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MALADIES DE PEAU : URTICAIRE

Lichen plan. — Contre le lichen plan, l'eau chaude appliquée sans pression et assez chaude (douche haveuse) est indiquée pour combattre le prurit en même temps que pour hâter la disparition de la lésion elle-même.

Prurit. — Le prurit est un symptôme produit par des affections diverses : ictère, prurigo, urticaire, et qui est généralement soulagé par la chaleur, dont Faction anesthésiante est ici fort précieuse. On l'emploiera sous forme de douches très chaudes (40°) sans pression (douche baveuse), de compresses chaudes, de bains chauds, ou lorsque ceux-ci ne réussissent pas, de bains tièdes, à eau courante de préférence. Dans l'intervalle des applications, que Ton peut faire deux à trois fois par jour lorsqu'elles sont générales et qu'elles n'affaiblissent pas les malades, beaucoup plus fréquemment lorsqu'elles sont locales, on peut envelopper les parties atteintes de prurit avec des bandes de caoutchouc, qui empêchent tout flottement et permettent au malade d'aller et venir.

Urticaire. — Dans sa forme aiguë, l'urticaire est traité par l'eau chaude, comme il vient d'être dit; mais, lorsqu'il ne disparaît pas rapidement, lorsqu'il affecte une tendance à la chronicité, on devra employer les applications chaudes et froides. Enfin on ne négligera pas la sudation chez ces malades dont la nutrition et les fonctions intestinales sont généralement troublées.

Hyperidrose. — Cette affection, ennuyeuse par elle-même et favorable au développement de maladies cutanées diverses, se combat par un traitement propre à développer la résistance de la peau : eau froide de préférence; il faut en effet ici surtout fermer la peau.

Acné. — Ce trouble de la sécrétion sébacée est soigné localement avec des lotions assez chaudes ; quelques auteurs conseillent d'employer des tampons humides presque brûlants, qu'on applique localement en restreignant leur action le plus possible à la lésion. Un traitement général, capable d'exciter les fonctions cutanées : sudation, douches chaudes et froides, n'est pas à négliger.

A côté de ces maladies, qui sont du domaine de la dermatologie pure, nous placerons certaines maladies des téguments et des l'égions superficielles du corps, qui sont presque d'ordre chirurgical, mais dans lesquelles l'hydrothérapie bien employée a permis plus d'un succès ; les brûlures, les congélations, les plaies superficielles, les ulcères, la gangrène, la furonculose.

Brûlures. - Au premier degré, l'éry thème, parfois très douloureux, est soulagé par des applications d'eau froide, souvent renouvelées ; nous ne conseillons pas la vessie de glace, capable de déterminer des escarres. — Les bains tièdes sont aussi à recommander.

PARISET. — HYDROTHÉRAPIE

Au deuxième degré, les phlyctènes contre-indiquent plutôt l'application d'eau tout au moins au début, sauf sous forme de lavages à l'eau bouillie, l'orsqu on change le pansement occlusif. — A la période de réparation, les compresses chaudes activent la guérison : trois par jour pendant une heure chacune.

Au troisième degré, les bains tièdes locaux ou généraux sonl calmants et combattent l'infection, fréquente dans les brûlures étendues. Quand les malades sont atteints de shock, il est difficile de les donner. Quand ils sont suffisamment résistants, on peut les prolonger très longtemps et même appliquer des bains permanents.

Quand les brûlures sont causées par des acides, les bains, lotions, compresses seront faits de l'eau étendue d'alcahs : potasse, craie, magnésie. Si, au contraire, les brulûres sont dues aux alcalis, c'est avec des acides faibles (vinaigre, etc.) qu'il faut étendre l'eau.

Congélation de la peau. — Dans les congélations de la peau, on sait qu'il y a danger de nécrose si l'on réchauffe trop tôt le malade.

On commence par des frictions avec de la neige ; puis on donne des bains à 20° que l'on peut réchauffer lentement jusqu'à 30". La décongélation des tissus s'annonce par des douleurs assez violentes accompagnées de picotements. On place alors les membres du malade dans une position verticale ou voisine de la verticale, afin d'éviter une arrivée trop rapide du sang dans les vaisseaux périphériques, et l'on applique des compresses froides.

La congélation étant limitée d'ordinaire aux extrémités, on peut commencer par mettre le membre qui en est atteint dans la position verticale et appliquer des lotions froides, des compresses froides. Si la nécrose se produit, on la traite par des compresses trempées dans des liquides antiseptiques.

D'après Bier, le traitement de la congélation est l'air chaud, en applications locales, suivies de lotions froides.

Engelures. — Les engelures se traitent par les compresses froides, les bains d'eau additionnée de vinaigre. Lorsqu'il y a ulcération, on emploie les compresses chaudes humides qui favorisent la réparation des tissus. La prophylaxie des engelures est l'habitude des lotions froides, prise dès l'été, et le soin qu'on aura d'éviter de s'exposer au froid lorsque la peau est humide.

Plaies superficielles. — Outre le traitement antiseptique, les bains chauds interviennent pour activer la période de réparation, pour augmenter la résistance des tissus à la suppuration, pour combattre l'infection générale et enfin soulager les douleurs des malades. Ils sont généralement locaux, à moins de plaies très étendues.

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