MALADIES DE PEAU : ESCARRES
Lymphangite. — Dans la lymphangite et l'adénite, on essayera les compresses et les lotions chaudes contre les douleurs qui les accoQipagnent. Quand les douleurs ne sont pas violentes, il vaut mieux recourir aux compresses froides, qui combattent mieux les états inflammatoires.
La méthode de Bier passe pour réussir en pareil cas, grâce à la profonde modification qu'elle apporte à la circulation.
Furonculose. — Les compresses très chaudes et humides, renouvelées souvent, activent l'évolution des furoncles et calment les douleurs, avant aussi bien qu'après l'ouverture de l'abcès. Le traitement local de l'anthrax est le même.
Chez ces malades, il faut fortifier la peau par des applications chaudes et froides ; combattre l'intoxication arthritique par des sudations suivies de douches froides ou progressives. Ce traitement général est réservé aux périodes où les poussées furonculeuses le permettent.
Ulcères. — On commence le traitement de l'ulcère par les compresses chaudes humides, qui excitent la rénovation des tissus et favorisent la production des bourgeons. Quand les bourgeons sont en active prolifération, on n'applique pas de compresses sur la plaie elle-même, afin que cette prolifération ne soit pas exagérée, mais on les limite autant que possible à son pourtour; sinon on a recours aux bains tièdes, aux lotions tièdes.
Il arrive parfois qu'après un traitement prolongé par les compresses humides la peau présente de l'érythèmeet des démangeaisons. •Dans ce cas, il n'est pas nécessaire de cesser un traitement qui peut être efficace; il suffit d'enduire la région de vaseline, qui n'empêche pas la chaleur humide d'agir sur la circulation de la peau et d'y produire une excitation vasculaire qui contribue à la cicatrisation.
Gangrène. Escsrres. — 11 ne peut être question de traitement hydrothérapique dans les cas graves concécutifs à un trau?natisme et qui nécessitent fréquemment l'amputation. Mais il est de nombreuses circonstances où l'hydrothérapie peut prendre sa part soit comme traitement préventif, soit comme adjuvant de la cicatrisation. A la suite d'une oblitération artérielle par exemple, il est indiqué d'appliquer des compresses chaudes et humides sur toute la région commandée par les vaisseaux afférents et efférents ; quand la gangrène est au pied, la jambe entière sera soumise à l'action de la chaleur. En même temps, on donnera au membre une position plus ou moins voisine de la verticale, afin de faciliter le retour du sang veineux.
Quand la gangrène est déclarée, on se sert de compresses humides.
PARISET. — HYDROTHÉRAPIE
que l'on applique plutôt autour du foyer de gangrène, afin d'aider la cicatrisation par une accélération de la circulation ; sur le foyer lui-même, on appliquera des substances desséchantes destinées à faire tomber les tissus mortifiés. Dans ce traitement de la gangrène déclarée, on fera avantageusement alterner les compresses chaudes humides avec les bains chauds.
Zona. — A l'état aigu, les douleurs sont calmées par les applications chaudes, faites sans pression, sous forme de compresses.
Quand les douleurs ont disparu, on continue à combattre Thyperesthésie par l'eau chaude, à laquelle on joint l'eau froide en applications courtes et toniques destinées à activer la nutrition locale.
Asphyxie locale des extrémités. — Avant que les troubles trophiques ne soient réalisés, l'hydrothérapie sous forme de compresses chaudes, suivies de lotions froides, de douches locales chaudes terminées par un jet froid court, rendent des services pour rétablir une circulation normale. Quand les troubles trophiques existent, on peut contribuer à leur répai'alion par l'application de compresses chaudes, qui excitent la vitalité des tissus.