella racemosa, etc.), à tel point que quelquefois il pénètre jusque dans les canaux des pores (Hirtella racemosa, DaviUa brasiliana). Auisi la silicification se rapproche par degrés de la pétrification véritable, et certaines parties des plantes vivantes se distinguent souvent à peine des fossiles siliceux. D'après Kriiger, certaines masses de tissus de l'écorce d'Hirtella silicea, finissent par former de véritables concrétions sicileuses ; Wicke y a trouvé 34 7» de cendres, qui contenaient 96,17 % de silice. J'ai déjà cherché à établir une comparaison entre la silicification des plantes vivantes et celle des plantes fossiles (Flora, 1862, p. 68, etc.). Voyez sur le squelette des diatomées et sa comparaison avec certains produits artificiels, un travail de Max Schultze (Verhandlungen des naturhist. Vereins der pr. Bheinlande und Westphalens, XX, 1-42; j'ai cité ce mémoire, Flora, 1863, p. 115).
I 47. Fort peu de chose était connu jusqu'à présent sur la présence de l'oxyde de zinc dans les plantes et ses rapports possibles avec les phénomènes physiolf^ques. M. Risse, qui s'est occupé de ce sujet pendant plusieurs anuées, a bien voulu me communiquer le résultat de ses recherches, que je transcris ici mot pour mot :
* < Uebet Yerkieselnag der SameDhaare. * Flora, 1363, p. 114.
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