UTILITÉ, PRINCIPE ET DÉFINITIO'N
échauffe, fait transpirer, donne de Fessoufflement et des palpitations).
JNous retrouverons, dans la mécanothérapie, toutes ces notions, qu'il est indispensable de connaître.
Comment la gymnastique suédoise arrive-t-elle à ces résultats? Les principes en ont été bien posés par Ling. Elle emploie les attitudes fixes et les mouvements (nous les retrouverons en mécanothé-
Les mouvements sont ou actifs (l'élève les exécute seul ou avec appareils) ou passifs (exécutés parle maître sur l'élève qui supprime tout effort), ou avec résistance, opposants.
Les mouvements passifs et opposants constituent la gymnastique à deux. Par des attitudes diverses des membres et du tronc, en les faisant fixer par un aide ou par des courroies, on met à l'état passif les muscles qui doivent rester au repos. On prend point d'appui sur le segment corporel ainsi tixé pour mouvoir dans une direction déterminée le segment du corps que l'on veut ti'aiter. Puis, ou bien le patient exécute le mouvement, tandis que legymnaste s'y oppose, lui fait résistance ; ou bien le gymnaste fait le mouvement, et le patient lui résiste.
((Dans les deux cas, l'action aussi bien que la résistance doivent être longues, continues, égales, mesurées avec précision. C'est ce qui constitue, dans le système de Ling, la méthode manuelle ou de ïopposant » (L. Régnier). C'est au gymnaste à calculer son action ou sa résistance, de manière que l'effort musculaire croisse ou décroisse progressivement d'intensité.
Ce sont là les mouvements actifs.
Dans les mouvements~passifs, tout effort du malade est supprimé ; il subit l'exercice. Le gymnaste imprime les divers mouvements nécessaires au segment du corps à traiter, en évitant de provoquer des mouvements réflexes.
Ces courtes notions montrent fimportance de l'aide, du gymnaste et la nécessité d'un dosage exact, d'une mesure du mouvement. L'aide doit être très habitué, très expert ; ses soins prolongés deviennent fatalement onéreux. Un aide médiocre peut être dangereux pour appliquer une (( ordonnance » qui demande du tact et même de la science. Enfin l'aide le meilleur se fatigue à la fin de la séance; il a ses bons et ses mauvais jours, et il ne peut répondre, à plusieurs jours de distance, de doser exactement sa résistance ou ses mouvements et de les augmenter progressivement de séance en séance pour aboutir au résultat cherché.
Il y avait par suite intérêt à remplacer la main de l'aide par des
4 FRAIKIN ET GRENIER DE CARDENAL. — MÊCANOTHÉRAPIE.
instruments mathématiques susceptibles de le suppléer sans présenter ses défaillances. C'est là le principe de la mécanothérapie, qui substitue à l'action variable d'un gymnaste l'action mathématique, toujours identique à elle-même, d'un appareil.
On doit par conséquent la définir : Vart d'appliquer à la thérapeutique et à rhygiène certaines machines destinées à provoquer des mouvements corporels méthodiques dont on a réglé d'avance la forme, r étendue et V énergie (Lagrange).
Les appareils qu'elle utilise ont donc pour rôle de localiser, doser, mesurer mathématiquement l'exercice.