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TABES : ÉCRITURE

munis de cupules pour les doigts, par l'emploi des appareils qui ont été imaginés pour remédier à la crampe des écrivains (fig. 35), ou plus simplement encore en maintenant, grâce à un petit caoutchouc plat, l'extrémité des doigts fixée sur la tige du porte-plume (fig. 36).

Fig. 36. — Disposition du caoutchouc en forme de 8 à l'extrémité des doigts pour fixer le

porte-plume.

On peut alors passer aux exercices d'écriture eux-mêmes en indiquant au malade, à propos de chaque signe, en quoi son mouvement est incorrect et quel efïort lui permettra de le corriger. Le plus souvent les mouvements des doigts restent encore malaisés et doivent être en partie suppléés par les mouvements de l'avant-bras et du bras.

Mouvements usuels.— On insistera avec soin sur les mouvements

Physiothérapie. IV.

G. CONSTENSOUX. — RÉÉDUCATION MOTRICE.

usuels, nécessaires par exemple pour s'habiller ou pour se servir à table, afin de soustraire le malade à la dépendance dans laquelle le place la perle de ces mouvements.

Mouvements professionnels. — 11 en est de même pour les mouvements spéciaux nécessaires à chaque sujet en particulier, en raison notamment de sa profession.

3^ La rééducation en cas de troubles viscéraux.

Certains auteurs ont vanté les bons effets de la gymnastique respiratoire chez les tabétiques et ont assimilé ces exercices à ceux de la rééducation. Il n'est pas douteux que la gymnastique respiratoire puisse être utile à un ataxique au point de vue de son hygiène générale, mais il ne faudrait pas compter sur elle pour rétablir Fautomatisme des mouvements de la respiration, s'il est altéré, et encore moins espérer qu'elle remédiera aux accidents laryngés d'origine bulbaire.

Un malade peut aussi réapprendre à se servir des muscles abdominaux pour réaliser à volonté Fefï'ort et l'appliquer à la miction et à la défécation ; mais là se borne le rôle de la rééducation, laquelle ne vient donc qu'incomplètement en aide aux troubles des sphincters.

Enfin, à côté des véritables paralysies oculaires, on observe souvent de simples parésies légères suffisant à dérégler l'harmonie des mou- A^ements des globes oculaires. Si dans ce cas la correction spontanée tarde trop à se faire, on peut avoir recours au stéréoscope et aux exercices que nous indiquerons plus loin à propos du strabisme.

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