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II. ASTRONÉNIÉLIES SIMl'LES BT LBURS DÉTAILS

§ 375. Il y a des corps qui présentent à la fois l’état de nébuleuse et celui d’étoile; ces corps sont une autre série de monuments, lesquels ne permettent pas de douter de l’origine commune des nébuleuses et des étoiles. Herschel et tods les autres astronomes qui n’admettent pas un état invariable du Monde, voient dans les nébuleuses la même masse que celle des étoiles, mais sous deux états différents: sans savoir en quoi diffère la masse dans les nébuleuses et dans les étoiles. Ici cette différence se présente comme un effet d’un équilibre établi précédemment dans l’une des deux portions de la masse brûlante. Par exemple, dans la nébuleuse C' c (fig. i9) l’équilibre s’étant établi précédemment dans la portion c la moins grande, elle obtient une enveloppe de glace, qui sépare la masse brûlante des météores. Après que ces météores 6e furent éloignés par leur mouvement propre orbiculaire, la masse c se présente sous la forme d’une étoile à l’extrémité d’une nébuleuse.

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i sentent sous la forme de cercle, d’ellipse ou de filet. II. Les i corps en forme de cônes, en positions différentes, se présentent sous la forme de triangle, de cercle ou d’ellipse. III. Si les corps pareils ont une étoile à l’extrémité, cette étoile sera, 1* au sommet du cône de la nébuleuse ou 2' en son milieu, sans jamais en occuper le centre, parce que pour se montrer là, il faudrait que le prolongement de l’axe du cône passât par la Terre. IV. Les corps en forme d’ellipse de révolution paraissent sous la forme d’ellipse d’allongement diffèrent et rarement sous la forme circulaire.

Au lieu de rester bornés aux faits obtenus par les obserservalions, quelques astronomes, entreautres JohnHerschel, Lamont et leurs partisans considèrent l’existence du Monde comme une répétition continuelle de faits qui ont déjà existé, et c’est ainsi, d’après eux, que les connaissances de l’homme sont restées bornées à l’étude des successions des faits de chaque période, tels que les positions des planètes et des satellites pendant leur mouvement orbiculaire. Ces astronomes, s’arrêtant au point où ils se trouvent sans faire aucun progrès, sont restés à l’abri de toute erreur; ils réduisirent les connaissances des astronomes modernes à celles obtenues des observations des étoiles fixes; de même que Ptolémée réduisit l’astronomie des anciens à la connaissance des mouvements des planètes.

D’autres astronomes, partisans d’Arago, de Maedler et de quelques autres parmi les Allemands, trouvèrent, comme le fit Herschel, qu’il y a au Monde une production réelle de nouveaux corps au moyen d’une matière préexistante. Pour parvenir à ce résultat, ils ont cru qu’il suffirait du mouvement provenant d’une force nommée attraction de nature inconnue innée dans la matière; la preuve de l’existence d’une attraction est celle de l’existence d’une pesanteur. On ignorait tout à fait l’existence d’une poussée répulsive analogue à celle des ressorts, poussée ayant sa cause dans l’accroissement du volume des molécules de

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l’électre, molécules qui ont éprouvé une compression et pour cela ont une tendance à obtenir, par l’expansion, un volume supérieur chaque fois qu’il y a eu une diminution de résistance.

Privés des connaissances de ce genre, ces astronomes et leurs partisans ont dépassé les limites de l’observation, d’une part, et, de l’autre part, ils ont oublié de coordonner l’aspect dos corps pour en déduire leur véritable forme. Malgré tant de formes différentes observées dans les nébuleuses, ces astronomes n’ont pas cessé de chercher dans la forme sphérique l’accumulation de la matière, et ils ont cru l’avoir trouvée dans les étoiles nébuleuses a de{ ûg. 50). Encore s’ils s’étaient bornés à donner une explication quelconque des faits tels que l’observation les leur avait donnés, il n’y aurait pas d’inconvénient, mais ils n’ont pas craint d’altérer les résultats de l’observation pour les adapter à leur théorie, et soutenir, an moyen de ces faits, la malencontreuse hypothèse de l’attraction. Us ont ainsi obtenu le double résultat de faire taxer d’infidélité les observateurs et de rendre les lecteurs méfiants à l’endroit des résultats même fidèlement exposés. Ea série de faits rapportés ici ne permettra pas que l’on persiste dans cette fausse yoie; il faudra bien que ces astronomes reconnaissent leur erreur ; leurs hypothèses sont démenties par tous ceux qui regardent attentivement le ciel et par tous ceux qui l’observeront après nous.

Du même genre de corps abde (fig. 50), les astronomes en faisaient quatre d’après les positions dans lesquelles ils se présentent; ils les distinguaient, 1' en nébuleuses circulaires N (fig. 36) ; ou 2° nébuleuses elliptiques a b (fig. 4fi) résolubles lorsque la nébuleuse est vers la Terre pour faire écran à l’étoije ; 3° étoile* cométaires lorsque l’étoile est dans l’extrémité de la nébuleuse; et 4° étoiles nébuleuses , lorsque l’étoile se projette dansl’iutérieur de la nébuleuse, sans être exactement au centre. Même après avoir fnjt mention de cette

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position de l'étoile, Arago a prouvé que, suivant la loi de la probabilité, il est impossible de croire qu'il y ait projection d’une étoile dan6 l’intérieur d'une nébuleuse; il en déduit que l’étoile et la nébuleuse composent un seul et même corps, de même que dans les étoiles cométaires l’étoile et la nébuleuse sont parties intégrantes d’un seul corps. Il ne restait plus qu’à dire que l’étoile oométaire, vue du prolongement de son axe , paraîtrait comme étoile nébuleuse. Ce n’est pas à une ignorance d’ Arago qu’il faut attribuer cela, c’est à un simple oubli ; car, en pareil cas, cet astronome aurait renoncé de se lancer dans une série d’hypothèses inconséquentes et en contradiction avec les faits observés.

L’étoile n’occupe jamais exactement le centre de la nébuleuse; Arago l’admet au centre d’une nébuleuse de 6' de diamètre. L’éclat de l’étoile ne diffère point de celui des étoiles cométaires, et cependant Arago allait jusqu’à considérer la nébuleuse comme une atmosphère éclairée par l’étoile, et quoique celle-ci se trouvât au milieu d’une atmosphère aussi épaisse, elle ne perdait rien de 6on éclat. Pour obtenir l’identité entre les étoiles nébuleuses et les nébuleuses circulaires, Arago voulut démontrer qu’il suffit pour cela d’un éloignement supérieur de ces corps. John Herschel qualifia de paradoxe cette explication, et il s’éleva entre eux une polémique sur un fait qui n’existe pas ; car chacun sait qu’une étoile cométaire, vue du côté de la base, paraîtrait comme une nébuleuse en forme d’ellipse ou de cercle, et, vue du côté du sommet, paraîtrait comme une étoile nébuleuse sans avoir besoin d’une atmosphère ni des hypothèses qui occasionnèrent celte vaine discussion.

J’ai profilé de ce dissentiment entre les grands astronomes du siècle pour mettre le lecteur à même de connaître jusqu’à quel point tous les astronomes, sans aucune exception, sont préoccupés de l’idée des anciens qui croyaient que le Monde est créé pour l’homme et que chaque corps

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céleste est disposé de manière qu’il se montre à l’homme ous une forme telle qu’il n’en doive résulter aucune erreur d’optique ou de perspective. Les astronomes ne sont pas à ce point ignorants, mais ce sont leurs préjugés qui les guident à leur insu, dans des raisonnements qui ne correspondent pas à leurs connaissances réelles. 11 ne s’en est trouvé jusqu’à présent aucun qui ayant lu le contenu de ce texte, n’ait pas aussitôt avoué son oubli.

ni. ASTRONÉPHÉLIES JUMELLES ET LEURS DÉTAILS.

§ 377. Dans les néphélies jumelles et dans les astronépbélies, il y a deux portions p, p' de masse brûlante(fig. 31) qui résultent, 1° d’un allongement vertical de la portion R, et 2° de l’allongement longitudinal de p dans le sens du mouvement orbiculaire. Tant que les molécules de toute la masse sont en équilibre rompu par rapport à la pesanteur, il y a production de météores autour des deux portions et môme autour du filet de masse brûlante qui les unit; 2° si les molécules des deux portions ont été réduites depuis longtemps en équilibre, elles ont reçu une enveloppe de glace et se voient comme étoiles; 3* en cas que l’équilibre ait été rétabli dans l’une des portions, toujours dans la plus petite, elle se présente comme étoile, tandis que l’autre portion, la plus grosse, continue encore à être entourée de météores dont la production est entretenue par les déplacements continuels des molécules. Il y a donc dans un cas apparition de nébuleuse jumelle, et dans l’autre apparition d’astronéphélie simple.

Les portions p, p', produites par l’allongement longitudinal de (p), s’allongent ensuite transversalement et il en résulte un corps composé des quatre portions l, m, n, q (fig. 31 ), liées par deux filets transversaux XX', pu', lesquels à leur tour sont liés par un autre filet longitudinal. <1° De

DE LA MASSE EMPYltÉE.

la portion (p) allongée résulte le filet o et les deux portions . p, p'; 2° de la portion p allongée transversalement résullont les filets à', et les portions l, m ; 3° de la portion p' allongée comme la précédente résultent les syndesmes p, </, et les portions n, q.

Kijf. 51.

rn q

De même que dans les cas de l’existence de deux portions p, p', de même dans ceux de l’existence de quatre: les molécules de la masse empyrée peuvent être encore en équilibre rompu et y avoir en même temps production de météores qui se présentent sous forme de nébuleuse;

2* ces molécules peuvent se trouver déjà réduites en équilibre établi et se présenter sous forme d’étoiles, ou 3° l'équilibré peut se trouver établi en quelques-unes des portions . et manquer dans les autres. A cause des deux couples m I, nq de portions et des étoiles qui en sont résultées, ces corps ont été nommés aslronéphélies jumelles, pour les distinguer des astronépbélies simples.

Connaissant les masses l, m, n, q composant les corps de ce genre, on connaît aussi leurs aspects provenant de leurs positions par rapport à la Terre. Si l’équilibre entre les molécules n’est pas encore rétabli, le corps reste entouré de météores et se présente comme une nébuleuse solifère sans que l’on connaisse le nombre des portions de la masse brûlante. Les corps de ce genre se présentent comme des aslronéphélies dans les cas où les molécules se trouvent déjà en équilibre dans les quatre portions /, m, n, q, qui présentent l’aspect de quatre étoiles, ce que ne sont pas encore celles qui composent le filet a et ses quatre appendices Xp, ’/.'p, pp' , p!p. 11 y a donc un amas de météores autour de

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