CHAP. III. - DE LA LIAISON PHTSIQUE DES CLARTÉS
étant de 1” grandeur à une distance d, parait de 2* grandeur; si elle est transportée à la distance de deux d, 2* que cette étoile transportée à distance de 43, serait do 4” grandeur, et 3“ qu’à une distance de 8d, elle deviendrait de la 5* à la 6* grandeur.
Pour déterminer les distances des étoiles les plus faibles, Herschel prépara une série de lunettes de chaque portée et les dirigea sur la tache blanchâtre située dans la garde de l’épée de Persée. Chacune de ces lunettes faisait voir les étoiles à sa portée, et cela fut prouvé par la multiplication successive du nombre des étoiles.
Cette hypothèse d’Herschel n’est vraie qu’en partie, et voici pourquoi: 1° Les soleils lipoplanètes sont toujours télescopiques, d’égal éclat et de distances différentes. Dans la région indiquée, Herschel observa des soleils lipoplanètes de distances différentes et de nombres croissant avec la portée des léléoscopes. 2° Les étoiles composées contiennent des nombres différents de planètes lumineuses ou de systèmes de satellites lumineux; elles ont des éclats correspondant aux éléments composant chaque étoile.
Cette différence entre les éclats réels a été reconnue depuis la découverte des distances de plusieurs étoiles de grandeurs différentes, de sorte que les grandeurs apparentes des étoiles semblables dépendent: 1° du nombre de ses éléments, et 2* des distances qui les séparent de nous, tandis que les grandeurs des soleils lipoplanètes ne dépendent que de leurs distances. Ces distances sont inferieures à celles dans lesquelles se trouvent les étoiles composées visibles à l’œil nu. Castor et Sirius, par exemple, sont plus éloignés que plusieurs soleils lipoplanètes.
J’ai montré (§§ 420 et 423) que les étoiles composées et visibles à l’œil nu circulent sur des orbites éloignés du plan de la Voie lactée et de celui de l’orbite de notre Soleil. Les distances entre les plans de ces orbites sont donc indiquées par les vitesses observées des étoiles. De sorte que
les mêmes étoiles sont claires et circulent sur des orbites éloignés sans que pour cela ces deux étals soient liés entre eux comme cause et effet; car nous allons faire voir qu’ils sont l’un et l’autre produits par la même cause.
La différence entre les soleils lipoplanèles d’éclat faible et entre les étoiles composées est comparable à celle des distances de leurs orbites de la Voie lactée. Ces distances étant minimes rendent imperceptibles les déplacements des soleils ; les distances des orbites doivent donc être grandes pour que les étoiles soient composées de planètes et de satellites qui circulent autour de leur soleil invisible correspondant aux soleils lipoplanèles. Ces distances montrent en même temps que les soleils autrefois lipoplanèles comme le sont des millions d’autres ont expulsé depuis des longs jets de masse empyrée dont ont été formées des planètes lumineuses, qui font augmenter leur éclat.
A différentes époques de semblables expulsions de jets de masse empyrée s’opèrent (§ 176); ces jets se voient subitement au ciel comme des étoiles nouvelles. C’est à une époque très reculée que notre Soleil expulsa neuf jets de masse empyrée lesquels ont engendré les planètes; cellesci, à leur tour, ont expulsé des jets de masse empyrée. Ces jets ont donné naissance aux satellites.
Il ne faut que coordonner les écartements des orbites avec les expulsions des jets de masse empyrée pour en faire sortir les étoiles lumineuses; au reste, c’est dans l’Astrogouie qu’il faut chercher la cause, 1* de la précédente séparation des portions de masse empyrée les plus éloignées ; 2° des subdivisions ultérieures des portions les plus grosses qui plus tard en produisirent de plus petites, lesquelles donnèrent naissance aux soleils lipoplanèles circulant sur des orbites, peu écartés, comme nous le révèle l’absence d’un mouvement perceptible.