SAINT ISIDORE LE PATRON DES CULTIVATEURS
FÊTE : 15 Mar
Saint Isidore, patron des cullivateurs, vivait au XII siècle. Il était fermier d’un gentilhomme de Madrid, nommé Jean de Vergas.
Ses pauves parents n'avaient pu lui faire donner aucune instruction, mais ils lui avaient appris à aimer Dieu, à tout faire, à tout souffrir pour lui plaire. Le temps développa les germes divins jetés dans le cœur de l'enfant et il en soriit cette agreste fleur de sainteté qui s’est épanouie si magnifique en plein champ, embaumant de son parfum salubre l'Espagne et glise.
Isidore était encore fort jeune quand il se chargea de cul'iver l’une des terres de Jean de Vergas. Mai; le désir de plaire à Dieu lui fit faire ce que la passion de s’enrichir fait faire à d'aures.
Il avait épousé Marie Torribia — tendre et pure créature dont il fit une sainte (elle a en Espagne les honneurs du culte public). Quoique pauvres euxmêmes, les deux époux étaient merveilleusement cha-
ritables et c’est avec un grand bonheur que Marie accueillait et servait les pauvres.
Un jour, son mari lui amena un inconnu qu'il avait rencontré épuisé, défaillant.
«— Ma chère Marie, demanda-t-il, après avoir fait asseoir son hôle, n’avez-vous rien à lui donner ?
— Hélas, je n’ai plus rien », répondit la compatiesante fermière qui avait déjà fait dîner douze pauvres ce jour-là.
Malgré cela, Isidore la pria de regarder dans la marmite. Elle obéit et cons'ata qu'il n’y restait pas une cuillerée de soupe, mais, comme Marie allait tristement replacer le couvercle, la marmite se remplit soudain à pleins bords.
Ces saints époux n'avaient qu'un enfant. Un jour, échappant à la surveillance de sa mère, il tomba dans un puits. Aux cris de sa femme désespérée, Isidore accourui. L'eau était très basse, il n'y avait aucun moyen d'arriver jusqu'à l'enfant.
Le saint se mit en prière et, comme il priait, l’eau bouillonnant se mit à monter ; elle s’éleva jusqu'aux bords du puits portant le bébé. Plein de vie et fort amusé de l'aventure, il tendit les bras à sa mère.
Dieu n’avait pu résister à la prière de son serviteur, mais l'enfant, objet de ce miracle charmant, mourut jeune.
Le don des miracles excepté, il n'y a rien d’extraordinaire dans la vie du saint. (C’est la vie du laboureur dans sa rude et mâle simplicité. Isidore se fatiguait au travail, il portait le poids du jour et de la chaleur, mais, aux heures que Dieu fit pour dormir, il se reposait. Iln’a pas plus peiné, pas plus souffert que bien d’autres cultivateurs. Mais il a su profiter de ce qu'ils laissent perdre : il a sanctifié son travail — ce dur travail des champs auquel tant d'hommes sont condamnés. Plus sa journée devait être faligante, plus il la commençait avec joie. Il avait compris que le travail est la plus salutaire des pénitences,
il avait compris aussi que la prière est le grand bon-
Marie
avait " fait
atis- [vres
mar-
une istesou-
our, lans lore cun eau jus- | de À sa
ur, rut
LOreur ait ur, pojen