VI. — Dysarthries. Défauts de prononciation. Blésité
Sans parler des dysarthries dues à une malformation des organes périphériques, lesquelles relèvent de la chirurgie et de l'orthopédie, sans parler non plus de celles qui dépendent d'une affection bulbaire, sans revenir enfin à propos des troubles de la parole sur la sclérose en plaques, la maladie de Friedreich, les pseudo-bulbaires ou les hémiplégiques, il reste encore à compter avec tout un groupe de défauts de prononciation (blésité, zézaiement, clichement, grasseyement, etc.), dus non pas à une lésion des centres ni des organes de la phonation, mais à une exécution défectueuse des mouvements passée en habitude. On conçoit que toute la thérapeutique de semblables défauts consistera d'abord à apprendre aux sujets à exécuter correctement les mouvements nécessaires à l'émission régulière des sons et à Farticulation normale, ensuite à les forcer à s'observer avec soin jusqu'à ce qu'ils aient modifié ces habitudes vicieuses.
La technique à employer pour ce travail orthophonique est toujours en elle-même assez simple et demande plus d'attention et de précision que de procédés variés. Elle diffère pourtant un peu suivant l'âge du sujet.
S'il s'agit d'un enfant, — et il y a intérêt à intervenir le plus tôt possible, — elle est surtout empirique. Le médecin se contentera des