SAINT PHTMPPE DE NÉRI
lades. Quelquefois il ordonnait aux maladies de se retirer.
Baronius avait restomac si malade qu'il ne pouvait plus ni manger, ni prier, ni travailler. Il était incapable de tout. Philippe lui ordonne de manger un pain et un citron. Il obéit et est guéri. Dans une autre maladie, Baronius, abandonné des médecins, s'endormit et vit en songe Philippe qui priait pour lui.
Peu de temps après, il était guéri.
Les mouchoirs de Philippe étaient pleins de vertus. Un linge teint de son sang guérit un ulcère horrible.
Paul Fabricius était mort sans prêtre. Philippe arriva. Paul ressuscita à son arrivée, se confessa à lui comme ill'avait désiré, choisit la mort pour ne plus retomber dans le péché, et mourut en effet.
Philippe connut d'avance l'heure de sa mort. Ce devait être et ce fut en effet le 25 mai 1595. Il offrit ce jour-là le saint sacrifice avec une ferveur extraordinaire. Sa liberté d'esprit était complète. Il se confessa. 11 donna la communion.
Survint un vomissement de sang qu'on ne put arrêter. Il se mit an lit. Baronius lui demanda sa bénédiction pour ses disciples. Il leva les yeux au ciel, puis les rabaissa sur eux. Il avait quatrevingts ans.
Les miracles, qui avaient commencé pendant sa vie, continuèrent après sa mort.
Après sept ans, son corps fut trouvé tout en-
tier, sans nulle corruption. Ses entrailles, parfaitement saines, exhalaient une odeur exquise. Grégoire XV l'a canonisé.