GRAINS D AMIDON
s'eutoore d'une enveloppe sphériqne dense, séparée de la conche externe par une couche interstitielle ; la même chose peut se répéter plusieurs fois. H arrive, mais rarement, qu'au noyau dense se développe dans l'intérieur du noyau spougieux. Les couches ainsi produites s'accroissent en surface et en épaisseur et se divisent; an milieu des couches interstitielles, il s'en forme une dense et au milieu des couches denses une interstitielle. La croissance est souvent plus forte d'un côté du gram, les couches s'y épaississent plus rapidement et s'y partagent plus souvent ; il arrive ainsi que la même couche concentrique reste simple du côté du petit rayon, tandis qu'elle se multiplie du côté du grand.
Lorsque le noyau spongieux est lenticulaire, les couches qui se développent à sa suite le sont aussi, et tout le grain prend cette forme. Les grains composés font une exception à la croissance concentrique réguUère; ils proviennent ordinairement de ce que le noyau primitif s'est condensé et de ce qu'à son intérieur deux nouveaux noyaux spongieux se sont formés ; chacun se divise en un certain nombre de couches concentriques et forme un grain * partiel. > Pendant que les deux grains partiels s'accroissent il se forme entre eux une fissure qui souvent s'étend jusqu'aux couches communes extérieures. La même chose peut Be répéter plusieurs fois et l'on a vu jusqu'à 30 et 40 grains partiels réunis dans la même enveloppe. Lorsque, entre deux divisions successives, quelques couches ont en le temps de se former, les grains de seconde et de troisième génération sont enfermés les uns dans les antres (comme les Gloeocapsées et d'antres cellules). Si an contraire la division est rapide, les grains partiels sont tous placés les uns à côté des antres et entourés seulement de l'enveloppe commune. — Le noyau des grains excentriques se divise toujours de façon que les deux grains partiels se trouvent à droite et à gauche de l'axe, sur nue ligne perpendiculaire au grand rayon. Dans les grains de forme allongée mais régulière, les grains partiels semblent au contraire être toujours dans l'axe.
Il est rare que des grains partiels se développent entre les couches ; dans ce cas, une couche s'épaissit, se condense et en un point parait bientôt un noyau interstitiel. La couche primitive, en se divisant, ne tarde pas à séparer le grain partiel de celles qui sont placées plus à l'intérieur : quelquefois elle se divise aussi du côté extérieur. Cette forme d'innovation n'a été observée que sur des grains excentriques et toujours dans les couches les plus éloignées du centre.
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Lorsque le grain primitif a un nojaa central allongé, Ira grains partiels s'accroissent toujours dans la direction da même axe. Chez les grains excentriques, an contraire, les graùis partiels s'accroiss^t toujours du c6té interne, de façon que leur petit rayon est tooroé vers l'extérieur. Dans les grains demi^composés, ce sont toi^ours les parties les plus rapprochées du centre de gravité qni s'accroissent le plus rapidement.
Le développement des grains véritablement composés se rapproche beaucoup de celui des grains h. demi composés. Us prennent naissance lorsque les grains partiels se forment de très-bonne heore et que l'enveloppe commone se trouve coupée ou pandt même manqner tout à fait. Tantôt au lien d'un noyau il s'en forme deux, et deux grains partiels se développent simultanément; tantdt un noyau se forme entre les couches externes, se sépare du reste . et se développe conune un grain partiel. Ces partages peuvent se répéter si souvent, que le nombre des grains partiels s'élève parfois jusqu'à 30,000. Chacun d'entre eux se développe comme un grain simple. Les grains & noyau central allongé se divisent toujours perpendiculairement à leur grand axe. Lorsque le noyau central est sphérique, la division marche de telle façon que les grains partids ne forment d'abord qu'une simplesérie: ce n'estqne pins tard qu'ils s'étendent en surface. Dans les grains excentriques, la fissure se trouve toujours sur le rayon le plus allongé. Lorsque la division marche assez vite pour que les grains partiels ne se soient pas encore agrandis, les Ugnes de séparation successives sont ordinairement parallèles ; on en rencontre cependant aussi dans d'autres directions.
n n'est pas rare, dans des grains particulièrement excentriques, qae de petites parties très-saillantes de la périphérie se détachent entièrement. — Les séparations entre les grains partiels s'accentuent de plus en plus et ils finissent souvent par s'isoler entièrement les uns des autres. Us peuvent après cela continuer à croître et prendre tout & fait l'apparence de grains simples.
La théorie de tous les faits que je viens de raconter est donnée par Nâgeli dans les chap. IX et X de son oavrage (St&rkekOmer, p. 289 et 332) ; elle repose surtout sur les conditions particulières créées dans les jeunes grains d' amidon par les mouvements des molécules, leur accroissement et leur multiplication ' . Un jeune grain
' 0 fiiut, en lisant ce qui va suiTre, avoir devant les l'élu la théorie de N%eli exposée su § 106.
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