VIII. — MALADIES DE LA NUTRITION
Généralités. — La nutrition est dominée par deux grandes fonctions: l'assimilation et ladésassimilation; toute cellule vivante est soumise à ces deux fonctions. La nutrition est troublée surtout par la mauvaise assimilation des matériaux introduits par les voies
40 FRAIKIN ET GRENIER DE CARDENAL. — MÉCANOTHÉRAPIE.
digestives ou respiratoires. Mais Tappareil de la locomotion, par la contraction musculaire, favorise la combustion de ces matériaux et joue un grand rôle dans la désassimilation. L'indication thérapeutique delà mécanothérapie, dans les maladies par ralentissement de la nutrition, est de favoriser les échanges organiques à Taide de l'exercice actif des muscles et des mouvements méthodiques de la respiration.
1. Obésité. — L'obèse ne brûle pas ses réserves, et la gêne apportée à ses mouvements amène d'abord chez lui l'impotence. Il devient ensuite un malade, lorsque la graisse infiltrant ses organes altère leur structure. Le myocarde dégénère et à l'insuffisance de l'impulsion sanguine s'ajoute la gène circulatoire périphérique ; l'asystolie peut en être la conséquence. Le poumon est également gêné par l'infiltration graisseuse des organes qui l'entourent et l'insuffisance delà petite circulation. Les muscles tendent à disparaître anatomiquement, et leur capacité fonctionnelle suit la même marche^
La cure de l'obésité a /rofs indications : faire recouvrerles fonctions perdues, faire diminuer le poids, faire diminuer le volume de certaines parties du corps.
La récupération des aptitudes fonctionnelles sera obtenue par le massage et l'électrisation, qui facilitent la désassimilation et tonifient le système nerveux. Viennent ensuite les mouvements passifs de circumduction des membres et de mise en jeu de tous leurs segments, soit par la méthode manuelle, soit par la méthode mécanique. On abordera ensuite par les deux mêmes procédés les mouvements actifs locaux : flexion et extension de la jambe, flexion, extension, abduction et adduction de la cuisse. Après chaque série de mouvements interviendront les mouvements passifs de respiration. Plus tard, on complétera le traitement par les mouvements de flexion et de rotation du tronc et la cure de terrain graduée méthodiquement. La règle essentielle est de fractionner et de prolonger l'exercice plutôt que de l'accélérer de manière à ne jamais amener ni l'efFoi t ni l'essoufflement.
L'amaigrissement général a moins d'importance, car, dans la .cure de l'obésité, on ne doit pas rechercher d'abord la perte de poids, mais le progrès des forces et une plus grande activité. C'est surtout au début, lorsqu'il y a tendance à l'embonpoint, qu'on peut espérer l'amaigrissement notable, en faisant exécuter la plus grande quantité de travail musculaire compatible avec l'état des organes. Mais on ne pourra conserver le bénéfice de ce traitement que grâce à des règles sévères d'hygiène.
L'amaigrissement local est surtout esthétique et s'obtient par le