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ÉTOILES PÉRIPHÉRIQUES

NOMS DES ETOILES

Grandeur.

Couleur.

Grandeur.

Couleur.

Jaune clair.

Bouge-violel.

I* ri de Cassiopée. . . . 1856

lit.

Violet.

Id.

il ose pourpre.

2* a des Poissons. . . • | ] ^58

Blanc.

Blanc-vert.

Blanc cendré.

Vert cendré.

Acbromate.

Bleu-rouge.

3* 1853 Anonvme. . . .1 1 850

Id.

Hougeàtre.

Id.

Jaune-rouge.

Jaune clair.

Jaune foncé.

4* î de la Orande-Ourse. ! I85(;

Id.

Cendré « lair.

Bleu-jaune.

Cendré olive.

S* r, ou 937 de la Couronne j j

Jaune clair.

Id.

Jaune clair.

Id.

Bleu -rouge.

Houleuse.

6° 3000 Anonvme. . . . j 1850

Jaune clair.

'•fi

Jaune.

CM

Id.

Jaune olive.

Bleu.

Aiur.

7“ S d'flereule J 1850

Mfim

Id.

Id.

Id.

Id.

8“ 35 de la Chevelure. . j JgjJj

Jaune.

Id.

Olive.

Id.

L'extérieur de ce couple, j Jgj’jj

Azur.

Id.

iïO

Observation. Les changements des grandeurs et des couleurs des étoiles voisines n'indiquent pas une liaison physique pour les raisons suivantes :

I. r, de Cassiopée n’est pas une étoile double parce que : 1° la distance angulaire étant 9", 48, l’étoile n’indique aucune trace de parallaxe analogue à celle de 61 du Cygne; 2“ la différence est trop grande entre les grandeurs 3 et 7 de l’étoile centrale et de l’étoile périphérique ; 3° lechangement est trop rapide dans l’étoile périphérique, puisqu’il a lieu en deux ans entre la 7*, 6 et la 7* grandeur; 4° les couleurs rouge-violet, violet, rose-pourpre ne se succèdent pas dans cet ordre et aussi rapidement dans une étoile dont la durée de révolution est de plusieurs siècles.

II. a des Poissons ne présente aucun indice contre l’existence d’une liaison physique entre les deux éléments car : 1* la distance angulaire est de 3", 344; 2° la différence n’est pas même de deux degrés entre les grandeurs 4,2 et 6, U; 3° il n’y a pas eu de changements perceptibles de grandeurs dans un espace de quatre ans; 4° ce ne sonique les couleurs qui présentent beaucoup de changement, sans cependant exclure la possibilité d’une liaison réelle entre les deux étoiles.

III. Les anonymes 1853 et 3060 sont trop faibles peutêtre doubles; leurs changements sont trop rapides pour la courte durée de l’observation ; elles sont optiques.

IV. I de la Grande-Ourse et r, de la Couronne sont des couples véritables.

V. 3 d' Hercule, de môme que r, de Cassiopée, n’est pas un couple réel car : I* la distance angulaire de 20" est trop grande; 2* est aussi trop grande la différence entre les grandeurs 3,0 et 8,3; 3# la variation de l’étoile périphérique est trop rapide; 4° la centrale ne peut pas être bleue et la périphérique azur. Par des observations directes Engelmann prouva qu’en effet celto étoile est optique; il n’y existe aucun déplacement réel, et cela malgré tous les résultats ob-

CHAP. VI. — ÉTOILES DOUBLES

tenus par Herschel, South, Jolm Herschel, W. Struve, O. Struve, Maedler, Secchi, Dembowski; ici on arrive au même résultat par une voie très-courte, directe.

VI. 35 de la Chevelure présente une différence trop grande entre la centrale et les deux périphériques.

VIH. PARALLÉLISME ENTRE LES DISTANCES ANGULAIRES DES ÉTOILES ET LEUR PARALLAXE.

§ 332. Dans l’hémisphère austral 0",9 ou 0",856 est la plus grande parallaxe que présente « du Centaure; dans l’hémisphère boréal les observations ont donné, pour 61 du Cygne, la parallaxe do 0",3483; la distauce angulaire de a du Centaure est de 15", 5 et celle de 61 du Cygne de 16". Les éléments de 61 du Cygne ont les grandeurs 5,3 et 5,9, tandis que ceux de a du Centaure sont 1 et 4.

Faisaut de même la comparaison entre 61 du Cygne et Castor, nous y trouvons les grandeurs 2,7 et 3,7 qui diffèrent d’un degré comme celles de 61 du Cygne. La durée de la révolution de l’étoile périphérique de 61 du Cygne est inconnue; il en est de même pour celle de l’étoile périphérique de Castor, cette durée avec la parallaxe sont connues pour « du Centaure; on connaît en même temps la liaison entre la parallaxe y, la distance angulaire I' et la durée de révolution T, liaison qui est représentée dans la formule suivante :

(«) i'xT' = r'.

I. Pour « du Centaure sont connues par l’observation : 1°la durée T = 77 ans, 2° la distance angulaire r = 15"5, 3° la parallaxe 0",919 est donnée par l’observation, tandis que la formule (a) donne 0".856.

H. Pour 61 du Cygne sont connues : 1° la distance angulaire r=16", et 2® la parallaxe 0",3483; au moyen de la formule («) on trouve 311,5 ans pour durée de la révo-

lotion de l'étoile périphérique, d’où il devient clair que cette étoile de 5,9 grandeur est un Poséidon et l’étoile centrale de 5,3 grandeur est composée de sept planètes. La petite différence entre les clartés de l’ensemble de sept grosses planètes et la seule huitième, résulte de ce qu’il y a des nébuleuses doryphoriques de plusieurs planètes. De telles nébuleuses ne sont pas encore produites dans les endoplanètes de l’étoile centrale de a du Centaure; pour cette raison est-elle de 1" grandeur, son éloignement médiocre de la Terre a aussi une influence directe. En introduisant dans la formule («) &1 4,8 ans pour durée de la révolution de l’étoile périphérique^ comme l’admettaient les astronomes, on est conduit à une parallaxe de 0",24G8.

Ce que les astronomes ont de mieux à faire maintenant, c’est : 1* de reconnaître la réalité de l’origine des erreurs introduites dans les calculs provenant des angles de positions, ou 2° de renoncer aux exactitudes de leurs observations des parallaxes. C’est la môme fausse position où se trouvent les chimistes depuis la découverte du mode de la production du nouveau corps appelé Tlialium ( Physique, t. III, p. 932).

En poursuivant l’investigation par le rapport de 29,4 : 464,4 ans entre les durées de 29,4 ans de la révolution de Saturne et celle de 464,4 do la révolution de Neptune, je trouve la durée de 431 ans de la révolution de Poséidon de a du Ceutaure, lequel n'est pas encore visible.

(p) 29,4 : 16t,i = "7 : x = 431,1 ans.

De celte durée de la révolution de Poséidon de « du Centaure, durée supérieure à celle de 311,5 ans de Poséidon de 61 du Cygne, on connaît que le soleil de « du Cenlaure est aussi plus gros que celui de 61 du Cygne.

III. Les éléments de Castor sont séparés par une distance angulaire T = 6", 3; leurs grandeurs sont 2,7 et 3,7; la parallaxe n’est pas connue; tout ce que l’on en sait, c’est I. 31

482 CU à P. VI. — ÉTOILES DOUBLES

qu’elle est inférieure à celle de 61 du Cygne. Quant à la durée de la révolution, il est bien connu qu’elle n'est pas inférieure à un siècle, d'où il résulte que la planète périphérique n’étant pas un Chronos doit être un Ouranos ou un Poséidon. Je prouve par la grandeur de 3,7 que l’étoile périphérique, à une distance supérieure à celle de 61 du Cygne, doit être une grosse planète Ouranos terminant sa révolution en une durée d’environ 3x84 ans, durée qui a été trouvée par John Herschel. En introduisant donc dans la formule (a) pour T la valeur de 252, on trouve pour Castor la parallaxe 7= 0,1 58, d’où l’on conclut que Castor a un éloignement de la Terre presque double de celui de 61 du Cvene.

IV. L’étoile polaire était considérée par les astronomes comme étant double; ici, elle est trouvée optique pour les causes suivantes : 1° il y a une trop grande différence entre les grandeurs 2 et 9 ; 2° il y a une trop grande distance angulaire (18") entre les deux éléments; une étoile périphérique doit être trèséloignée pour obtenir la 9' grandeur; mais pour cette même raison, la distance angulaire T doit être très-petite et non pas de 1 8".

1° De même que pour 61 du Cygne, on connaît aussi la parallaxe */ = 0,076 de l’étoile polaire; au moyen donc de la formule (a), on trouve la durée T de la révolution de son étoile périphérique :

T=3645 ans-

2* En admettant que la planète périphérique soit un Poséidon comme l’est celle de 61 du Cygne terminant sa révolution comme lui en 31 1 ans; de cette durée et de la parallaxe y = 0", 076 est obtenue, pour la distance angulaire, une valeur de

r*= 3I1*X0S,07G, rx3",309.

3“ Les deux éléments de 61 du Cygne étant dans la dis-

lance 2|3 de la Terre et de grandeurs 5,3 et 5,9, les deux éléments de l’étoile polaire ne peuvent pas être dans la distance de 12<3 et de grandeurs 2 et 9.

V. Les étoiles suivantes, considérées par Fr. Kaiser comme doubles et observées par lui, sont séparées par do trop grandes distances angulaires pour appartenir à un même système planétaire, ayant toutes une parallaxe inférieure à celle de 0",3183 de (5 1 du Cygne. En mémo temps, les grandeurs des couples sont trop faibles pour que ce soit des étoiles composées de cinq planètes , ou elles diffèrent trop pour être celles des éléments d’une étoile double (Journal astronomique (T Altona, n° 151 9\

NOMS DES ÉTOILES

GRANDEUR des éléments.

DISTANCFS.

Anonyme 80

et 8,2

Anonyme 80

Anonyme 125

100 des Poissons

Anonyme 447

Anonyme 1321

0 du Dragon

Anonyme 2708

Anonvme 1841

8 de l'egase

8 d'Hercule

§ 333. Absence d’étoiles triples. Parmi ces étoiles, celle B du milieu a une durée de révolution T qui n’est pas très-longue , et pour cela bien connue ; est inconnue In durée T de révolution de l’étoile C la plus éloignée do l’étoile centrale A, mais étant connue la durée de la révolution do l’étoile B, on trouve sa parallaxe qui ne diffère pas de celle de l’étoile C; de sorte que la formule « donne la durée T de révolution de cette étoile C qui ne peut être qu’un Onranos ou un Poséidon..

1” \ du Cancer. 1“ La durée de révolution de l’étoile B est de 58,95 ans; 2* la moyenne do la distance angulaire r entre les étoiles A et B est 0'', 892, et 3" la moyenne de la

Cil AP. VI. — ÉTOILES DOUBLES

distance angulaire rentro l’étoile Cet la centrale A est 5",1. Or la formule («) donne

Y,X58>,99 = 5V; y = 0,0381; T‘ = (ô^î)'; T = 1328 aDS-

2° $ de la Balance. 1” On considère comme étant de 105,19 ans la durée T de la révolution de l’étoile B; 2° la distance moyenne entre celle-ci et la centrale A est de 1",289, et 3° la distance moyenne entre la centrale A et la périphérique C est r' = 6", 5 ; or la formule («) donne la durée T :

Y5 X t05’,19 = l’,289; y=0',2685; T*= (^^)*, Trrliôans.

3° 12 du Lynx. Au moyen des calculs basés sur les observations des positions, on a évalué la durée de la révolution de l’étoile B à 045,49 ans, celle de l’étoile C à 8381 ans ; les parallaxes qui en sont résultées sont 0",021 41 et 0", 02074.

4° Résumé. En restant conséquent et en considérant comme réels les rapports contenus dans la formule («), les valeurs de 1328, de 119, de 8381 ans de révolution de l’étoile extérieure prouvent que ces étoiles sont perspectives; la durée admise de 649 ans pour la révolution de l’étoile moyenne du Lynx prouve qu’elle est optique , de sorte que toutes les trois étoiles de 12 du Lynx sont optiques. On voit ainsi qu’il y a entre ces deux planètes absence complète de séparation qui puisse faire apparaître un système comme étoile triple, et est encore moins possible la séparation des trois planètes extérieures pour faire apparaître une étoile quadruple. Ce sont les disparitions des planètes par l’expulsion de jets de masse brûlante qui empêchent l’apparition des planètes Ouranos et Poséidon.

Tant qu’était inconnue l’origine des erreurs dont l’existence a été prouvée par Engelmann, il serait impossible de se baser seulement aux rapports contenus dans la for-

OU SYS'ltM LS DES PLAN LIES LUMINEUSES. Û85

mule («) et réfuter tous les résultats basés sur les augles île position. Étant maintenant bien établi qu’aucune des étoiles visibles à l’œil nu n’est pas simple, mais composée d’un soleil invisible et de 1, 2, 3, 4, 5 et même 6 planètes lumineuses, le mode de la production des erreurs correspondantes devint évident. On ne doit pas considérer ces résultats comme une opinion nouvelle, ils ne sont que la rectification des erreurs; pour celle raison, je n’emploie pas des arguments pour les soutenir, mais je persiste de rendre plus évident l’ordre de la succession de faits et la liaison entre eux par la loi physique. Les observations donnent toutes des résultats réels ; le mérite des observateurs consiste en exactitudes d’observations, exactitudes qui ne peuvent être vériBées que plus ou moins par les concordances entre les résultats de plusieurs observateurs.

Lorsqu’il y a discordances ou divergences entre les résultats, il manque le moyen d’obtenir un contrôle par la voie des observations; un tel contrôle ne se trouve que dans le mode de la production des faits suivant la loi physique, loi dont on connaissait l’existence et même plusieurs espèces de faits qui en résultent autour de nous ; tandis qu’on ignorait parfaitement le mode de la production des faits célestes, et que manquait par suite le contrôle de l’exactitude de faits concordants observés, encore moins existait un contrôle pour les résultats divergents et discordants obtenus par les calculs basés sur les résultats obtenus par les observations des angles de position.

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