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A. NÉBÜLECSES CIRCULAIRES D’ÉCALE CLARTÉ

§ 214. Les nébuleuses qui paraissent unies dans les autres télescopes ne le sont pas toutes dans le grand ; les unes continuent à s’y montrer telles, mais il y en a une autre, commeO(fig. 30), qui, vue unie et résoluble dans les autres télescopes, paraît dans le grand télescope se résoudre en points lumineux formant des anneaux séparés par des intervalles. C’est la nébuleuse (834) (*) qui se résout en anneaux de forme ellipsoïdale, d’où Pou peut conclure que la meule est vue obliquement. Les gros météores concentrent une si grande quantité de lumière, qu’elle suffît pour rendre visible leur foyer, môme quand l’atmosphère est un peu nuageuse. Dans la nébuleuse (1 529), les foyers des météores sont visibles durant le crépuscule. Dans la nébuleuse (1 833), les foyers des météores se montrent assez dispersés et séparés les uns des autres.

Les autres télescopes font voir dans plusieurs nébuleuses une clarté supérieure vers le centre. En observant dans le grand télescope, on put se convaincre que celte clarté ne résulte pas d’une lumière plus intense de chaque point, mais d’une densité plus grande de ces points vers le centre.

Nous avons rapporté (§ 194) l’observation géométrique faite par Herschel sur les nébuleuses circulaires de clarté croissante vers le centre, clarté attribuée par lui, non pas à la grandeur ou à la lumière supérieure des points visibles, . mais à la forme sphérique de la nébuleuse composée d’étoiles sphériques condensées par l’attraction au ceutre sphérique de cette nébuleuse, et non pas au centre superficiel de son disque. Dans le grand télescope, chacun a vu que les points lumineux de la surface sont plus denses au centre du disque qu’à sa périphérie.

Si Herschel eut vécu au temps d’Arago, lorsque, daus le

(*) Ces chiffres entre parenthèses représentent les nombres affectés rua nébuleuses contenues dan» le catalogue d’Herschel de 1833.

grand télescope, les points lumineux se montrèrent plus

denses vers le centre du disque que vers sa périphérie, il aurait bien fallu qu’il renonçât à attribuer à l’attraction la production d’une forme sphérique; car alors lés points lumineux auraient apparu plus denses dans la périphérie qu’autour du centre. Mais Arago, ainsi qu’Herschel, étaient trop imbus du préjugé de l’attraction pour faire un raisonnement conforme aux nouveaux faits observés dans le grand télescope. Un grand nombre de vieux astronomes ont , comme Arago, l’idée de l’attraction tellement enracinée, qu’il leur est impossible d’en concevoir l’absurdité. Parmi la jeunesse, ce préjugé est loin d’être aussi vivace : qu’elle sache seulement que , sous ce point de vue, ses maîtres sont dans l’erreur, et tout en conservant pour eux tout le respect que méritent leurs importants travaux, elle ne doit pas se laisser égarer en s’éloignant du mode de la production des faits suivant la loi physique.

Les nébuleuses circulaires n’ont pas la forme d’une sphère, mais celle d’une meule composée de huit anneaux de météores occupant les espaces orbiculaires de huit grosses planètes séparées de leur soleil par les distances 2A, 2®A, 2SA, 2*A, 2*A, 27A, 28A, 2®A. De sorte que les petits intervalles sont 2SA — 2A, 2* A — 2*A, 24A — 2*A, dans lesquels se voient les points lumineux denses, et les intervalles sont 28A — 27A; 2*A — 28A, où se voient les points les moins denses, sans être pourtant d’une clarté moindre. Une sphère de points lumineux ou d’étoiles, comme Herschel l’admettait, paraîtrait sous la forme d’un disque ayant dans la périphérie les points denses, et au centre les points moins denses.

B. Des nébuleuses bondes poseidoniennes et annulaires.

§ 215. Le contour de ces nébuleuses contient l’arc de la bande poseidonienne* dont résultent divers aspects ; les mé-

EN FORME DE MEULE

Ml

léores ont des dimensions inférieures à celles des météores des nébuleuses de la classe précédente; ils font donc apparaître un noyau central ou excentrique dans les autres

télescopes, tandis que ces météores ou leurs foyers deviennent visibles dans le grand télescope. A la place du noyau apparaît un grand nombre de points lumineux, dont lu clarté est supérieure à celle d’antres points plus éloignés et moins denses produits de l'arc poseidonien.

Cette différence entre la clarté des points lumineux correspond aux quantités de rayons concentrés dans le foyer de chaque météore, qui ne sont pas de dimensions différentes, mais qui sont séparés entre eux par des intervalles inégaux, intervalles correspondant à ceux qui séparent les huit espaces orbiculaires, et c’est surtout la bande poseidonienne, ce qui en fait un cas exceptionnel : telle est la nébuleuse (1 456).

D’autres nébuleuses circulaires ont au centre un amas de points plus lumineux que les périphériques, vers lesquelles s’étendent des veines de clarté supérieure; veines correspondant aux bras de la bande poseidonienne : telles sont les nébuleuses (706), (248), (805). Un éclat plus grand caractérise les nébuleuses de (4 663), (1 558), (1 916).

Les meules, vues un peu obliquement, conservent leur apparence circulaire, mais il y a un effet perspectif qui se manifeste par un aspect excentrique du noyau , lequel se présente comme tout près du bord du disque, du côté de l’observateur, et éloigné du bord de l’autre côté. Les meules étant eh telles positions obliques, les points lumineux n’apparaissent pas symétriquement distribués et leur éclat supérieur n’apparaît pas au centre. La bande poseidonienne fait apparaître un ou quelquefois deux noyaux périphériques. La nébuleuse (1622) en -n de la Grande Ourse a été vue par Messier comme une nébuleuse unie N (fig. 26); W. Herschel la vit comme entourée d’une auréole; John Herschel vit l’arc feg qu’il attribua à deux bras

fe el ge. Cet arc se trouve sur un anneau ghf séparé par un intervalle du noyau bb'.

Pour se convaincre que l’arc gef est la moitié £ »nu de la masse poseidonienne extérieure, on se sert du rapport entre la distance 2’A = eO, la distance «0 = *e0 et la distance (jO — 2®A. Telle nébuleuse, vue dans le grand télescope, se présente sous la forme de O (fig. 27), d’où il devient évident que les bras apparents de J. Herschel ne sont en effet que la masse { m“ de Poséidon, qui se plie pour aller s’unir avec l’autre moitié. Telle nébuleuse est (1602) du Chien de chasse; elle a’obtient l’apparence indiquée dans la figure 27 que sous un grossissement de 560. L’amas é' de points lumineux se présente comme un noyau périphérique, tandis que le central persiste en la place où il est vu dans les télescopes habituels.

C’est au moyen du grand télescope qu’on peut distinguer les nébuleuses unies comme celle N (6g. 26) en poseidoniennes O (6g. 27) et en nébuleuses de meule parfaite comme l’est O (6g. 28), où la masse £ mn n’est plus séparée de la bande poseidonienne, mais où elle se trouve déjà unie avec la moitié inférieure. Il a été indiqué dans la nébuleuse O (ûg. 26) que dans la grande distance Oe, presque égale à 2”A, est la moitié - mu de la masse, et dans la distance 0/ qui est le rayon de l’anneau est l'orbite de la masse \ mn la moins éloignée. La nébuleuse O (6g. 28) est celle de l’aile de la Vierge.

Les bandes en forme de spirale observées dans les deux nébuleuses O' et O (6g. 27, 28) indiquent que les huit anneaux de météores occupant les huit espaces orbiculaires ne sont pas vus exactement en face, mais un peu obliquement. Cependant il existe en même temps pour les météores de chaque traînée un arrangement tel qu’ils ne sont pas à la même distance du soleil. De même que les planétoïdes, ainsi les météores de chaque espace orbiculaire se trouvent ù la distance 2"A± « de leur soleil.

EN FORME DE MEULE

Dans cette classe sont comprises : 1° les nébuleuses aunulaires, 2* les nébuleuses à un ou deux bras, et les nébuleuses à deux ou trois noyaux ; car pour s’unir les deux moitiés de la masse mlx poseidonienne exigent un espace de temps T — t beaucoup plus long que celui t qui doit s’écouler ensuite pour la disparition de la nébuleuse unie et l’apparition des planètes lumineuses.

1* Nébuleuses annulaires.

§ 216. Pour que les nébuleuses soient unies, il ne faut pas que soient visibles les intervalles qui séparent les anneaux composés de météores dont sont composées les nébuleuses unies et en même temps résolubles. Pour être visibles, les intervalles doivent avoir une largeur L qui peut être obtenue : 1 * dans les grands intervalles 29A — 28A=28A par des météores de dimensions considérables D ; 2° dans les intervalles intermédiaires de 2® A — 2*A = 3x2*A la largeur L est obtenue par des météores de dimensions inférieures d; 3° dans le petit intervalle 2A entre Hermès et le soleil, la largeur L d’intervalle ne peut être obtenue qu’au moyen de météores de très-médiocre dimension 3.

Les dimensions 3, d, D des météores sont donc en rapport inverse avec les nombres des anneaux et en rapport direct avec le nombre des nébuleuses résolubles. Ces dimensions 3, d, D des météores font croître les grosseurs ab, cd..., (fig. 26) des anneaux, l’intervalle cb qhi les sépare diminue, et il en résulte de l’ensemble un système planétaire composé des anneaux de météores en forme de meule dont, 1° le rayon oe est égal à la distance 2°A de la masse m“ la plus éloignée, et 28 l’épaisseur est produite par les projections des épaisseurs des neuf anneaux. Cet ensemble des anneaux de météores on forme de meule est donc ce qu’on doit entendre par les mots nébuleuses planétaires , lesquelles résultent des jets de masse brûlante qui forment les étoiles nouvelles.

Cil AP. IV. - DES NÉBULEUSES PLANÉTAIRES

29Zi

Par des observations directes, John Herschel trouva 2306 nébuleuses dont 1 84 annulaires :

2 nébuleuses à 5 anneaux,

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

Ces nombres de nébuleuses ne sont pas réels mais relatifs, et selon la puissance p du télescope du même observateur,

et encore avec la puissance physiologique n de sou organe visuel. Toutes ces nébuleuses disparaissent dans les instruments faibles, tandis que dans le grand télescope un grand nombre de nébuleuses 2306 — 184 se présentent annulaires. Cependant les rapports indiqués sont conservés, de sorte qu’on doit obtenir dans le grand télescope :

2 n nébuleuses à 5 anneaux,

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id.

id ,

La durée de l’état d'une nébuleuse annulaire est proportionnelle aux nombres 2, 1 , 10, 25, 1 46.

2T représente la durée de l’état pentédactyle,

id.

de l’état tétradactyle.

id.

de l’état tridactyle,

id.

de l’état didactyle,

id.-’'

de l’état monodactyle.

Le nombre des nébulquses non annulaires observées dans le grand télescope restera 2306 — 1 84« ; la durée de 2306T diminuera pour devenir (2306 — 18i«)T.

Entre les quatre orbites extérieures la largeur devient invisible lorsqu’en diminuant elle devient L; les intervalles primitifs entre ces orbites sont :

(2* — 2‘)A = .) x 2‘A entre Arès et Zeus,

(27 — 2*) A = 2‘A entre Zeus et Cbronos,

(2* — 2T)A = 2’A entre Cbronos et Ouranos,

(2* — 2*}A = 2'A entre Ouranos et Poséidon.

EN FORME DE MEULE

Les espaces qui doivent disparaître sont :

Pour que les dimensions des météores augmentent assez ponr faire diminuer les intervalles entre les orbites jusqu’au point où reste la largeur L, il faut les durées indiquées T, 10T^25T, UGT. Ainsi l’on a :

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