‹ PhysiothérapieChapitre 7 sur 211 · H. GRENIER DE CARDENAL · texte numérisé non relu

H. GRENIER DE CARDENAL

Ancien chef de clinique médicale

à la Faculté de médecine de Bordeaux, Directeurs de l'Institut de thérapeutique physique à Argelès-Gazost (Hautes-Pyrénées).

La mécanothérapie, très employée dans les pays du Nord, tarde en France à entrer dans la pratique médicale. Les instituts spéciaux y sont rares ; les praticiens gardent une méfiance vis-à-vis d'une instrumentation qu'ils ne connaissent pas ou qu'ils connaissent insuffisamment, car beaucoup d'entre eux n'ont jamais visité les établissements mécanothérapiques ou, les visitant, n'ont considéré les appareils Zander, Heitz, etc., que comme des objets de curiosité plutôt que comme des instruments pratiques. Aussi privent-ils souvent, de ce fait, leurs malades d'un moyen thérapeutique précieux.

Assurément, l'installation mécanothérapique ne sera jamais à la portée des praticiens. Mais n'en est-il pas de même pour l'hydrothérapie et Félectricité, et cela empeche-t-il le médecin d'adresser à ses confrères spéciahsteslesmalades qu'il juge devoir bénéficier d'un traitement électrique ou de douches ? Aussi faut-il souhaiter que les instituts mécanothérapiques se multiplient dans les villes, grandes et moyennes. Les praticiens se familiariseront avec ces appareils ; les malades trouveront à leur portée une installation, sinon complète, du moins suffisante pour les besoins courants; ils mettront à profit un traitement des plus efficaces et qui, en somme, n'est pas plus coûteux que l'hydrothérapie et l'électricité.

Nous serionsheureux si nous pouvions faire tomber les pi'éventions qui s'attachent encore à la mécanothérapie. Désireux d'être exclusivement pratiques, nous avons, dans cette étude, laissé de côté les théories mécaniques qui nuisent à la clarté ; nous avons insisté sur les indications et contre-indications thérapeutiques, sur le mode d'appfication des appareils pour chaque ordre de maladies, nous efforçant d'établir une sorte de formulaire mécanothérapique qui permette au médecin de comprendre ce qu'il peut attendre de ce traitement dans la pratique de sa clientèle.

Physiothérapie. IV. 1

2 FRAIKIN ET GBENIER DE CARDENAL. —

MÊCANOTHfiRAPIE.

Page 1