ET DES ÉTOILES DOUBLES
§ 239. Dans le tableau suivant sont exposés les nombres des nébuleuses planétaires et des étoiles doubles obtenues par les observations jusqu’à 1833. Ces nombres ne sont pas limités, mais ils croissent en raison du nombre plus grand des observateurs et du perfectionnement des instruments.
Tableau des distributions des nébuleuses planétaires el des étoilés doubles.
Éioilre
Heures. Nébuleuses, doubles.
Étoiles
Heures Nébuleuses, doubles.
Considérant que les étoiles doubles étaient autrefois des nébuleuses, et que les nébuleuses actuelles deviendront dans l’avenir des étoiles doubles, il résulte de là que s’il y a quelque différence entre les distributions des nébuleuses et des étoiles doubles, cette différence peut résulter, 1* des nombres inégaux des soleils dans la profondeur h de l’espace stellaire et dans sa hauteur H, et 2° des positions des plans des meules; ces positions restant les
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mêmes, lorsque les plans orbiculaires sont vus de face, elles favorisent bien l’apparition des meules et favorisent peu celle des planètes; 3° s’ils sont vus obliquement, l’apparition des meules est peu favorisée; c’est le contraire pour celle des planètes composant les étoiles doubles.
1” Rapport mire les nombres des nébuleuses et des étoiles doubles, de ta profondeur et de la hauteur de t'espace stellaire.
§ 240. Dans les ascensions des ob a 12b le nombre 1613 d’étodes doubles est supérieur à celui 1497 d’étoiles doubles des ascensions entre 13b et 24b : il y a, au contraire, un plus grand nombre de nébuleuses, soit 1210, entre 13b et 24b que 1096 entre 0b et 12b. Ces différences ne résultent pas des causes d’origine de la Perspective, mais elles sont réelles, de même que sont réelles les différences entre les régions des apparitions des étoiles nouvelles.
Les étoiles e, autrefois nouvelles et devenues actuellement étoiles doubles, occupèrent relativement à notre Soleil presque la même position qu’elles occupent actuellement : de même les étodes nouvelles d produites un laps de temps T' plus tard occupèrent les mêmes positions qu’elles occupent actuellement; elles se montreront comme nébuleuses dans les régions où ont été les 15 étoiles nouvelles qui apparurent depuis Hipparque.
Connaissant que les soleils lipoplanètes sont la cause des étoiles nouvelles actuelles, de celles parues un laps de temps T' auparavant et de celles antérieures à un laps de temps T' -t-T'', il en résulte que les différences entre les étoiles nouvellesd’époques differentes correspondent à celles des soleils lipoplanètes. Avant la somme T' -4- T' des laps de temps, lorsque apparurent les étoiles nouvelles devenues actuellement étoiles doubles, il y avait, du côté de la profondeur h de l’espace stellaire, nne quantité C deso-
leils lipoplanètes supérieure à celle Q des soleils de la hauteur H de cet espace.
Avant le laps de temps, T"2 lorsque apparurent les étoiles nouvelles devenues actuellement nébuleuses planétaires, il y avait, du côté de la hauteur H de l’espace stellaire, une quantité Q' + ff de soleils lipoplanètes supérieure à celle Q' des soleils de la profondeur h de cet espace.
Actuellement la quantité Q" -H ?'-*-</" de soleils lipoplanètes dans la hauteur H" de l’espace stellaire est beaucoup plus grande que celle Q"des soleils delà profondeur h. Cela est rendu connu par les quinze étoiles nouvelles dont huit ont été dans la hauteur H vers les astérismes du Cancer et d’Ophiuchus.
Ces liaisons entre les quantités des soleils lipoplanètes et les étoiles nouvelles d’époques différentes devinrent un moyen de connaître les changements qu’ont subis les soleils lipoplanètes del’espace stellaire avant le laps de temps T" et T' -f- T" qui comprennent des millions d’années. Cet ordre de changements sert à résoudre les trois grands problèmes de la Cosmogonie.
Premier problème. Pourquoi le nombre 1613 d’étoiles doubles de la profondeur h de l’espace stellaire est-il plus grand que le nombre de 1 497 des étoiles semblables de sa hauteur H?
Réponse. Avant la somme T'' -4- T' de laps de temps, lorsque les étoiles doubles actuelles étaient des étoiles nouvelles, il y avait dans la profondeur h de l’espace stellaire la quantité Q -+- q' de soleils lipoplanètes, et dans sa hauteur H il y avait la quantité moindre Q; ces quantités étaient entre elles presque dans le rapport de 1613 : 1497.
Deuxième problème. Pourquoi le nombre 1210 des nébuleuses de la hauteur H de l’espace stellaire est-il plus grand que le nombre 1096 des nébuleuses de la profondeur h ?
Réponse. Avant le laps de temps T", lorsque les nébu-
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leoses planétaires actuelles étaient des étoiles nouvelles, il y avait dans la hautenr H de l’espace stellaire la quantité Q' -\-q' de soleils lipoplanètes, et dans sa profondeur A il y en avait la quantité moindre Q' : ces quantités étaient entre elles presque dans le rapport de 1 210 : 1096.
Troisième problème. Pourquoi des quinze étoiles apparues depuis vingt siècles, huit ont-elle9 été dans la hauteur H de l’espace stellaire aux astérismes du Scorpion et d’Ophiuchus et les sept autres à des distances différentes de ces astérismes ?
Réponse. Les soleils lipoplanètes diminuent dans la profondeur h de l’espace stellaire, car le nombre des nébuleuses solifères y est diminué, de sorte que les soleils q devenus invisibles ne sont pas remplacés en même temps par d’égales quantités de soleils provenant des nébuleuses solifères; celles-ci éprouvèrent uue diminution réelle tant dans la profondeur h que dans la hauteur H; cependant leur diminution s’opère en rapport inverse des carrés des distances entre elles et l’Hélioagète.
2° Rapports entre les nombres des nébuleuses et les étoiles doubles de mêmes ascensions.
§ 241. Aux ascensions de 5 à 7 heures et de 12 à 1 4 sont indiquées dans le tableau les nombres 148, 205, 171 et les nombres 101, 122, 83 d’étoiles doubles, dont les sommes 528 et 306 sont presque dans le rapport de 2:1.
Aux mêmes ascensions sont les nombres 36, 52, 56 et 271, 441, 21 4 de nébuleuses planétaires, dont les sommes 124 et 926 sont presque dans le rapport de 1:8.
Aux deux autres quadrants des 18, 19, 20 heures et de 23, 24, 1 heure sont indiqués dans le tableau les nombres 154, 179, 175 et les nombres 116, 36, 93 d’étoiles doubles, dont les sommes 508 et 295 sont presque dans le rapport 2:1.
Aux mêmes ascensions sont les nombres 18, 34, 37 et les nombres peu déplacés 98. 89, 109 de nébuleuses planétaires dont les sommes 89 et 596 sont presque dans le rapport de 1:6.
Faisant la comparaison entre Ifs nébuleuses planétaires des ascensions de 9, 10, 11, 12, 13, 14 heures, et des 16, 17, 18, 19, 20, 21, on a les nombres qui donnent les sommes de 1261 et 159 nombres, lesquels sont presque dans le rapport de 8:1.
Les nébuleuses solifères ou celles qui sont considérées comme des amas d’étoiles sont peu nombreuses et manquent entièrement dans les ascensions des 9, 10, 11, 12, 13, 14 heures; au contraire, elles sont nombreuses daus les ascensions de 16, 17, 18, 19, 20, 21 heures.
Entre ces trois genres d’objets, 1° étoiles doubles, 2' nébuleuses planétaires en forme de meule, et 3* nébuleuses solifères en forme globulaire, ces dernières seules ont le même aspect en toute portion; c’est pour celte raison qu’elles sont réellement rares dans lesa-censions indiquées, et nombreuses au contraire dans le quadrant suivant d’ascension.
Pour les nébuleuses planétaires on a trouvé le nombre 1 096 dans les ascensions entre 0b et 1 2fc, et le nombre 1210 entre l’ascension de 13 et 24 heures, d’où l’on a reconnu qu’il y a dans les deux quadrants moins de nébuleuses que dans les deux autres.
La différence apparente et non pas réelle des meules de nébuleuses n'existe que dans les extrémités de chaque quadrant. Dans les ascensions de 17, 18, 19 heures, les nombres des nébuleuses donnent la somme de 84 ; dans les autres extrémités de ces deux quadrants, d’un côté est la somme de 829 nébuleuses, et de l’autre côté est la somme de 296. En prenant la moyenne f (829 + 296) des deux maxima, on trouve approximativement le nombre 154 de nébuleuses contenues dans l’ascension de l’étendue de
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15°, cependant la moyenne J (441 -h 109) = 275 est plus exacte; de sorte que la quantité totale des nébuleuses planétaires n’est pas inférieure à 225x24=6600.
Telle est également la différence qui se présente en rapport inverse dans la distribution des étoiles doubles. Il y a dans les deux quadrants, une quantité 1613 supérieure à celle de 1497 dans les deux autres quadrants: il y a cependant deux maxima de 209 et 179 aux rencontres opposées des quadrants, et ce sont lesminima 93 et 87 qui se trouvent aux autres extrémités du même quadrant. Donc la même cause de la Perspective facilite sous un point de vue l’apparition des meules et rend peu visibles les étoiles doubles; sous un autre point de vue de 90° de distance, est facilitée l’apparition des étoiles doubles, et sont rendues presque invisibles les meules des nébuleuses. Il faut donc compter pour chaque heure d’ascension la moyenne de - (209 -t- 179)= 194, et la somme des étoiles doubles n’est pas inférieure au produit 194x24 = 4656.
H. Oc 1.4 DURKF. DES SYSTÈMES PLANÉTAIRES A L'ÉTAT D'ÉTOILE DOUBLE.
§ 242. Pour déterminer la durée de la vie des habitants d’une ville dont le nombre N est supposé constant, il faut savoir le nombre h des décès annuels, nombre qui ne diffère pas de celui n des naissances par lequel doit être divisé le nombre N; si l’on a, par exemple, N = 30000 et « = 1000, l’équation ~^ = 30 indique lu durée de la vie de chaque individu. Parmi trente habitants il y a par an un décès et une naissance.
En laissant à part les nébuleuses invisibles, dont le nombre peut être comparable à celui de 6600 trouvé pour les nébuleuses planétaires visibles, nous admettrons comme un maximum ce nombre de 6600. D'après les 15 étoiles nouvelles qui se sont produites dans l’espace de vingt siècles, on a pu voir que 15 nébuleuses invisibles doivent devenir
visibles et que 4 5 nébuleuses visibles sont devenues des étoiles nouvelles; de même 1 5 . étoiles nouvelles se sont obscurcies. Il y a chaque 125 ans une naissance de système solaire et disparition d’une étoile double.
Le système solaire produit le dernier est celui de 1604: il restera à l’état de Débuleuse planétaire tous les temps pendant lesquels les nébuleuses 6000 visibles et celles x invisibles deviendront des étoiles doubles. Pour que ce système planétaire né en 1604 devienue à son tour une étoile double, il faut que toutes les nébuleuses actuelles passent avant lui à l’état d’étoiles doubles, et en même temps, il faut qu’il se produise un égal nombre de nouveaux systèmes planétaires en forme d’étoiles nouvelles, soit 15 en nombre par vingt siècles. En laissant à part le nombre x des nébuleuses invisibles, il résulte que l’étoilenouvellede 1 604 deviendra une étoile double en un espace de temps qui ne peut pas être inférieur à 6600 x 1 25 = 825000 ans.
Les planètes de ces systèmes planétaires ne verront venir leur tour de s’éteindre que lorsque seront éteintes toutes les étoiles doubles actuelles et celles qui résulteront successivement des nébuleuses planétaires actuelles. La durée de l’état planétaire comme étoile double est indiquée dans le produit de 4656x125=582000 uns.
J’ai trouvé dans les étoiles à éclat périodique la preuve incontestable que, parmi les étoiles visibles à l’œil nu, il n’en existe aucune qui serait un soleil lipopl.inete ; chacune de ces étoiles est un système planétaire composé de huit grosses planètes outre les satellites. De même est trèsgrand le nombre des étoiles télescopiques qui sont également des systèmes solaires et non pas des soleils lipoplanèles. Le nombre véritable des systèmes à l’étal de planètes lumineuses est de beaucoup supérieur à celui de 4656. Il en résulte que chaque système de planètes lumineuses persiste en cet état durant un grand nombre de millions d’années ou même plus d’un million de siècles.
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Il résulte de cette longue durée depuis l’expulsion de la masse des planètes d'un soleil lipoplaoète jusqu’à l’obscurcissement des planètes, lorsque le Soleil resta dégagédes météores, que l’intensité •!> de lumière des soleils lipoplanètes doit se trouver réduite à un affaiblissement qui est des millions de fois inférieur. C’est donc à des distances qui sont des millions de fois inférieures que doivent se trouver les soleils pareils au nôtre pour être aperçus comme étoiles télescopiques. En admettant que la distance entre nous et les soleils lipoplanèles soit un million de fois celle entre Neptune et le Soleil, il en résulte que les soleils d’une clarté 9 pareille à celle du nôtre doivent devenir invisibles à une distance égalant uno centaine de fois celle de Neptune.
J’ai indiqué le moyen de déterminer la distance D de la Terre de plusieurs étoiles doubles (§ 139) et en même temps les distances d qui les séparent entre elles; il en résultera que la distance D entre le Soleil et l’étoile la moins éloignée est beaucoup trop grande par rapport aux distances d qui séparent plusieurs étoiles l’une de l’autre. Les astronomes ne ponvaient pas se rendre compte de ce cas exceptionnel de distance entre le Soleil et les étoiles. Ils ignoraient que les étoiles les plus lumineuses sont des systèmes planétaires, ils ignoraient également que l’intensité y de lumière du Soleil est des millions de fois plus faible que celle 4> 1* des soleils lipoplanètes télescopiques, 2° des planètes Iipodoryphores, et 3° des doryphores qui possèdent les plus longues photosténies.