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DES JOURS SEREINS

§ 494. Les physiciens et les météorologistes savent bien qu’aucun changement de.l’atmosphère n’est un fait spontané; ils ont bien établi que la cause immédiate de chaque changement de beau temps en mauvais est occasionnée par le contact ou par la rencontre des masses d’air chaud avec des masses d’air froid. Sans sortir cependant de celte donnée, j’exposerai la série suivante des faits qui en résultent, faits tous liés entre eux comme cause et effets.

Indices du thermomètre. Lorsqu’il y a rencontre d’air chaud et d’air froid, si un observateur se trouve du côté où afflue l’air chaud, il verra son thermomètre s’élever, tandis

qu’un autre observateur placé du côté ou afflue l’air froid verra baisser le sien.

Indices de l’électromètre. Chaque fois qu’il y a contact de corps d’inégale température 0 et 0, il est observé un courant électrique de force / correspondant à la différence 0 — 0 entre les températures 0 et 0 des deux corps en contact. Melioni a construit un appareil pour mesurer la force / indiquant la différence 0 — 0 , différence également donnée par celle H — h entre les hauteurs H et h des thermomètres changées pendant une minute ou une heure. (Voir Physique, t. III.)

§ 495. Périodes diurnes des jours sereins produites par le soleil. A midi, le sol atteint un maximum 0 de température s’il est noir; s’il est blanc, sa température ne s’élève pas autant et encore s’y élève-t-elle moins si le sol est couvert de neige. Le thermomètre à une distance de 4 à 10 mètres du sol, atteint son maximum après deux ou trois heures, temps que met la chaleur rampante pour se propager à la hauteur indiquée. Le thermomètre commence à baisser d’abord lentement, et il obtient un maximum de vitesse de courte durée au coucher du soleil, quand parait le crépuscule. La vitesse diminue pour atteindre un minimum à minuit, et c’est avant le lever du soleil que le thermomètre commence à monter pour atteindre un 2' maximum de vitesse vers 9 heures du matin.

C’est par les mouvements du mercure et de ses deux vitesses que nous connaissons que le soir nous nous trouvons dans l’air chaud et le malin dans l’air froid; c’est au coucher du soleil et vers 9 heures du matin qu’il y a deux maxima de différences de température 0 — 0, auxquels correspondent deux maxima de courants électriques. Ainsi de la seule période diurne du soleil résultent: 1° deux périodes de vitesses therraométriques et 2* deux périodes de force de courants thermométriques. Il n’y a d’autre différence que celle du sens des mouvements du mercure.

§ 496. Périodes diurnes doubles produites parles courants électriques les jours sereins. Les maxima hygrométriques et barométriques correspondent aux deux époques de maxima des vitesses thermométriques et des maxitna de force des courants électriques. Des durées inégales T ? du crépuscule du soir et du malin, celle du soir coïncide avec le maximum de l’hygromètre et avec celui du baromètre, tandis que pour le crépuscule du matin cela n’a pas lien, parce qu’on l’observe à une époque où la vitesse du thermomètre est à son miuimum, de même que la force des courants électriques, l’hygromètre est bas et le baromètre l’est aussi.

Les observations nombreuses faites à Athènes par M. Schmidt sur les durées du crépuscule et les hauteurs correspondantes du baromètre, ont prouvé leur liaison; cependant jusqu'à préseut on n’a pas connu la loi physique, laquelle unit les faits astrouomiques et les faits atmosphériques. Ces faits ont pour cause commune la rotation de la Terre pour que les parties de sa surface soient périodiquement exposées aux rayons du Soleil, dont la densité n’atteint qu’un seul maximum à midi. Mais pendaut leur croissemeot et pendant leur décroissement ils produisent deux maxima de vitesse au mercure du thermomètre; 1° l’un le matin à 9 heures, lorsqu’ils montent, et 2° l’autre au coucher du Soleil, lorsqu’ils descendent. C’est donc ainsi que se produisent la double périodicité de l’électromètre, de l’hygromètre et en môme temps celle du baromètre et celle de l’anémomètre des jours sereins. Les amplitudes de toutes ces espèces des périodes sont grandes dans les pays chauds et médiocres dans les pays moins chauds.

B. Exhïdatose de i.’air et exaérose de l'eau par les courants

THKRMOÉLECTRIQUES.

§ 497. C’est du côté de l’air froid que les équivalents positifs F. s’écoulent pour venir en rencontre avec leséquiva-

Kl' LA PÉRIODICITÉ DE L’ÉTAT HYGROMÉTRIQUE DE L’AIIW 803

lents négatifs Ë qui viennent de l’air chaud. L’air est un mélange d’un atome d’oxygène avec un atome doublé d’azote. Le gaz d’ oxygène est un combiné d’un atome maté» riel négatif et d’un équivalent électrique positif; le ga? d’azote est un combiné d’un atome matériel positif doublet et des deux équivalents électro-négatifs.

Oxygène =*= ÔÈ.

Azote ==AzËa=ÔH0SHK8=4HO0— ÔÉ=aBO0+HÉa.

Le courant d’électricité positive entraîne dans l’air lea atomes d’oxygène ÔÈ)

Le courant d’électricité négative entraîne dans l’air les atomes doubles d’azote AzËa.

Exhydatose de l’air. Dans les rencoulres, il y a pro» duction des enveloppes liquides de vésicules contenant à l’état latent les équivalents électriques héléronymes: 1° Les équivalents positifs É occupent la surface intérieure des enveloppes. 2° Les équivalents négatifs Ëa occupent leur surface extérieure; ils sont logés dans les intervalles, entre les enveloppes repoussées les unes des autres.

Exaérose de l’ean. L’exaérose de l’eau a pour cause la chaleur lumineuse du Soleil arrivant aux mers; la température de l’eau baisse peu pendant la nuit sur la mer, mais la chaleur lumineuse avance do plus aux profondeurs supérieuresjusqu’à midi, à l’instant où s’opère un rapprochement de la couche chaude et de la couche froide du fond de l’eau de la mer. A cette époque, le courant positif remontant, il suflit do séparer un atome d’oxygène OÊ de 4 atomes d’eau 4H09 pour en faire sortir, non pas un combiné, mais un reste qui, par cette raison, est indécomposable et se présente comme un atome double d’azote.

4HOÊÈa = 4 atomes d’eau = 4HQ9= OÊ -t- H093HËS = 0 -f- 2Az = air.

80'i CHAP. I.— RAPPORTS ENTRE LES OBSERVATIONS ASTRONOMIQUES

On a attribué la diminution de l’eau des mers à une transformation de l’eau en vapeur;" nous montrons l’absurdité de cette hypothèse, réfutée par un grand nombre de faits prouvant que toutes les masses d’eau qui entrent dans les mers ne sortent que des mers chaudes, toujours à l’état d’air et non à l’état de vapeur.

On sait qu’il y a circulation de l’eau dans la Terre ; pour arriver à ce résultat, non par l’unique cas physique, mais par des hypothèses, on ne peut se dispenser de commettre au moins deux erreurs, et cela tout en n’admettant que des hypothèses logiques.

Première erreur. 1*Au lieu de reconnaître la signification physique des mots i\xl puai; S3*to;, changement de Ceau en air, les physiciens modernes ont admis une évaporation de l’eau des mers.

Deuxième erreur. 2° Au lieu de reconnaître la signification des mots «fpo; è£v&tuoi;, changement de l'air en eau , les mômes physiciens ont admis une condensation des vapeurs contenues dans l’atmosphère pour produire l’eau des pluies, des sources et cela môme en hiver, quand le sol est gelé.

Après avoir rectifié la première erreur, on s’explique la sécheresse de l’air, qui s’éloigne de la mer précisément pendant les heures les plus chaudes des journées sereines.

Quand on a rectifié la seconde, on comprend comment, au milieu du ciel serein, il se forme un nuage d’où se précipitent des torrents d’eau, ou comment les fleuves de la Sibérie produisent en hiver des masses d’eau d’autant pins abondantes que le froid augmente et que la température de l’air devient plus basse. (Voir Physique, t. III.)

III. LIAISON PHYSIQUE ENTRE LES PÉRIODES DES APPAREILS MÉTÉOROLOGIQUES.

§ 498. Après avoir démontré que c’est 1* la vitesse de l’élévation du mercure du thermomètre et 2* de celle de son

abaissement que résultent deux périodes de faits météorologiques de la seule période diurne du Soleil, il nous reste à prouver :

1* Le mode de production de la double périodicité électrométrique des deux vitesses thermométriques ;

2* Le mode de production des deux périodes de l’hygromètre par les deux périodes des courants électriques;

3' Les deux périodes du baromètre correspondant à l’exhydatose de l’air;

4" L’intensité du vent delà mer du jour correspondant à l’exaérose de l’eau et le vent faible vers la mer correspondant à l’exhydatose de son air.

Si je faisais comme les physiciens pour donner desexpli- „cations logiques de ces quatre espèces de périodes, il me faudrait commettre huit erreurs au moins. Je m’en dispense en suivant la loi physique. Comme je connais bien le mode de leur production, je puis les exposer de manière à faire connaître au lecteur comment par la loi physique les faits d’un genre se relient à ceux d’un autre genre.

A. PÉRIODES DOUBLES DU BAROMÈTRE ET DES AUTRES APPAREILS MÉTÉOROLOGIQUES.

§ 499. Les jours sereins, le baromètre se trouve à un maximum d’élévation le matin à l’époque e, quand le Soleil est au milieu de l’espace entre l’orient et le méridien du pays, époque où va commencer en mer l’exaérose de l’eau et apparallre la brise. (Voir Physique, t. I.)

I. En partant de cette époque e , qui, en été, est vers 9 heures du matin, on voit baisser le baromètre et augmenter l’intensité de la brise. La chaleur lumineuse produit dans toutes les mers l’exaérose de leur eau ; des masses d’air d’une humidité à peine perceptible vont remplacer celles qui s’élèvent, sollicitées par une rupture d’équilibre occasionnée par l’exhydatose de l’air de la couche entre

Patmoaérosphère et Paérosphère. Cette exhydatose de Pair produit Mn courant ascendant qui a sa source dans la mer ; il passe par les côtes en s'affaiblissant vers les continents. L’abais&emeht du baromètre est Un effet de la diminution de la pression déterminée par le couraht ascendant dirigé vers les espaces raréfiés.

Pendant Cette duèée, l'hygromètre fuit voir qtPil n’v a pas de vapeur dans Pair de la mer, précisément à Pinstanl où la chaleur lumineuse très-dense exerce Pexaérose de Peau avec une activité correspondant â la température au soleil. La consommation d’une partie de Chaleur, non par Pexaérose do l’eau, mais par l’accroissement dü Volume, empêche là température dé s’élever sur mer autant que cela à liéü sur les continents*

La Vitesse du thermomètre est faible sur la terre* mais elle fest grande dahs la couche, entre Paérosphère et Pattooaérosphèîe; de même lés courants électriques produisant Pexhydatose de Pair par fa combinaison des atomes doubles d’azote Az8 avec les atomes simples O d’oxygène y sont forts.

li. A compter de trois heures du soir, la chaleur lumineuse du Soleil diminue, Pexaérose de l’eau devient moins active, le vent de la mer s’affaiblit, le courant ascendant est à peine senti, il ne produit plu6 une aussi grande diminution de là pression. Cette pression commence à se manifester dahs l’élévation du baromètre; sa hauteur croît en indiquant l'affaiblissement du vent de la tuer jusqu’au point de n’ètre plus sensible.

Le thermomètre baisse lentement, puis rapidement, et cela après le coucher du Soleil, pour une heure environ.

L’hygromètre indique une augmentation de vapeur snr îa surface du sol refroidi.

C’est après la disparition du crépusenle qde le baromètre atteint nn maximum indiquant un affaiblissement du courant ascendant, pendant que Pexhydatose de Pair s’opère

autour du sol, connue «oub l’avons bien démontré dans le mode de production de la rosée. (Phys., t. III, p. 843.)

III. A l’extrémité de l’atmoaérosphère, l’exhydatose de l’air ne s’interrompt pas pendant la nuit» quand elle diminue à la surface du sol; elle n’apparaît pas sur la mer parce que sa surface n’éprouve aucun refroidissement après le coucher du Soleil. Ce fait, inexplicable pour les physiciens, sert ici à rendre plils évident le mode de sa production de même que celle d’un autre de l’atmosphère indiqué plus bas.

C’est donc l’affaiblissement de Pexhydatose de l’air sur la terre qui, en même temps, y fait baisser le baromètre. Après minuit, avant l’apparition du crépuscule, le baromètre baisse pour atteindre un minimum qui, cependant, n’arrive pas au degré de celui de l’après-midi. C’est ainsi qu’on apprend que l’exhydntose de l’air est devenu moins actif dans la limite c ou fck (fig. 69) de l’almoaérosphère. Cette limite est moins élevée le matin que le soir lorsqu’elle est en rqt, et cela dans le rapport de 6 : 5 = C'q : C'c, qui indique la durée T du crépuscule d’une heure et demie le soir et celle T d’une heure un quart le matin.

Sur mer, pendant la nuit, l’exhydatose de l’air continue dans la couche feh , l’air consumé n’élant pas restitué en môme temps par de nouvelles masses produites par l’exaérose de l’eau, il y a sur les côtes le vent nocturne du continent qui conduit vers la mer une quantité d’air humide bien inférieure à celle qui s’en éloigne pendant le jour.

La quantité de vapeur produite dans la limite de l’atmoaérosphère s’affaisse pendant l’affaiblissement de l’exhydatosé de l’air, de sorte que l’hygromètre sur la surface dé la Terre atteint son maximum au lever du Soleil ou peu après.

IV. Le courant ascendant n’atteint son minimum qu’à l’époque e, où le Soleil e6t assez élevé pour faire commencer \ 0 Pexaérose de l’eau dans la mer, et S’I’exhydalose de l’air dans l’atmoaerosphère. Ainsi apparaîtront : 1° le

vent de la mer ; 2° le courant ascendant ; 3° l’abaissement du baromètre et toute la série des faits de la veille.

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