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LUMINEUSES ET DE LEURS SATELLITES

§ 507. J’ai déjà eu plusieurs occasions de prouver, par les durées des périodes des étoiles variables, que les unes sont des planètes et les autres des satellites. Les étoiles d’une seule planète Hermès ou .Mercure ne deviennent pas visibles à l'œil nu, même lorsqu'elles sont à leur maximum d’éclat ; elles restent télescopiques ainsi que les soleils lipoplanètes qui sont des milliers de fois plus gros qu’elles, mais elles ont le même mouvement orbicnlaire que notre soleil avec son cortège. Ainsi, an moyen de leur mouvement, les planètes lumineuses atteignent nn éclat comparable à celui de leur soleil, de même que dans le système planétaire, au moyen de leur mouvement, les satellites parviennent à an éclat comparable à celui de leur planète.

L’etoile o de la Baleine est une dipfanèle, une hermaphrodite. A son maximum elle atteint la 2* grandeur et diminue souvent jusqu’à disparition complète. Algol, au contraire, qui est un satellite de dimensions analogues à celles des premiers satellites de Jupiter, Saturne, Lranns, se présente d’un éclat qui varie de la 2* jusqu’à la 4' grandeur, parcequ’il a un mouvementorhiculairedont la vitesse V est aussi supérieure à cellevde la planète q ue celte vitesse v l’est à celle v do soleil autour duquel- circule celte planète.

Herschel, de même que les astronomes anciens, admettait que chaque étoile irrésoluble est un corps massif. Depuis la découverte de la circulation de quelques étoiles antour d’une autre, les astronomes considèrent l’ensemble des quatre planètes inférieures comme un corps spécial et l’étoile périphérique comme nne planète lumineuse. Ils admirent, comme Herschel, que toutes les étoiles ont

un égal éclat et sont à des distances dont les carrés sont en raison inverse des clartés. Celte hypothèse n’était fausse que pour les étoiles claires visibles à l’œil nu, car les étoiles télescopiques de 16 millions ont un éclat égal, et leurs grandeurs appareules dépendent de leurs distances différentes.

Depuis la découverte des étoiles doubles, les astronomes sont parvenus à résoudre un nombre d’eloiles visibles à l’œil nu, mais cela ne fut possible que pour les distances de 1" au moins. Herschel trouva pour le diamètre de Wega 0",36 et pour celui d’Arcturus 0",20, oubliant que, quand ils se trouvent à de telles distances, les éléments des couples doivent être irrésolubles. Au lieu de suppléer à l’oubli d’Herschel, Arago révoqua en doute les résultats obtenus par l’observation; il admit l’existence des corps ayant des diamètres comparables à ceux des orbites des planètes, et attribuant à ces corps une densité comparable à celle du Soleil, cet astronome leur fit produire une force attractive capable de se faire sentir dans les mouvements de notre Soleil et de ses planètes.

Ces raisonnements, logiques pour la plupart, ne concordent pas avec ce que dit Herschel. qui s’abstient de proclamer les deux étoiles des corps massifs. Malgré les objections faites par Arago, Engelmann, astronome de Leipzig, ne manqua pas de prouver qu’en effet il y a un grand nombre d’étoiles claires ayant un diamètre perceptible à toutes les dimensions inférieures à 1"; cependant il n’alla pas jusqu’à déclarer toutes les étoiles claires comme telles oùl’on peut découvrir une certaine dimension. Dans ce cas il eût été dans l’erreur, parce que les satellites comme Algol étant des étoiles claires n’ont pas un diamètre perceptible.

L’éclat île Sirius étant 12, celui de Wega est 1. Ce rapport entre les éclats a conduit à reconnaître, d’après l'hypothèse d’flerscbel, un diamètre très-perceptible de Sirius; toutefois cet astronome s’en est abstenu, et a prouvé par

là qu’il préférait exposer les faits observés quand même ils étaient en contradiction avec ses hypothèses.

Sans l’avoir cherché, (Joldschmidt a vu Sirius composé de sept corps. Si cet observateur oxyderque ne s’était pas distingué ne tous les autres par les nombreuses découvertes des planétoïdes, il se trouverait certainement quelqu’un pour revoqueren doute cettegrande découverte, surtout quand cet observateur avoue lui-même son impuissance à revoir ces sept composants de l’astré.

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