‹ Physique céleste contenant Le système du mondeChapitre 177 sur 259 · CHAI’. II. - MODE DE LA SUBDIVISION · texte numérisé non relu

CHAI’. II. - MODE DE LA SUBDIVISION

qu’est déterminé l’état des molécules contenues dans les portions, c’est au moyen des observations que nous connaissons 1 0 dans les étoiles l’existence d’une masse composée de molécules équilibrées, et 2° dans les nébuleuses l’existence d’une masse composée de molécules en équilibre détruit.

Sachant par les parallaxes des t, p d'Ophiuchus, et par celles de Sirius et de Procvon, que le Soleil est dans une astrozone inférieure, il en résulte qu’il y a dans la direction d’Ophiuchus un plus grand nombre de portions de masse brûlante que dans la direction de l’Hélioagèle. Les orbites des portions dont sont composées les astrozones s'éloignent du plan de la Galaxie jusqu’à une distance angulaire A de l’un et de l’autre côté. En regardant de S' vers T" (fig. 41) parallèlement à l’axe H'P' de l’Hélioagète, nous voyons une partie des bords d’une ou de plusieurs astrozones supérieures et non pas les bords des astrozones inférieures.

En avançant avec le télescope de la direction S'T" vers S'O', il y a un espace angulaire d’environ 60° où l’on ne rencontre que les étoiles peu nombreuses des bords extrêmes des astrozones supérieures; dans toute l’étendue perspective de ces bords il ne se voit ni nébuleuses solifères ni astronéphélies, ni étoiles cométaires, ni étoiles nébuleuses. On connaît par là qu’aux bords des astrozones il ne se trouve pas de portions de masse brûlante composées de molécules en équilibre rompu. Connaissant que la durée de l’établissement de l’équilibre est moins longue pour les masses les moins abondantes, nous découvrons un décroissement des portions composant les étoiles contenues dans les bords des astrozones.

En s’éloignant davantage de la direction O' vers l’Hélioagète H', les nébuleuses solifères commencent à apparaître ensemble avec les étoiles cométaires, avec les étoiles nébuleuses et avec les astronéphélies dans l’ascension de 8h 4m 53*.

Ainsi, l’on commence à rencontrer les nébuleuses solifères

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à la distance angulaire O'S'H' et on les trouve au delà de l’Hélioagète H' partout à la distance angulaire H'S'T sans qu'il se fasse remarquer de disparition analogue à celle de l’espace angulaire T'S'O'. Cela résulte de ce que les bords des astrozones inférieures s’élèvent perspectivement du côté de T, de môme que s’y élèvent les bords des astrozones supérieures de ce côté.

En avançant de T" et de T (directions qui passent par les longitudes des extrémités supérieures des deux anses) pour arriver au plan de la Galaxie S'O, les nébuleuses solifères se multiplient et atteignent leur maximum autour de ce plan. Ce maximum est projeté perspectivement dans l’ascension de 19h. Du côté de l’Hélioagète dans l’ascension de 5h, correspondante à celle de 1911, il y a également un accroissement médiocre de nébuleuses solifères. Ces nébuleuses sont contenues dans l’une ou dans les deux astrozones inférieures, tandis que le grand nombre de l’ascension de 1 9h est contenu dans trois ou quatre astrozones.

§ 379. Parallélisme de la distribution des nébuleuses planétaires et des nébuleuses solifères. Dans la direction S'T" où manquent les nébuleuses solifères se voit le plus grand nombre, 4 il , de nébuleuses planétaires; au contraire, c’est dans l’ascension de 17h, 18b, que le nombre de ces nébuleuses est réduit à 32 et 18. Si les nébuleuses planétaires avaient une forme globulaire comme les nébuleuses solifères, cette distribution observée serait réelle comme l’est celle des nébuleuses solaires; c’est donc à cause de la forme de meule des nébuleuses planétaires que se présente le rapport de 441 : 25 de nébuleuse indiquant que parmi 1 8 nébuleuses il en est une qui a son plan vertical au plan de la Galaxie et qu’il y en a 17 qui ont le plan moins incliné ou môme parallèle à celui de la Galaxie.

Pour que les nébuleuses planétaires apparaissent circulaires, il faut que le plan des menles ou celui des orbites planétaires coïncide avec le plan orbiculaire de leur soleil.

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C’est ce plan des orbites planétaires qui peut se trouver dans toutes les distances du plan de la Galaxie avec lequel coïncide le prolongement du plan équatorial de PHélioagèle dont s’éloignent peu les plans des orbites des soleils.

Le plan équatorial de notre Soleil s’éloigne de 84° du plan de son orbite et un peu moins de celui de la Galaxie. Le rapport de 441 : 25 prouve qu’en général les plans des meules des nébuleuses planétaires sont peu inclinés sur la Galaxie, plusieurs même lui sont presque parallèles.

Ne connaissant pas la loi physique de la production des corps célestes, chacun des astronomes coordonnait un nombre de faits et cherchait dans des raisonnements logiques des hypothèses pour en donner une explication. Après avoir prouvé que le plus grand nombre de nébuleuses devinrent résolubles dans le grand télescope des astronomes modernes, plusieurs revinrent à l’idée primitive d’Herschel qu’il y a une homogénéité parmi les nébuleuses, et que leur différence ne résulte que des distances qui nous séparent d’elles. En partant de cette hypothèse reconnue par Robinson et par un grand nombre d’autres astronomes, voici comment Maedler chercha à expliquer la distribution indiquée des nébuleuses.

Cet astronome admet, comme Herschel, un grand nombre de systèmes comparables à celui des corps contenus dans l’anneau de la Galaxie; ces systèmes très-éloignés ne sont visibles que dans les régions où la Galaxie ne fait pas écran; ces régions sont dans la direction de ses pôles. En admettant pour ces nébuleuses une forme de meule pareille à celle de la Galaxie, Maedler trouva que les nébuleuses observées dans la région indiquée correspondent à cette forme, car vue de face elles ont la forme circulaire et vues obliquement elles se présentent sous forme d’ellipse.

Étant en réalité comparables suivant la forme de meule à la Galaxie pour l’être aussi par rapport à la dimension de la Galaxie, elles doivent être à une très-grande distance

DE LA MASSE EMPÏKÉK

pour apparaître d’un diamètre angulaire de I' à i! . Les nébuleuses résolubles, souvent de dimensions supérieures, sont considérées comme des corps du système de la Galaxie et, par suite, placées à des distances des millions de fois inférieures à celles des nébuleuses circulaires ou elliptiques admises comme exotiques par rapport aux corps de la Galaxie. Dans l’introduction de cet ouvrage, j’ai admis quatre générations des corps célestes conformément à l’hypothèse commune, hypothèse qui se trouva totalement réfutée dans l’exposition de l’Aslrogonie.

§ 380. Manque des Galaxies exotiques. A une distance où le diamètre aogulaire de la Galaxie ne doit être que de quelques minutes, il est impossible qu’elle soit visible, car pour obtenir un corps visible à telle distance, il faut admettre qu’il est entièrement lumineux et ayant un diamètre comparable à celui de la Galaxie. 11 y a un nombre considérable de nébuleuses pareilles à celles considérées comme des Galaxies exotiques qui ne sont pas en dehors de la Galaxie. Enfin dans le grand télescope un grand nombre de ces nébuleuses se présentèrent résolubles; dans d’autres ont été découvertes des traînées spirales; John Herschel découvrit un ou plusieurs anneaux dans un grand nombre de nébuleuses irrésolubles.

Ce qui reste incontestable dans l’hypothèse exposée est la forme de meule admise dans les nébuleuses faibles : c’est le seul cas où les astronomes aient pris en considération l’état réel et l’état apparent. Après avoir prouvé que les nébuleuses faibles irrésolubles ne sont pas des Galaxies, les adversaires de Maedler sont allés au delà de ce qui leur était permis; ils n’ont pas voulu y reconnaître la forme de meule.

Ce qu’il fallait faire, c’était de rejeter ce qui était faux et de profiter de ce qui était réel; mais, souvent, après être parvenu à découvrir par où pèche son adversaire, on cherche à le réfuter, et souvent aussi, on commet soi-môrae de

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nouvelles erreurs qui engendrent de nouvelles discussious. Maedler, pour sa part, en conservant la forme de meule aux nébuleuses faibles, et après avoir vu qu’elles ne sont pas îles Galaxies exotiques, pour les faire différer des nébuleuses résolubles, aurait dù y reconnaître une diirérence réelle qui conduit à la découverte de l’origine commune de la masse empyrée composant 1” à une époque antérieure les nébuleuses solifères, et 2“ à une époque postérieure les systèmes planétaires; mais il lui manquait une série de connaissances provenant de la loi physique, et c’est à cela qu’il faut attribuer l’arrêt et l’absence de tout progrès réel qu’a subi la science.

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