RÉSUMÉ
§ 339. De tout ce qu’il a été dit sur les étoiles doubles résulte que la proximité des éléments est indispensable; toutefois, l’indice de la liaison physique des élémentsne consiste pas en celte seule proximité. Depuis la découverte de la circulation des étoiles de 1" grandeur autour d’étoiles invisibles , l’existence d’une liaison physique, non plus entre deux étoiles voisines, mais entre une étoile visible et une autre étoile voisine, mais invisible, est devenue évidente. Ainsi devient impropre la nomination d'étoiles doubles pour indiquer la révolution de l’une autour de l’autre.
Il a été démontré, 1° que les étoiles de 1" et 2* grandeur sont en général composées de satellites lumineux ; elles sont des polydoryphores; 2* que les étoiles de 3*, 4*, 5* et 6* grandeur sont en général des polyplanèies, et 3° que les étoiles télescopiques de 7*, 8*, 9* et 10* grandeur sont des soleils sans planètes.
I. Les différentes clartés des étoiles de I" et 2* grandeur sont, en raison inverse des distances, et 2° en raison directe du nombre des doryphores devenus visibles en chaque système. La clarté de Sirius résulte, i* de son éloignement médiocre de 3 à 45, et 2* du grand nombre (8) de doryphores du système deChronos; les autres étoiles polydoryphores étant à égale distance sont composées d'un nombre moindre de doryphores, ou bien elles sont à des
CHAP. VI. - ÉTOILES DOUBLES
distances supérieures si elles sont composées do huit doryphores; du reste, cette distance est connue par leurs petites parallaxes.
II. Les différentes clartés des étoiles de 3% 4*, 5* et 6* grandeur sont également, I* en raison inverse des distances, et 2° en raison directe du nombre des planètes devenues visibles en chaque système planétaire. La I" grandeur de a Centaure résulte de son petit éloignement de la Terre; chez d’autres étoiles doubles plus éloignées, l’étoile centrale est de 3', 4* ou de ë* grandeur, et l’étoile périphérique est plus faible.
Le cas exceptionnel de y de la Vierge, où les deux étoiles sont de 3* grandeur, indique ou qu’il n’y a aucune liaison physique , ou que les deux étoiles sont deux systèmes des doryphores; mais à cause du manque d’exemple de deux polydoryphores dans un même système planétaire et à cause de la distance angulaire de 4" environ, il parait que le couple est optique; alors le mouvement observé n’est qu’apparent.
III. Le3 étoiles télescopiques de 7*, 8*, 9* et 10* grandeur sont des soleils : les différences entre les clartés sont, 1* en raison inverse, non pas des distances, mais des carrés des distances, et 2* en raison directe des surfaces. En chaque étoile visible à l’œil nu est contenu un soleil invisible; chacun des soleils, actuellement étoile télescopique, produira des planètes lumineuses , et il y sera invisible à cause des météores qui se produisent autour de lui, tandis que ses planètes lumineuses, après avoir apparues comme étoiles nouvelles, deviendront étoiles visibles à l’œil nu.
IV. Les étoiles télescopiques 11% 12% 13e et 14* grandeur sont habituellement considérées comme les éléments qui composent les nébuleuses résolubles. Il est facile de distinguer ces étoiles des précédentes , car il n’y a pas de distinction de grandeur, de clarté ni de couleur; elles sont toutes comme les abeilles d’un essaim, c’est-à-dire de même
grandeur, de même clarlé, de même couleur et séparées les unes des autres par d’égales distances angulaires.
Ces étoiles ne sont pas composées, comme tontes les autres, d’une masse brûlante renfermée dans une enveloppe solide de glace transparente, mais elles sont composées de ballons de vésicules gelées, dont des millions réunis forment de gros météores, obtenant par la pesanteur vers la masse brûlante la forme ovalaire et ayant le sommet dirigé vers cette masse. Les rayons provenant de la masse brûlante éprouvent dans les météores des réfractions pour aller se croiser en un point, d’où ils se dispersent et arrivent à l’œil pour faire apparaître un point lumineux en chaque foyer. L’égalité des météores ovalaires devient donc la cause physique de l’égalité de la grandeur, de la clarté et de la couleur des points lumineux de nombre indéfini et de dimensions illimitées.
On ue connaissait pas cette classe de corps célestes dont le nombre est incommensurable et dépasse infiniment celui des corps massifs ; je prouve dans la section suivante comment la lumière obtient dans les météores une multiplication analogue à celle qu’elle obtient dans les doryphores pour faire apparaître les étoiles nébuleuses.
V. Les points lumineux des nébuleuses résolubles ont un éclat inférieur à celui des étoiles indigènes qui circulent ensemble avec le Soleil dans le 4' espace annulaire, mais ce n’est plus le cas par rapport aux étoiles exotiques qui circulent dans les trois espaces annulaires inférieurs; car, à cause de la distance supérieure, 1* sont de 7e, 8' et 9' grandeur les étoiles exotiques qui correspondent aux étoiles indigènes de 3% 4% 5* et 6e grandeur, et 2* sout de 10% i l*, 12* et 13* grandeur les étoiles exotiques qui correspondent aux étoiles de 7*, 8* et 9' grandeur des étoiles indigènes. Par suite deviennent imperceptibles dans les nébuleuses exotiques les points lumineux qui sont aperçus dans les nébuleuses indigènes de 10*, 11% 12* et 13* gran-
A»# CBAP. VI. — ÉTOILES DOUBLES, ETC
deur jusqu'à disparition totale dans les cas où les nébuleuses indigènes sont très*éloignéos, ou les dimensions des méléores médiocres, comme cela se présente dans les nébuleuses annulaires irrésoluble6 et faibles. Les nébuleuses exotiques étant irrésolubles ne sont pas faibles.
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