VII. DES DEGRÉS DES ÉCLATS DE BLANCHEUR DES CORPS TERRESTRES
§486. Les corpségalement éclairés dispersent des quantités de lumière correspondant aux quantités des dispersions que ces atomes ont éprouvées dans les molécules superficielles de chaque corps. On peut sentir les intensités différentes de la lumière homoïde. C’est Bouguer qui découvrit dans les corps différents des degrés de décroissement de l’éclat, qui varient lorsque les obliquités croissent également.
parfaitement irrégulière, parceque quand il sèche la vapeur entraîne les filaments vers la surface en quantité considérable, 3° la structure cristalline ou régulière est à un trèsfaible degré dans l’argent.
Lorsqu’on obtient l’éclat de 1 000, chacun des trois corps se trouve placé dans la position la plus favorable pour disperser les atomes de lumière et en faire résulter cet éclat de 1000. En changeant cette position, c'est le gypse qui doit éprouver le dérangement au plus haut degré et l’argent au degré le plus faible.
Avant cette observation, Lamport avait trouvé que les éclats sont proportionnels aux cos2e; plus tard on révoqua en doute ce rapport, sans cependant connaître la cause des susdits faits obtenus par l’observation. Ces résultats nous serviront ici à rectifier les résultats discordants sur les dimensions des planétoïdes ; dimensions trop petites obtenues par le calcul basé sur l’éclat de leur blancheur, déduit de l’éclat des planètes.
J’ai prouvé que la lumière c p des planètes arrive de leur atmoaérosphère et que c’est la lumière y1 qui arrive de leur surface. Il n’arrive des planétoïdes que la lumière </, parce qüe comme la neige, ils ne sont composés qoe de vésicules gelées. Comme dans la neige il y a aussi multiplication de l’éclat de blancheur dans les planétoïdes. Le ciel couvert qui éclaircit la neige a un éclat inférieur à l’éclat de celle-ci; c’est pour cette raison que l’éclat des planétoïdes est supérieur à celui des planètes. Les résultats suivants du calcul et des observations en apparence discordants trouvent ici leur explication.
§ 487. Dimensions discordantes des planétoïdes obtenues par les calculs et par les observations. Les
éclats des corps homoïdes sont en rapport direct avec leurs dimensions et en rapport inverse des carrés de leurs distances. Les observations ont démontré que si nous recevons la lumière q> d’un corps se trouvant à la distance 1 , nous en
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recevrons la moitié j y de lumière si le môme corps est transféré à la distance i,6. Ainsi, si l’étoile dans la distance 1 était de la 7* grandeur, elle deviendrait de la 8* à la distance de 1 ,6.
D’une part, le rapport <^:D entre les éclats et les diamètres étant connu pour les planètes Saturne, Jupiter, Vénus et Minerve ; d’autre part, l’éclat cp de chaque planétoïde par l’observation, étant également connu, Argelander en admettant le même rapport ©:D = <p':d, obtint par le calcul les dimensions de tous les planétoïdes. Toutefois il a eu tort d’introduire l’égalité de ces rapports, parceque l’éclat q des planétoïdes étant supérieur à celui q des planètes, les résultats d pour les diamètres des planétoïdes se sont trouvés trop petits par rapport à ceux d' trouvés par l’observation. Par exemple, le diamètre de Pallas est, d’après Lamont, de 243 lieues, tandisqu’Argelander n’a trouvé par le calcul que 52 lieues, sans pour cela que ni l’observation de Lamont ni le calcul d’ Argelander fussent en défaut. Il ne faut que changer l’égalité des rapports q>:D et q':d faire le calcul sur le rapport de <p: 4d = cp’:X,
Ainsi les diamètres réels des planétoïdes sont 4 fois plus grands que ceux obtenus par le calcul, de même que le sont les nombres 243 et 57.
§ 488. Transformation de la lumière incolore en lumière blanche. La lumière incolore n’est pas plus sensible à l’œil que la chaleur n’est sensible à l’oreille. En brûlant l’hydrogène la lumière est à peine perceptible. Pour la rendre visible il faut la convertir en lumière blanche, en la projetant sur la chaux ; c’est ainsi qu’on obtient le maximum de densité de lumière des corps terrestres. Dans le tome IV de la Physique , il est traité de la transformation de la chaleur en sons.