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CHAPITRE II

DE DEUX MODES DE MULTIPLICATION DES ONDES LUMINEUSES ET DES ONDES SONORES.

§ 503. I. A mesure qu’un train de chemin de fer de grande vitesse approche de son but, le degré du bruit ne correspond pas simplement à la diminution de la distance, mais ce bruit se multiplie en raison des durées des sentiments, des ondes sonores arrivées précédemment. Si les corps sonores sont à une distance invariable de 660 mètres, par exemple, nous en recevons les ondes sonores après une durée de 2"; mais si le corps sonore s’approche en parcourant 330 mètres par 1 ", nous en recevons des ondes sonores en quantités croissantes.

La lumière parcourt 77,000 lieues par \", tandis que les corps célestes dans leurs mouvements orbiculairèss ne parcourent qu’une distance d’environ 7 à 10 lieues parce qu’ils ont une vitesse 10,000 fois moindre. Ayant trouvé pour notre Soleil et pour les autres une vitesse pareille, il en résulte que la Terre et toutes les planètes de systèmes planétaires ont une vitesse v bien supérieure à celle v de leur soleil; car chaque soleil termine sa révolution autour du Soleil central en 30 millions d’années environ, qui sont autant de révolutions de la Terre autour du Soleil. Ainsi la vitesse de la lumière est de quelques mille fois celle des planètes qui parcourent par \" » fois 7 à 10 lieues.

Les satellites les moins éloignés de Jupiter et des autres planètes accomplissent des milliers de révolutions autour de

leurs planètes pendant que celle-ci en accomplit une autour du Soleil; de même, les satellites lumineux comme Algol, accomplissent des milliers de révolutions pendant que leur planète invisible en accomplit une autour de son Soleil également invisible. Tout cela s’opère avec une vitesse V qui est des centaines de fois inférieure à celle de la lumière.

Tout ce qui a lieu dans la multiplication des ondes sonores par la vitesse des trains de chemins de fer trouve son application dans la multiplication des ondes lumineuses par les vitesses v, V des planètes et des satellites lumineux. Cette multiplication des ondes lumineuses n’a pas lieu pour les soleils qui circulent comme le nôtre avec une vitesse v d’environ 8 lieues par \ 2* Elle n’a pa6 lieu non plus pour

la Lune et les Planètes de notre système qui circulent avec la Terre autour de notre Soleil. Ce ne sont que les satellites des planètes extérieures qui produisent par leur mouvement orbiculaire la multiplication des ondes lumineuses. Ces mêmes satellites produisent par leur forme ovalaire des multiplications d’ondes lumineuses qui sont périodiques.

II. Les corps sonores étant en plein air, nous n’en recevons que les ondes sonores qu’ils produisent. Si les mêmes corps se trouvent dans une enceinte, les ondes sonores réfléchies arrivent presque en même temps que les ondes directes et il en résulte une multiplication de sons; l’enceinte, dans ce cas, correspond au pavillon de l’oreille, qui fait éprouver plusieurs réflexions aux ondes sonores sans néanmoins trop tarder à arriver au tympan séparément des autres.

Dans les cas où le nombre des échos est très-grand, on ne distingue plus les sons, on n’entend plus que le bruit : celui-ci correspond au blanc, qui a pour éléments les sept couleurs; mais par leur mélange chacune d’elles devient imperceptible, et nous en obtenons des sentiments dans lesquels on peut distinguer les degrés des densités du blanc, degrés qui correspondent à son éclat et qui ont pour mesures les

durées T, T', T" des expositions des plaques photographiques pour obtenir des images complètes; car ces durées sont en rapport inverse avec les degrés des densités des ondes lumineuses du blanc.

Ainsi s’établit la double multiplication de la lumière; dans l’une, les couleurs et les formes des corps lumineux restent conservées; dans l’autre, les couleur» disparaissent et il ne reste que le blanc à des degrés différent». Le mélange des couleurs différentes fait paraître dans le champ du spectre des lignes claires et des lignes sombres occupant dos régions correspondantes, tandis que les degrés des éclats du blanc sont déterminées : \9 dans les durées de l’exposition des plaques photographiques et 2* pour évaluer les degrés des éclats, nous faisons la comparaison entre eux au moyen des sensations.

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