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CÉLESTE

§ 236. Toutes les nébuleuses sont composées de masse brûlante entourée d’amas de météores : 1“ Il y a des nébuleuses dont la masse deviendra un ou plusieurs soleils; et pour cela les nébuleuses pareilles sont nommées solifères; il en est traité dans la section suivante. 2° II y a des nébuleuses dont la masse brûlante est composée d’un soleil et de huit jets, dont chacun deviendra une planète; ces nébnleuses sont planétaires; elles ont toutes la forme de meule, tandis que la forme des nébuleuses solifères est globulaire et irrégulière. Les météores sont gros dans les nébuleuses solifères qui, pour cela, sont toutes résolubles dans les télescopes; les météores sont, au contraire, moins gros dans les nébuleuses planétaires, lesquelles sont moins résolubles, môme dans les plus puissants télescopes.

Vers les directions de deux prolongements de l’axe de la Galaxie se voient les nébuleuses planétaires les plus denses, et il y a absence presque totale de nébuleuses solifères. Au contraire, dans les directions des nébuloslices (*), les nébuleuses solifères sont très- fréquentes et les planétaires très-rares. Il y a donc des nébuleuses planétaires dans la direction de la Vierge et d’Andromède, et des nébuleuses solifères dans la direction d’Orion , mais à un degré bien supérieur dans la hauteur H de l’espace stellaire , là où se rencontrent les astérismes de l’Écu de Sobieski, du Sagittaire et du Scorpion.

Celte différence entre la distribution des nébuleuses hétéronymes est réelle pour les nébuleuses solifères, et elle n’est

(') Ce mot , formé comme le mot solstice, indique les régions dans l’espace stellaire où chaque soleil et par suite chaque nébuleuse atteint un maximum d'éloignement, non du plan de la Galaxie, mais de celui du Soleil. Ainsi les nébuloslices sont éloignées do 'JO* des nœuds P. et '<3 de la rencontre de leur orbite avec celle du Soleil.

EN FORME DE MEULE

qu'apparenle pour les planétaires, parce que les nébuleuses solifères étant de forme globulaire se présentent de mêmes dimensions, étant vues sous toute obliquité, de sorte

qu’il y en a en effet dans la direction d’Orion et davaulage dans celle du Scorpion. Au contraire, la forme de meule fait que les nébuleuses planétaires sont seulement visibles sous des obliquités peu grandes; elles deviennent invisibles lorsqu’elles apparaissent comme des amas de cirres dans l’ascension d’environ 20 heures.

La raréfaction des nébuleuses planétaires dans les directions des ncbuloslices indique donc que les plans de meules sont peu inclinés sur celui de l’orbite du Soleil, ainsi que le sont les plans des orbites des soleils. En général, les plans de meules ou ceux de l’équateur des soleils sont donc peu éloignés du plan de la Galaxie et de celui de l’orbite du Soleil. Cela prouve la rareté des cas où le plan équatorial d’un soleil, lequel coïncide avec celui de la meule, s’éloigne de 79“ de celui de son orbite, comme cela a lieu pour le plan équatorial de notre Soleil , qui coïncide presque avec l’écliptique et coupe le plan de l’orbite solaire pour formor un angle de 79°.

Il devient connu par là que pour que l’obliquité diminue et que les meules deviennent visibles, elles doivent se trouver dans les directions des deux prolongements de l’axe de l’orbite solaire qui est la dimension de la largeur / -f- 1 de l’espace stellaire. De cette observation il résulte : 1° que si les plans de meules coïncidaient avec les plans des orbites de leurs soleils, et 2° que 6i les plans des orbites des soleils coïncidaient avec le plan de l’orbite de notre Soleil, toutes les meules se seraient présentées de proül et resteraient toutes invisibles. Si au contraire les plans des orbites des soleils coïncidaient avec celui de l’orbite de notre Soleil, et si les plans des meules tombaient sur eux perpendiculairement, toutes les nébuleuses planétaires seraient vues de face et qu’aucune ne resterait invisible.

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Ü12 Cil A P. IV. — DES NF.BCLEÜSES PLANÉTAIRES

§ 237. Liaison entre les nébuleuses pl nétaires et les étoiles doubles. Il y a longtemps les nébuleuses actuelles étaient invisibles, les étoiles doubles étaient alors des nébuleuses; après un autre laps de temps écoulé, deviendront visibles les nébuleuses actuellement invisibles; les nébuleuses actuelles seront des étoiles doubles, et les étoiles doubles actuelles deviendront des planètes obscures comme sont celles de notre système; notre Soleil sera alors obscurci.

De même que se présentent les positions des plans des nébuleuses planétaires, de même se présentent aussi celles des plans orbiculaires des étoiles doubles. Pour être facilement aperçues, les meules doivent se trouver dans les directions verticales à l’axe de l’orbite du Soleil ; celte même position est la moins favorable pour apercevoir séparément les planètes lumineuses, car les intervalles qui les séparent sont en celte position les plus petits possibles. Ces intervalles croissent dans les positions obliques et atteignent un maximum avant de devenir r = 90° en indiquant parT l’obliquité.

De celte cause de la perspective résultent des distributions correspondantes des nébuleuses et des étoiles doubles, distributions apparentes et non réelles obtenues par les observations qui sont rapportées ici comme exemples et qui servent à rendre plus évident le mode de la succession des états par lesquels doit passer chaque système planétaire, dont la masse m planétaire était dans le principe contenue avec la masse M dans l’enveloppe solide du soleil de chaque système. En cet état primitif les solei’s ne sont pas entourés de planètes; aussi sont-ils nommés lipoplanètes quand ils sont en cet état. Selon les changements des étals de la masse m expulsée est obtenue une longue série de changements opérés en ordre chronologique et pendant de longues durées liées entre elles en un ordre invariable, de même que s’opèrent les changements successifs chez les corps organisés de courte durée.

EN FORME DE MEULE

§ 238. Succession chronologique des états des systèmes planétaires. Dans le principe les soleils proviennent des nébuleuses solifères à l’état de soleils tipophmètps.

I. Chacun des soleils reste à l’état de lipoplanète un espace de temps T ; cet état se termine à une époque indiquée par l’expulsion d’bn nombre de jets de masse brûlante, expulsion qui se manifeste dans la voûte céleste par l’apparition d’une étoile nouvelle qui dure environ un an. Ces étoiles nouvelles sont le seul guide conduisant à pas sûrs aux détails de la Cosmogonie (§ 208).

II. La masse brûlante de chaque jet produit des vésicules de vapeur qui devient opaque, et, en dispersant les rayons, obscurcit celle masse, de même que les nuages épais obscurcissent le Soleil. Les vésicules produites précédemment éprouvent une répulsion de (elles produites ensuite. Cette production continuelle de vésicules par les molécules de la surface de la masse brûlante n’éprouve point d’interruption ; l’épaisseur des couches de vapeur s’accroît, et lorsque la température des couches superficielles s’affaisse suffisamment, les enveloppes des vésicules gèlent et deviennent de petits ballons dont des millions groupés ensemble forment des amas nommés météores, d’un volume énorme et sans poids sensible. Pour que l’espace occupé par les météores devienne perceptible, il faut que leur volume acquière une dimension d. Donc, depuis l’époque de l’apparition de l’étoile nouvelle jusqu’à celle de l’apparition au même point d’une nébuleuse, il faut qu’il s’écoule un laps de temps T.

III. L’état du système n’éprouva en l’époque de son apparition aucun changement réel, car la production des vésicules persiste, le volume des météores croît, les intervalles croissent entre leurs foyers qui apparaissent comme des points lumineux lorsque les intervalles ). sont devenus assez grands. Les météores allant en grossissant, on voit se combler les intervalles L entre les traînées qu’ils forment. C’est

ainsi que disparaissent successivement les anneaux et que les nébuleuses deviennent unies et résolubles si elles sont vues de face. La production de vésicules de vapeur ne se termine qu’à l’époque de l’établissement d’un équilibre complet entre les molécules de la masse pâteuse de chaque jet. A celle époque la forme de la masse est ovalaire, et la couche superficielle se congelant devient une enveloppe solide de glace transparente. Les météores, en continuant leur mouvement orbiculaire, restent séparés et ils s’éloignent de cette enveloppe. Cette enveloppe glaciale livre passage aux rayons; c’est ainsi, que devient visible la masse brûlante en forme de planètes. La durée de l’établissement de l’équilibre entre les molécules est T' = T 4- T'.

IV. Dans le principe les planètes sont lipodoryphores ou sans satellite; elles persistent en cet état un espace de temps et produisent des expulsions de jels de masse brûlante, lesquels apparaissent dans la voûte céleste comme des étoiles de 6* grandeur et disparaissent en 8 à 1 \ mois, de sorte qu’on n’en connaît jusqu’à présent que deux. Il faut qu’après ces expulsions il s’écoule encore un espace de temps pour que toute la chaleur lumineuse de la masse brûlante se répande et que les planètes soient réduites à l’état obscur. C’est donc avec l’obscurcissement des planètes que se termine la période, laquelle commence avec la production d’une enveloppe solide de glace. L’intervalle entre ces deux époques est le laps de temps T".

Y. Dans les planètes obscurcies, les deux éléments de l’eau se combinent avec les deux espèces d’équivalents électriques amenés du Soleil. Par les éléments pondérables combinés avec les éléments impondérables, se produisent les substances végétales, et de ces substances, par la fermentation, sont produites les substances minérales, lesquelles restent éternellement. La chaleur lumineuse du Soleil se consomme de telle manière en un laps de temps T'"; enfin il resta à son tour entièrement obscurci.

EN FORME DE MEULE

Depuis l’époque où un soleil provient d’une nébuleuse solifère jusqu’à celle où ce soleil restera à l’état obscurci, il faut qu’il s’écoule la somme des laps de temps T -f- T' -f- T" T'". En admettant N pour le nombre des soleils lipoplanètes, N' pour le nombre des nébuleuses planétaires visibles et invisibles, N" pour le nombre des étoiles doubles et N"' pour le nombre de soleils entourés de planètes obscures, et en sachant que presque dans chaque siècle il y a production d’un système planétaire, nous connaissons par là que pour que les nombres N, N', N", N'" restent invariables, il faut: 1° que chaque nouveau soleil reste à l’état de lipoplanète jusqu’à l’époque où il expulsera une masse brûlante, mais pour que son tour arrive il faudra N siècles; 2° de môme, c’est après N' siècles que viendra pour le système planétaire produiten 1604 le tourdedevenir uue étoile double; 3° pour passer de cet état à celui des planètes obscures, il faut qu’il s’écoule N" siècles; enfin 4° pour s’obscurcir, les soleils des planètes obscures demandent encore N'" siècles.

De ce nombre nous ne connaissons que quelques parties

plus ou moins grandes :

1* Des soleils lipoplanètes 120000, non compris ceux de dixième grandeur ou les plus faibles;

2* Des meules de nébuleuses 2306, non compris les invisibles ;

3° Des étoiles doubles 3110, non compris les étoiles indécomposables ;

4° Le nombre N'' de systèmes planétaires est inconnu comme dans le nôtre celui des planètes obscures.

Il est fait mention ici de la distribution des soleils parce que ce sont eux qui produisent les étoiles nouvelles et par suite tous les systèmes planétaires; dans la section suivante nous traiterons des soleils lipoplanètes. Ici est exposée la liaison entre la distribution des nébuleuses et des étoiles doubles, et ensuite la liaison entre les étoiles

nouvelles el les durées de chaque état d’uu système solaire.

A. De la liaison entre les distribdtiors des nébuleuses

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