TECHNIQUE : DOUCHE HÉPATIQUE
délicatesse dans l'application et, dans la plupart des cas, mieux vaut recourir aux: compresses froides.
Chaude, la douche précordiale calme certaines douleurs de fausse angine, surtout lorsqu'elles sont dues à des réflexes d'origine digestive, et, en pareil cas, on l'applique en même temps sur tout l'abdomen. Lorsque les symptômes angineux sont très intenses, ou bien dus soit à l'angine vraie, soit à des lésions inflammatoires, on emploie de préférence les compresses chaudes, sauf, dans l'aortite, les compresses froides.
Douche hépatique (fig. 88). — La douche hépatique froide et percutante convient aux états torpides de cet organe pour exciter par réflexe les vaisseaux dilatés par la stase sanguine. Mais, lorsque le foie présente des symptômes douloureux, c'est à l'eau chaude qu'il faut recourir, en insistant sur les points les plus douloureux. L'eau chaude convient également aux congestions hépatiques douloureuses, fréquentes chez les paludéens.
La douche hépatique ne doit pas être appliquée simplement en avant ; le malade se place un peu de côté, le bras relevé, et, avec le jet largement brisé et étalé, on peut ainsi atteindre à la fois toute la région hépatique.
Douche splénique. — La douche splénique s'applique comme la douche hépatique et d'après les mêmes indications. Lorsque la raie est abdominale, on évitera d'employer une trop forte percussion.
DoùcHE abdominale (fîg. 89). — La douche abdominale s'administre au malade placé de face, avec un jet largement brisé pour occuper toute la largeur de l'abdomen et dépasser de chaque côté la face antérieure du corps. Froide, elle combat la constipation atonique ; très chaude, c'est contre la constipation spasmodique et la diarrhée qu'elle convient. Les symptômes douloureux de l'entéro-colite, le point appendiculaire subaigu, les douleurs vésicales, utérines, ovariennes sont également tributaires de la douche abdominale chaude.
Douche épigastrique. — La douche épigastrique froide s'applique dans l'atonie stomacale, mais on doit l'étendre jusqu'à la grande courbure. Chaude, elle combat les douleurs gastriques, le spasme du pylore. Dans le syndrome pylorique, elle sera d'abord chaude à l'épigastre, pour combattre le spasme du pylore, puis froide, excitante au niveau de la grande courbure. Dans les douleurs avec sensibilité très vive au creux épigastrique, dans l'ulcère, on s'abstiendra de douches épigastriques pour se borner aux compresses et enveloppements du tronc.
Appareils spéciaux à douches locales. — Outre le jet de douche ordinaire qui suffit généralement et remplit, le mieux les
PARISET. — HYDROTHÉRAPIE
indications dans la plupart des cas, il existe des appareils spéciaux pour l'application des douches locales. Dans certaines installations, on voit, étagées à diverses hauteurs sur une conduite verticale
Fig. 88. — Douche hépatique.
commune, des pommes d'arrosoir destinées chacune à une région et devant lesquelles se place le malade; mais l'impossibilité où l'on est de faire varier à volonté la percussion et la fixité du jet nous font rejeter ces appareils lorsque la douche mobile peut être appliquée.