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TABES : PONCTIONS DU MEMBRE SUPÉRIEUR

déplacements et les déviations du pied; les genouillères limitant l'extension des genoux, enfin les divers modèles de corsets servant à assurer l'équilibre des épaules.

Fig. 33. — Echelle horizontale.

2° Préhension et principales fonctions du membre supérieur.

Préhension. — Ce que nous avons dit de la rééducation des mouvements des membres inférieurs en cas d'ataxie tabétiqiie nous permettra d'être plus bref dans la description des exercices de rééducation des mouvements des membres supérieurs. Il est bien évident

G. CONSTENSOUX. — RÉÉDUCATION MOTRICE.

que, ici comme précédemment, il faut commencer par refaire des mouvements partiels eux-mêmes à peu près corrects avant de prétendre les utiliser pour reconstituer des adaptations fonctionnelles

Fig. 34. — Montée et descente.

de ces mouvements à telle ou telle fonction : si par exemple le pouce ne sait pas s'opposer aux doigts et conserver l'attitude de l'opposition, la main ne pourra pas plus tenir la plume pom' écrire que tout -autre objet usité dans la pratique de la vie journalière.

TABES : PRÏîHExVSION.

On commencera donc ici encore d'abord , par' exercer Mer ràaladè. aux mouvements simples de chaque groupe musculaire, en n omettant pas de l'habituer à soutenir cet effort, c'est-à-dire à assurer l'immobilité d'un segment du membre dans une attitude déterminée. Après quoi on passera aux divers mouvements de chacune des articulations, d'abord isolés, puis groupés entre eux de façon rationnelle et physiologique. Alors seulement on pourra entreprendre de les utiliser pour telle ou telle fonction.

Les usages et les mouvements d'ensemble auxquels peuvent être employés les bras et les mains sont infiniment variés ; toutefois, si €n réduit ces mouvements à leurs éléments essentiels, on voit que ceux-ci diffèrent plus par leur spécialisation que par leur nature. Ils se réduisent presque tous, en fm de compte, à l'un des efforts suivants : saisir un objet de forme quelconque, le tenir, c'est-à-dire soutenir l'effort de préhension, le déplacer dans la main ou, ce qui revient au même, déplacer les doigls par rapport à lui, tenir un •objet et déplacer à volonté la main qui le tient en exécutant poui* cela des mouvements isolés ou combinés du poignet, du coude et de l'épaule.

Ainsi entendue, la préhension résume donc la plupart des mouvements du membre supérieur; c'est la fonction la plus importante et sur laquelle il y a surtout lieu d'insister.

Principaux EXERCICES. — Mouvements des trois grandes articulations du membre supérieur. Flexion et extension des quatre derniers doigts simultanément. Immobilisation des doigts en demi-flexion. Les mouvements d'opposition du pouce. Les mouvements propres de l'index. Flexion et extension des doigts et du poignet simultanément.

Suivre de la main ou de l'index des lignes droites, puis des courbes tracées sur des plans diversement orientés. Saisir transversalement et tenir de façon correcte des objets de plus en plus petits, tels que règle, crayon, allumettes, épingles. Tenir divers objets comme on tient la plume pour écrire, la fourchette ou la cuiller pour manger. Rouler un crayon entre les doigts. Tenir à plat ou par la tranche des jetons ou des pièces de monnaie, puis des objets de formes variées. Ne pas laisser échapper ces objets, alors même qu'on ne les regarde plus. Manier, déplacer, juxtaposer et disposer d'une façon déterminée des objets usuels.

Enlin on n'oubliera pas que la plupart des mouvements que le malade a occasion de répéter peuvent être pour lui loccasion d'efforts utiles de correction, si on a eu soin de lui donner les indications nécessaires.

Frenkel avait fait construire des appareils destinés à la rééducation

G. CONSTENSOUX. —

RÉÉDUCATION MOTRICE

des mouvements des membres supérieurs : une planchette avec des trous pouvant recevoir des chevilles, un prisme avec sur les angles des rainures que le malade devait s'exercer à suivre, des pendules qu'il saisissait pendant leurs oscillations. Mais à cette instrumentation spéciale on a très généralement préféré Femploi des objets usuels que chacun a à sa disposition et qui répondent à tous les besoins : règles, crayons, jetons, pièces de monnaie, etc. Rappelons notamment tout le parti qu'on peut tirer des jeux, dames, échecs, soli-

Fig. 35. — Appareil autrefois employé en cas de crampe des écrivains et pouvant être utilisé pour la rééducation de l'écriture chez les ataxiques.

taire, dominos, jeux de patience, cartes, etc., à condition que l'ataxique se surveille pour en manier correctement les pièces.

Enfin certaines fonctions du membre supérieur méritent par leur intérêt pratique une rééducation spéciale.

Écriture. — La première difficulté pour l'ataxique n'est pas de déplacer plus ou moins correctement la plume ou le crayon sur le papier, c'est de les tenir sans qu'ils lui échappent. Si ce premier défaut n'arrive pas à se bien corriger, on ne renoncera pas pour cela à la rééducation de l'écriture ; mais on tournera la difficulté soit par l'emploi de porte-plume spéciaux, volumineux, triangulaires ou

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