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I. — Maladies des reins

Symptômes douloureux. — Les symptômes douloureux les plus intenses sont fournis par la colique néphrétique, que l'on combat par des grands bains chauds et prolongés (38'') de vingt-cinq minutes, qui soulagent habituellement le malade; par des enveloppements jusqu'à sudation du] corps entier ou du tronc seulement; par des compresses chaudes. Les douleurs rénales moins aiguës sont combattues par la douche locale chaude. Quand elles s'accompagnent de lumbago, ce qui est fréquent, la douche lombaire peut être plus énergique de façon à masser la paroi musculaire.

Les douleurs vagues du rein flottant pourront être combattues par l'eau chaude localement, mais on traitera également la ptôse par de l'eau froide en douche générale.

Néphrites. — La néphrite aiguë et la douleur dont elle s'accompagne sont traitées, comme la colique néphrétique, par les grands bains chauds, les applications locales mais révulsives, les enveloppements chauds humides jusqu'à sudation. La sudation a son importance comme fonction vicariante rénale. En outre, la chaleur, pénétrant profondément dans l'organisme, peut activer la circulation rénale et contribuer, si l'on agit assez tôt, à la guérison rapide de la néphrite aiguë a /'rzQ'ore. Dans cet état, on n'emploie jamais l'eau froide.

Néphrite chronique. — A la néphrite chronique, on opposera le même traitement moins intense, mais continué plus longtemps.

Les soins de la peau sont de toute importance, si l'on admet sa fonction vicariante de celle du rein. Les frictions à l'alcool, les enveloppements, les sudations, les bains chauds, les douches chaudes et tièdes contribuent à l'entretenir en parfait état. On ne donnera pas d'eau froide à ces malades, de peur de fermer leur rein et de provoquer l'urémie. Les petits signes de l'urémie : maux de tête, vertiges, n'empêchent pas ou plutôt imposent le traitement précédent.

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