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DEUXIÈME SECTION

SYSTÈME SOLAIRE EXPOSÉ DANS LE SYSTÈME PLANETAIRE ET NÉBLTRL'SRS S0L1FÏRBS.

§ 340. Dans la comparaison du système solaire avec le système planétaire, il faut considérer séparément les espaces dans lesquels s’opèrent les mouvements orbieulaires invariables, et séparément aussi les états des molécules 1° de chacun des corps qui circulent dans le môme espace annulaire, et 2° de chacun des corps qui circulent dans différents espaces annulaires. On nomme indigènes les corps qui circulent avec notre Soleil dans le 4* espace annulaire, et exotiques les corps qui circulent dans un quelconque des huit autres espaces annulaires.

Par rapport 1 • aux espaces orbieulaires, 2“ à leur nombre,

3* aux positions de leurs plans, et 4° aux longueurs de leurs rayons, le système planétaire représente en petit les détails plus étendus du système solaire en prenant pour échelle « environ 1.000.000.000, car s’il faut à la lumière quatre heures pour parcourir le rayon 29d de l’orbite de Neptune, il lui faudrait plus de mille siècles pour parcourir le rayon 2®A de l’orbite des corps les plus éloignés du corps central nommé Hélioagète (fiXio;, soleil; er/é?r,i, conducteur).

I. Par rapport à l’état des molécules des corps qui circulent dans chacun des neuf espaces orbieulaires, il n’y a de comparables avec les planètes que les corps du système solaire qui circulent dans les trois espaces inférieurs comparables avec les orbites de Mercure, de Vénus et de la

Terre, car dans ces corps les molécules ont été réduites en équilibre par rapport à la pesanteur; ils ont reçu une enveloppe solide et sont devenus, comme le Soleil, composés de masse brûlante renfermée dans une enveloppe de glace solide transparente et maintenus dans cet état, malgré la chaleur intérieure, parle froid de 160 degrés de l’espace. Cette enveloppe livre passage aux rayous de la chaleur lumineuse, de même que les grosses lentilles de glace qui servent en hiver à fondre les métaux sans qu’elles-mèmes soient fondues ni sensiblement échauffées.

II. Dans les cinq espaces annulaires supérieurs correspondants aux orbites des planétoïdes, de Jupiter, de Saturne, d’Uranus et de Neptune circulent des portions de masse brûlante composées toutes de molécules se trouvant encore en équilibre rompu par rapport à la pesanteur; pour cette raison il leur manque une enveloppe solide; au contraire il se produit continuellement de grosses vessies de vapeur des molécules superficielles qui repoussent les précédentes jusqu’à des distances assez froides pour qu’elles gèlent et deviennent de gros ballons d’enveloppe mince et de poids imperceptible, de millions de pareils ballons composent des corps nommés météores, lesquels entourent les portions de masse brûlante qui circulent dans les cinq espaces 01 biculaires supérieurs et se présentent sous forme de nébuleuses dont se compose la Voie lactée.

III. Dans le 4* espace annulaire correspondant à l’orbite de Mars circule le Soleil avec un nombre médiocre de nébuleuses solifères et avec plus d’un demi-million d’étoiles composées, comme le Soleil, d’une masse brûlante renfermée dans une enveloppe de glace. C’est dans un tel étal que seront nécessairement réduites toutes les portions de masse pareille contenues dans les nébuleuses, car dans le principe les molécules de toutes les portions étaient en équilibre rompu, et chacune d’elles étant entourée de météores se présentait à l’état de nébuleuses, comme le sont

ET NÉBULEUSES SOLIFÉRES. 50!

celles dont les molécules se trouvent encore en équilibre rompu.

Connaissant en gros, d’après le système planétaire, l’état des corps composant le système solaire, de môme que leur distribution apparente suivant la loi de la perspective basée sur la distribution réelle, le lecteur trouvera an ciel tous les détails sur l’état des corps comme étoiles et comme nébuleuses et sur leur distribution suivant les règles mathématiques de la perspective. Nous exposerons d’abord la nomenclature des corps et de leurs orbites.

§ 3|l . Orbites des corps du système solaire. Pour éviter d’une part la création de nouveaux termes et pour conserver d’autre part la correspondance entre le système planétaire et le système solaire, j’ai composé le mot trochée (tpoyix, orbite) avec les noms des planètes pour indiquer, non pas une périphérie linéaire, mais un espace annulaire dans lequel circulent 1° des centaines de mille de corps à l’état de nébuleuses ou à l’état d’étoiles, et 2° un nombre de météores des millions de fois plus grand encore.

Les corps qui sont déjà à l’état d’étoiles sont des soleils ou hélies (rîXtoç) et ceux qui sont encore à l’état de nébuleuses sont des nuées ou néphélies (veçétoj). Les noms de ces corps correspondent à ceux de leur espace annulaire ou de leur orbite.

1° Hermohélies : étoiles de l ' hermotrocliéc A'(fig. 41).

2* Apliroditohélies : étoiles de Yapliroditotrochée A".

3* Géohélies : étoiles de la géotrochée A"’.

Aréohélies : étoiles de V aréotrochée AIV.

Aréonéphélies : nébuleuses de l’aréotrochée. o° ISéphéloïdes : nébuleuses de la trochéoide AT.

G* Dionéphélies : nébuleuses de la diotrochée AVI.

7° Chrononéphélies : nébuleuses de la chronotrocliée A™. 8° Ouranonéphélies : nébuleuses de Youranotrochée AT'".

9° Poseidononcphélics : nébuleuses do la poseidviw trochée

'.Cigitizgdby CoOOglÊ *

Corps indigènes. Toas les corps aréohélies et aréonéphélies, de môme que les aréométéores, sont indigènes^ parce qu’ils circulent avec notre Soleil et avec son cortège dans l’aréotrochée A1T.

- Fig. 41.

Corps exotiques. Tous les corps qui circulent dans les huit autres espaces annulaires sont exotiques. Toutes les étoiles exotiques circulent dans les trois trochées inférieures A', A", A'" et sont contenues dans l’espace limité gSge. Toutes les nébuleuses exotiques circulent dans les cinq trochées supérieures Av, A’1, A™, A'1”, A”. Leur ensemble forme cinq anneaux parallèles et sout visibles comme un grand anneau (la Voie lactée).

§ 342. Distances du corps central. Nous avons vu que les rayons des orbites des planètes ont des longueurs formant uno progression géométrique; il en est de même

ET NÉBULEUSES SOLIFÉRES. i03

pour les rayons des neuf trochées do système solaire :

^ 343. Mouvement orbiculaire. De même que dans le système planétaire toutes les planètes et les planétoïdes circulent autour du Soleil suivant le même sens de mouvement réel et non pas des mouvements apparents; de même, dans le système solaire, les hélies et les néphélies de toutes les neuf trochées circulent autour du soleil central en suivant le même sens de mouvement réel indiqué par les flèches et non pas les mouvements apparents.

Connaissant la distribution des étoiles et des nébuleuses dans le système solaire, de même que la loi de la perspective, on peut : 1° déterminer l’aspect sous lequel les corps doivent se présenter, étant donnée la position de l’observateur, ou 2° déterminer la position de l’observateur, étant donné l’aspect des corps. C’est dans ce dernier état que nous nous trouvons par rapport aux corps célestes; leur aspect ne permet pas de douter que nous ne soyons en dehors du plan des cinq anneaux de nébuleuses, lesquelles, vues do quelque point de leur plan, coïncideraient et paraîtraient n’en former qu’un seul; pour se montrer séparés, les anneaux doivent être observés d’un point situé en dehors de leur plan. Il est ainsi reconnu que le Soleil parcourt une orbite dont le plan est incliné sur celui de la Galaxie, de même que l’écliptique est inclinée sur l’équateur, non pas terrestre, mais sur l’équateur du Soleil.

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