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APPAREILS A MOUVEMENTS ACTIFS

levier, il ferait un mouvement de flexion (pour le rôle du renversement du levier, voy. iig. 3, appareil page 9).

Suivant l'appareil, le malade est debout, assis ou couché. Il agit et applique sa force à l'aide d'une pédale, d'une poignée, etc. Les muscles qui tendaient à travailler par synergie et qui, pour laisser le bénéfice de l'action à la partie malade, doivent rester au repos.

Fig. 2. — Appareil C- (à gauche) : flexion et extension du dos (position assise) ; appareil VJ (à droite) : torsion du tronc.

sont mis dans l'impossibilité d'agir, soit par la situation du corps, soit par un système d'attaches.

Le malade est obligé d'exécuter le mouvement donné sans pouvoir y suppléer, même involontairement, par d'autres groupes musculaires (exemple : dans les cas de parésie ou (Tanhylose) ; il ne peut non plus dévier ces mouvements hors de la direction fixée, ce qui est la règle dans les trouble,^; de Incoordination motrice.

Zander et ses imitateurs ont eu de grandes difficultés à vaincre pour la construction pratique de leurs appareils. Deux choses sont à considérer dans un exercice : il y a des moments où l'effort est

8 FRAIKIN ET GRENIER DE CARDENAL. — MÊCANOTHÉRAPIE.

plus faible pendant le déplacement d'un membre ; une charge est actionnée plus aisément par les extenseurs de la cuisse quand Tangle formé par le fémur sur le bassin est droit que lorsqu'il est obtus. 11 fallait donc tenir compte de la direction du levier osseux. De plus, Schwann a formulé cette loi que la force absolue d'un muscle diminue à mesure qu'il se raccourcit en se contractant. Or supposons qu'avec un de ces appareils à traction élastique, comme les exerciseurs Sandow, Michelin, Withely, etc., que l'on trouve dans le commerce, nous voulions effectuer le mouvement : flexion de l'avant-bras sur le bras (action du biceps brachial); il arrivera un moment (angle aigu) où le biceps sera très contracté, très raccourci, moins fort, et c'est précisément à ce moment que la résistance élastique opposée par l'appareil ira en augmentant de plus en plus ; il faudra un supplément de force, fournie parle système nerveux central; ce supplément d'énergie sera cause de fatigue pour le système nerveux, le cœur, le poumon : ce qu'il faut éviter chez des malades,

Zander a paré à ces deux inconvénients. Disons simplement, pour éviter des descriptions mécaniques trop arides que, se basant sur le « théorème du parallélogramme des forces », il a construit chaque appareil de façon que le levier de la machine ait la position de la résistance maxima quand le levier osseux du membre agissant se trouve lui-même dans l'attitude qui permet le plus grand déploiement de force (Lagrange) ; il a donné aux leviers une direction telle qu'au moment où le muscle agit à angle droit sur l'os la pesanteur agit à angle droit sur le contrepoids du levier.

Pour tenir compte de la loi de Schwann, il a établi par des calculs et des tâtonnements ses appareils, de façon que le levier opposât le moins de résistance au moment du mouvement où le muscle a le moins de force.

On conçoit les difficultés que l'inventeur a eu à surmonter et l'assurance pratique que doivent donner au médecin des appareils ainsi construits.

Classification. — On compte trente-quatre appareils actifs, divisés en trois séries :

La série A concerne les mouvements du membre supérieur ; La série B, ceux du membre inférieur ; La série C, ceux du tronc.

Enfm, pour chaque forme du mouvement (flexion, extension, etc.), chaque série comprend un appareil particulier, désigné par un chiffre.

Appareils de mobilisation active. — Les appareils actifs ne servent pas seulement à exercer la force, les muscles. Ils peuvent aussi

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