APPAREILS
sorte que le mouvement sera toujours correctement exécuté comme direction, comme amplitude, comme énergie » (L. Régnier). Cela découle tout naturellement de notre premier chapitre, puisque c'est
Fig. 1. — Appareil B'+ : extension des hanches et des genoux (1).
le principe même de la gymnastique suédoise et de la mécanothérapie.
Nous allons donc décrire succinctement :
(1) Certains de nos clichés photographiques nous ont été obligeamment prêtés par la maison Rossel et Schwarz, de Wiesbaden, que nous tenons à remercier. Les autres clichés nous sont personnels.
6 FRAIKIN ET GRENIER DE CARDENAL. — MÉCANOTIIÉRAPIE .
1° Les appareils à mouvements actifs; 2° Les appareils à mow^ements passifs ;
3° Nous accorderons un paragraphe aux appareils à mouvements activa-passifs, qui participent des deux classes précédentes ; 4^ Les appareils (V orthopédie.
Ce qui étonne, dans la collection des appareils Zander, c'est leur dénomination : tel instrument est désigné B'% tel autre etc. L'idée de cette classification, qui est nécessaire, est cependant très simple. Chaque appareil est désigné par une lettre et un chitTre ; la lettre indique la partie du corps mise en jeu; le chifTre précise la forme du mouvement (toujours la même pour chaque série de segments corporels). Exemple : la lettre B indique le membre inférieur; le chiffre 4, Textension ; Fappareil B'*^ sera destiné à l'extension du membre inférieur (tig. 1).
|o Appareils à mouvements actifs.
Ce sont les plus nombreux. 11 y en a un pour chaque articulation et chaque groupe musculaire.
Principe de leur construction. — Ils utilisent des leviers gradués le long desquels un contrepoids mobile se fixe à la distance voulue. « Le levier est soulevé ou abaissé par la contraction et la relaxation alternatives du groupe de muscles dont il s'agit de provoquer l'activité» (Levretin). Ce poids, placé plus ou moins loin, règle la longueur du levier et par suite le degré de la charge, la résistance que les muscles auront à vaincre et qui peut aller graduellement de zéro au maximum convenable. La grandeur de la charge est indiquée avec une précision mathémathique au moyen de l'échelle graduée du levier.
L'articulation du levier est telle qu'il se déplace dans une seule direction; la forme du mouvement est donc toujours la même pour chaque segment du membre traité.
Dès lors il faut une série d'appareils de forme différente pour toutes les formes de mouvements : pour Vextension, la flexion, V adduction, V abduction, la circumduction.
Le même appareil peut servir souvent pour deux mouvements différents : on rencerse le levier ou on change la position du malade.
Par exemple, dans l'appareil C'^ (fig. 2), le sujet assis, regardant de face le levier et tirant sur lui, fera un mouvement d'extension du dos; changeant de position, assis à l'opposé, le dos regardant le