‹ Physionomie et caractère, essai de physiognomonie scientifiqueChapitre 12 sur 37 · I. Traduction française de Pozzi et Benoist. Paris, icS-j/j · texte numérisé non relu

I. Traduction française de Pozzi et Benoist. Paris, icS-j/j

certaines directions déterminées dépendant des connexions des cellules nerveuses et en partie de l'habitude ; clans d'autres cas, l'afflux de la force nerveuse pm U, au contraire, complètement interrompu. Il en résulte des effets que nous trouvons expressifs.»

En résumé, la doctrine de Darwin prétend que les mouvements expressifs de l'homme actuel ne sont que des reliquats, devenus superflus et transmis par hérédité, de mouvements utiles autrefois aux animaux nos ancêtres dans la lutte pour l'existence.

Utilisant ces travaux sur l'expression des émotions ainsi que ses observations propres, Piderit en tire le principe de sa physiognomonie mimique1. II formule ce principe en ces termes : « Il ne faut chercher des attributs physiognomoniques que dans les parties qui sont soumises à l'influence intellectuelle. Mais ces parties sont les muscles, et de préférence les muscles nombreux et mobiles de la face. Les mouvements mimiques passagers de ces muscles, les traits mimiques, deviennent, à la suite d'une répétition fréquente, des traits persistants, physiognomoniques, et une expression physiognomonique doit être regardée comme une expression mimique devenue habituelle. Ce principe s'appuie sur le fait physiologique que des muscles, mis souvent enjeu, se développent plus vigoureusement, deviennent

i. Piderit. La Mimique et la Physiognomonie. Traduction par A. Girot. Paris, F. Alcan, 1888.

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plus facilement excitables, e* restent même au repos dans un certain état de tension. »

Darwin, antérieurement, avait consacré la même façon de voir de sa haute autorité : « La part de vérité, écrit-il, qui existe dans la prétendue science de la physiognomonie paraît dépendre ainsi que Haller en a fait la remarque il y a longtemps (cité par Moreau dans son édition de Lavater, 1820, tome IV, p. 211), de ce que chaque individu contracte de préférence certains muscles de son visage suivant ses dispositions personnelles ; le développement de ces muscles peut en être augmenté et par suite les lignes ou rides du visage dues à leur contraction habituelle peuvent devenir plus profondes et plus apparentes \ »

Je partage entièrement, pour ma part, cetteopinion sur le rôle important de la mimique dans la physiognomonie. Mais telle que la conçoit M. Piderit, la physiognomonie basée sur la seule mimique me paraît incomplète. D'autres signes révélateurs se manifestent dans la physionomie. La mimique ne forme, en réalité, qu'un chapitre de la physiognomonie totale.

Depuis l'ouvrage de Piderit, d'autres travaux importants ont paru sur la mimique et l'expression des émotions que j'ai consultés avec profit. Ce sont notamment :

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