‹ Physique céleste contenant Le système du mondeChapitre 227 sur 259 · C. Mode de la cmcbLAtioN de l’eaù · texte numérisé non relu

C. Mode de la cmcbLAtioN de l’eaù

§ 502. La chaleur lumineuse exaérose l’eau de la mer. Les molécules d’air ont la môme vitesse de rotation que l’eau ; ne pouvant donc s’éloigner de l’axe terrestre, elles sont forcées de s’éloigner de l’équateur pour céder leur place à celles qui sont formées par l’eau et la chaleur lumi-* neuse. Il y a donc une poussée exercée de la surface des mers chaudes vers l’atmosphère au moyen de la production continuelle d’air, opérée pendant le jour.

En môme temps, les courants thermoélectriques entre l’atmoaérosphère chaude et l’aérosphère moins chaude exhvdatorent l’air et font apparaître des espaces raréfiés et une

ET LA PÉRIODICITÉ DE L’ÉTAT HYGROMÉTRIQUE DE L’AIR. 81i

rupture d’équilibre, laquelle sollicite l’air sec et froid à rabaisser et à venir en contact avec l’air humide et chaud qui éprouve une poussée constante de la part de l’air contenu dans la couche superficielle de l’eau de la mer.

I. Il y a donc dans l’atmosphère véntilaiion , t° par pression exercée de bas en haut de la surface des mers, et 2° par aspiration Occasionnée par les espaces raréfiés produits par Pexhydatose de Pair dans la limite de l’atmoaérosphère.

II. Il y a dans la terre circulation de l’eau : 1° L’eau provenant de l’exbydatose de l’air alimente les sources (Phys., t. III, et texte de l 'Atlas météorologique ) et se précipite sous forme dé pluie pour être conduite par les fleuves dans toutes les mers. 2° Il ne S’exaérose que l’eau de la surface des mers chaudes ; cette quantité d’eau est continuellement restituée par une autre d’eau froide qui arrive «a fond venant des mers froides qui reçoivent 1* l’eau d’uu grand nombre dé fleuves, et 2° une médiocre quantité de chaleur lumineuse.

Vents. L'air exhÿdatosé dans l’ataaoaérosphère est restitué par Celui produit sur les mers par l’eau exaérosée. Les écoulements d’air ayant pour cause celte double rupture de l 'équilibré aérostatique sont nommés vents.

Fleuves et courants maritimes. — Le niveau des mers chaudes ne baisse pas par l’exaérose de l’eau de la surface j le niveau des mers froides ne s’élève pas par l’affluence d’uti grand nombre de fleuves} ce sont donc les courants sous-marins froids qui s’écoulent des mers froides dans le fond des mers chaudes (Phys., t. III), et qui ne laissent ni trop s'élever le niveau des mers froides ai trop se baisser celui des mers chaudes.

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