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MALADIES DE L'ANUS ET DU RECTUM

loppement par des affections des organes voisins : colique néphrétique, rein flottant, métrite, ovarite, salpingite, cystite. Il faudra traiter ces symptômes voisins, qui ont mis en jeu une irritabilité réflexe d'autant plus vive que le terrain nerveux s'y prête davantage. C'est l'eau chaude qui convient le mieux. Dans certains cas, on pourra employer l'enveloppement humide jusqu'à sudation.

Appendicite. — L'appendicite présente à l'hydrothérapie à la fois des indications et des contre-indications. Elle contre-indique la douche locale abdominale percutante, comme en général toutes les affections abdominales douloureuses, s'accompagnant de contractions de défense de la paroi. iMais, sous forme de compresses locales, d'enveloppement du tronc, l'hydrothérapie peut intervenir utilement. Les symptômes inflammatoires seront combattus par les compresses froides, le sac de glace, qui peut, en même temps, calmer les douleurs. Cependant, lorsque le point appendiculaire est très intense et ne cède pas au froid, on recourt à la chaleur : compresses chaudes, enveloppement humide et chaud, tubes à circulation d'eau chaude. Dans l'appendicite chronique, on emploiera utilement la douche abdominale chaude, sans réaliser de percussion capable de réveiller ni douleur ni spasme, mais réalisant un excès de circulation intestinale utile pour la résorption des exsudais périappendiculaires. On pourra même, lorsque la poussée aiguë est très ancienne et que la constipation observée alors est due à de l'atonie, recourir à la douche locale froide, mais avec prudence. Dans ces applications, il ne faut réveiller ni douleur ni spasme par le choc, ni excitation vasculaire par une température trop élevée.

III, — Maladies de Tanus et du rectum.

Les symptômes douloureux de l'anus et du rectum sont combattus par les bains de siège chauds à eau courante 40° (cinq minutes), par les lotions chaudes, les compresses chaudes et les enveloppements chauds et humides avec un bandage en T (Voy. Compresses). On traite ainsi les hémorroïdes douloureuses, le ténesme rectal, les fistules à l'anus, le prurit anal.

Les hémorroïdes sont traitées différemment, suivant qu'elles saignent ou ne saignent pas. Quand elles saignent, l'indication est de faire contracter les tuniques des vaisseaux par une excitation vaso-constrictive : eau très chaude, eau froide ; on applique la première aux hémorroïdes douloureuses, la seconde aux hémorroïdes torpides. Cette règle souffre cependant des exceptions, notam-

PARISET. — HYDROTHÉRAPIE

ment pour Feau froide, qui est même bien supportée par la majorité des malades.

Les hémorroïdes étranglées sont traitées par Teau très chaude (40") en bain de siège à eau courante, sans percussion véritable, ou à eau dormante, prolongés pendant un temps suffisant pour calmer les douleurs, provoquer le relâchement du sphincter anal et déterminer une dérivation sanguine qui dégonfle les bourrelets vasculaires.

Cependant, dans l'intervalle des poussées hémorroïdaires, les bains de siège froids courts sont indiqués comme soins préventifs, à titre de tonique des vaisseaux hémorroïdaux ; les lavements froids agissent de même façon.

Enfin la fluxion hémorroïdaire étant fréjuemment tributaire d'une congestion du foie, avec ralentissement de la circulation dans la veine porte et hypertension portale, on n'oubliera pas d'appliquer des douches chaudes abdominales et hépatiques. Quand le flux sanguin hémorroïdaire se produit chez un hypertendu, sujet aux congestions céphaliques, il est préférable de le respecter quand il se produit et de traiter par l'hydrothérapie l'hypertension que l'on a constatée.

Le prolapsus rectal est traité par les bains de siège froids à eau courante. S'il s'accompagnait de quelques douleurs et de la tendance à l'étranglement, on aurait recours aux bains de siège chauds, aux lotions chaudes, que Ton pourrait terminer par une application froide, courte et tonique, quand Felfet sédatif de l'eau chaude aurait été jugé suffisant.

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