‹ Physique céleste contenant Le système du mondeChapitre 174 sur 259 · CO AP. II. — MODE DE LA SUBDIVISION · texte numérisé non relu

CO AP. II. — MODE DE LA SUBDIVISION

brûlante. Les foyers des ballons ovalaires font apparaître des points lumineux, et c’est leur ensemble qui se présente comme une nébuleuse en forme d’ellipse abde (fig. 48). Lorsqu’une nébuleuse solifère présente une telle forme, on sait qu’il y a plus qu’une seule portion de masse brûlante, sans en connaître le nombre.

Dans les cas où une telle nébuleuse a vers la Terre l’un ou l’autre de 6es sommets o, b, elle a l’aspect d’une nébuleuse ronde m , n; sous cette même apparence de rondeur se présentent les nébuleuses réellement rondes ayant un seul noyau de'masse brûlante ; de sorte qu’il est impossible de connaître 8$ .'une nébuleuse de forme arrondie a un seul novau ou plusieurs. La nébuleuse d (6g. 49) vue de h' ou Fig. 49. e, se présente ronde, et vue

de d g' apparaît elliptique. Si la masse du svndesme est déjà transférée aux portions d , e et que l’équilibre ait commencé à s’y établir, 1° on verra de d ou b! en densité supérieure des points lumineux présentée comme un noyau au milieu d’une nébuleuse ronde ; 2* de g' ou f on verra deux noyaux dans une nébuleuse elliptique.

§ 373. Dans les cas où a été déjà entraînée toute la masse de l’appendice des portions m, g de la masse sans que l’équilibre soit encore établi ; le corps se présente comme nne nébuleuse n (6g. 48) arrondie et isolée. Dans les cas où le syndesme est aminci, mais pas encore rompu, sa masse étant entourée de météores, se présente sous forme d’un 61et d’union entre les deux portions m, q. Tous les astronomes ont reconnu en ces 61ets assez nombreux un indice, un monument astrogonique indiquant qu’à une époque antérieure, les masses composant les deux nébuleuses mq

DE LA MASSE EMPYRÉE

n’étaient pas séparées; ici se vérifie celle explication; il est prouvé que les deux portions de masse brûlante étaient réunies et formaient une seule portion p ; malgré cet indice aucun des astronomes n’a eu l’idée de l’employer pour réfuter l’hypothèse de l’attraction.

La poussée centrifuge ou répulsive était exercée contre les molécules matérielles de la part de l’accroissement du volume des molécules comprimées del’électre; les mêmes molécules matérielles éprouvaient une résistance double,

1 • de leur propre état visqueux , et 2° de la part du barogène se manifestant comme poussée de pesanteur. L’allongement de la masse s’opéra dans le sens où était exercé le minimam do résistance. L’allongement ne pouvait pas éthe indéfini, parce que là poussée répulsive s’affaiblit, la résistance croît également de la part de l’état visqueux et de la part de la pesanteur. Il n’existait aucun astronome qui fût porté à croire que la nébuleuse isolée n pousserait, pour ainsi dire, des bras pour aller s’unir avec la nébuleuse voisine q, et faire ainsi apparaître un filet.

La longueur réelle des filets est présentée seulement dans celles des nébuleuses dont la direction est perpendiculaire au rayon visuel ; la longueur apparente de tous les autres filets est inférieure à la longueur réelle. De toutes les longueurs des filets les plus longues doivent être considérées comme réelles ou comme s’en éloignant le moins ; les moins longs des filets sont vus obliquement. II n’existe pas de filets d’une longueur qui surpasse 30'; les longueurs réelles peuvent toujours être supérieures. Pour fixer les idées de ces longueurs en évitant toute exagération, je leur attribue une parallaxe de 0",22 pour avoir une distance 43; à cette distance la longueur angulaire du filet étant 30' sa longueur réelle est :

en indiquant par r la distance entre la Terre et le Soleil ;

65ù CIIAP. IL — MODE DE LA SUBDIVISION

cette longueur doit cependant être considérée comme inférieure à la longueur réelle , parce qu’il n’est pas prouvé,

1° que le rayon visuel soit perpendiculaire sur la direction du filet, et 2° que la parallaxe de la nébuleuse n’est pas beaucoup inférieure à celle de 0",22 jusqu’à 0",01.

§374. Les nébuleuses solifères sont composées, comme les planétaires, de masse brûlante en équilibre détruit entourée de météores. I. Ces deux classes de corps diffèrent par la forme,

1° les nébuleuses planétaires sont en forme de meule avec bras poseidouien, ou sans cet appendice; 2° les nébuleuses solifères ont la forme d’une ellipse de révolution ou d’un gros cylindre arrondi aux deux extrémités, ou la forme de deux nébuleuses unies par un filet. II. Ces corps diffèrent par l’aspect : 1° les nébuleuses planétaires sont en général faibles et irrésolubles dans les puissants télescopes, et à peine résolubles dans le grand télescope; 2' les nébuleuses solifères sont résolubles dans les puissants télescopes et encore mieux dans le grand; 3° celles-ci présentent une densité supérieure de points lumineux dans la région de la superficie où est la plus grande élévation de la masse brûlante.

Ainsi les formes des corps dos deux classes correspondent à celle de la masse brûlante contenue dans l’intérieur des météores, 1° les volumes des météores ont dans les nébuleuses solifères des dimensions beaucoup supérieures à celles des météores des nébuleuses planétaires; de même la densité des rayons est, dans la masse brûlante des nébuleuses solifères, plus grande que dans celle des nébuleuses planétaires.

Les nébuleuses planétaires se présentent suivant leur position en forme de cercle, d’ellipse ou de filet mince ; les nébuleuses solifères se présentent d’après leur position en forme d’ellipse, de cercle ou d’une bande à extrémités arrondies ou se terminant en deux nébuleuses rondes m, q (fig. 48). Tous ces détails sont observés dans des nébaleuses

HH LA MASSE HMl'ÏRÊE.

différentes; c’est par l’arrangeinenl des aspects observés qu’a été découverte la forme véritable de ces deux classes de corps.

C’est au milieu que se trouve la densité supérieure des points lumineux aussi bien dans les nébuleuses planétaires que dans les nébuleuses solifères, mais étant produites les unes des traînées des jets desorbites planétaires et les autres de l’élévation de la surface, à cause de celle de la masse brûlante, il en résulte la différence suivante : 1* dans les nébuleuses planétaires, les points lumineux superficiels ont une densité croissant rapidement vers le centre et lentement aux bords; au contraire 2° dans les nébuleuses solifères c’est vers les bords que l’accroissement s’opère rapidement pour faire apparaître le milieu d’une clarté uniforme.

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