C. Des degrés de l’éclat de blancheur des corps célestes
§511. Pour comparer la lumière incolore du Soleil à celle de la Lune et des étoiles, on convertit chaque lumière ep lumière blanche. Iæ lumière du Soleil réfléchie de la Lune et des planètes est d’une blancheur dont l’éclat a des degrés différents, de môme que la blancheur de l’atmosphère est à des degrés différents lorsqu’il y a des quantités différentes de vésicules.
Sachant que l’éclat de blancheur n’est pas le môme dans la Lune et dans chaque planète, il est facile d’en déduire que |qur& atmoaérosphères ont des épaisseurs inégales, et que l’épaisseur de chacune d’elies reste invariable. Zoelloer a trouvé les quantités suivantes de blancheur dans la Lune et dans les planètes ;
Lune 0,1736 ± 0,0035
Mars 0,2672 ± 0,0155
Jupiter 0.6238 ± 0,0355
Saturue. 0,5081 ± 0,0*259
Lraiius 0,6506 ± 0,0555
Neptune. 0,5658 ± 0,0372
Observation. Les degrés de l’éclat de blancheur indiquent les differentes épaisseurs des uimoaerosphères; l’éclat
de la Lune indiqué dans le tableau s’obtient par le calcul, car par l’observation on n’en trouve que 0,1 195. On voit ainsi que la Lune est entourée d’une très-mince atmoaérosphère. La couleur rouge produite par la déviation de la lumière indique pour Mars une aérosphère de grande épaisseur, tandis que le degré modique de l’éclal de sa blancheur indique que la hauteur de son atmoaérosphère est petite. Nous montrerons ci-dessous comment il se fait que l’alntoaérosphère de Saturne est inférieure à celle de Jupiter et à celle d’Uranus.
Planétoïdes. Ces corps n’ont pas d’atmoaérosphère, car ce sont des amas de vésicules gelées et transforméesen ballons qui réfléchissent la lumière incolore et la transforment en lumière blanche. J’ai prouvé que l’éclat de blancheur des planétoïdes est quatre fois plus grand que celui de Saturne.
De même que les planétoïdes, les nébuleuses sont des amas de (talions ; la lumière réfléchie des ballons des planétoïdes arrive du Soleil comme la lumière réfléchie des flocons de neige. La lumière réfléchie des amas de ballons des nébuleuses arrive de la masse empyrée qu’entourent ces ballons, de même que la lumière du Soleil est réfléchie des vésicules de l'atmoaérosphère.
De même qu’une couche médiocre de nuages rend à toule la voûte de l’atmosphère un éclat de blancheur d’un liant degré, de même une couche d’amas de ballons fait accroître la lumière blanche de la niasse empyrée. L'espace occupé par le disque solaire est un million de fois inférieur à l’hémisphère céleste éclairé; de même l’espace occupé par la masse empyrée est des millions de fois inférieure à celui occupé par les amas de ballons que la lumière réfléchie a éclaircis et reûd visible l’espace qu’ils occupent.
On peut comparer les nébuleuses aux lanternes à ballons qui convertissent la lumière incolore de la flamme du bec en lumière blanche en produisant un grand nombre de ré-
flexions pour faire arriver à l’œil les rayons d’un espace des raillions de fois plus grand que celui occupé par le corps lumineux.
1° Les dimensions des masses empyrées «ont comparables à une ou à plusieurs, comme celles de notre Soleil, el 2* les dimensions des nébuleuses sont comparables à celles d’un ou de plusieurs systèmes planétaires pareils au nôtre.
D. Longueur du diamètre du soleil central.
Les 12° que ce corps occupe dans la périphérie de la Voie lactée et sa distance 2* A de nous, font connaître que la lumière met 150 ans à parcourir le diamètre de la nebuleuse produite par une partie des molécules de la masse empyrée du 5* jet Bv/. A une époque anterieure, noire Soleil n’a pas manqué de se trouver dans un état semblable à celui du Soleil central. Le diamètre de la nébuleuse composée de météores était égal à celui de l’orbite de Vénus; ses molécules ont été séparées de celles de la masse empyrée m du 5* jet entre Mars et Jupiter, qui rebroussa chemin el se déposa sur notre Soleil.
Lorsque l’équilibre s’établit entre cette masse m mêlée avec celle M du Soleil, la couche superficielle gela et il en résplta la zone royale; tandis que l’anneau composé de météores, en conservant son mouvement rotatoire, produit la lumière zodicale, car il persiste en conservant sa dimension primitive. Le diamètre d de l’orbite de Vénusest avec celui ô du Soleil dans le rapport d:i = 150: 1 .
Le diamètre D de la nébuleuse du Soleil central étant avec le diamètre d de ce corps dans le même rapport de 150:1 donne D:d = 150:1, d’où l’on voit qu’il fautun an à la lumière pour parcourir le diamètre du corps central. Il en est traite dans l’explication de la lumière zodiacale.