‹ Physique céleste contenant Le système du mondeChapitre 247 sur 259 · ET L'ÉTAT PHYSIQUE DES COUPS CÉLESTES PAH LEUR LUMIÈRE · texte numérisé non relu

ET L'ÉTAT PHYSIQUE DES COUPS CÉLESTES PAH LEUR LUMIÈRE

B. Des nébuleuses planétaires et des nébuleuses solieères.

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§ 534. Toutes les nébuleuses sont composées de masse empyrée ayant ses molécules en équilibre rompu et en déplacements continuels. Les molécules superficielles se convertissent en grosses vésicules d’abord d’enveloppe liquide qui repoussent les précédentes et les font s’éloigner pour occuper un espace plus grand et moins chaud suffisant à les faire geler pour les convertir en ballons.

La masse empyrée de molécules en équilibre rompu est autant celle des gros jets expulsés du soleil central que celle des jets expulsés de soleils pour devenir planètes ou expulsés de planètes pour devenir des satellites. C’est donc d’après la destination de la masse empyrée que les nébuleuses se distinguent en deux classes, sotifèrcs et planétaires.

Notre Soleil se trouve dans le quatrième espace annulaire avec 16 millions d’autres, avec des ceutaines de nébuleuses solifères et des milliers de nébuleuses planétaires. La masse empyrée des nébuleuses solifères circule comme celle de notre Soleil autour du Soleil central; la masse empyrée des nébuleuses planétaires circule autour de son soleil dont elle a été expulsée.

La lumière acquiert la couleur blanche par les amas des vésicules; elle nous arrive seule ou mêlée avec la lumière incolore qui pénètre la couche des ballons sans avoir éprouvé aucune réflexion. Pour connaître cette différence, nous observons donc les spectres de la lumière venant des nébuleuses des deux classes.

1“ Spectres des nébuleuses planétaires.

§ 535. Pour obtenir des spectres de la lumière des nébuleuses ? il a fallu la concentrer au moyen d’un immense réfracteur construit à Cambridge (Amérique). Les huit nébuleuses suivantes observées sont indiquées par les numéros du catalogue de J. Herschel :

858 CllAP. III. — DU MODE DE DÉTERMINER LA FORME

. . . 19* 41", + 50° ÎO.**

A l’àide des Sept spectres observés, on sut que la lumière ne présente aucdne différence; elle s’accumule pour former un trait clair dans l’étendue du spectre.

En faisant apparaître l’arc voltaïque dans uri récipient d’azote; où obtient un spectre de cette lumière avec plusieurs autres traits parmi lesquélles on voit celui des nébuleuses planétaires.

Oütre cette ligne claire, on en aperçoit deux autres trèsfaibles j la plus faible occupe dans le champ du spectre l’endroit où l’on voit une ligne claire lorsqu’on opère avec la lumière d’un arc voltaïque obtenu dans un récipient d’hydrogèoe.

En mêlant la lumière incolore avec les couleurs obtenues de 30 substances différentes, on u’a trouvé sur le champ de leur spectre aucune ligne claire occupant la place de la ligne obtenue par la lucùière do sept nébuleuses; ce n’est que dans l’azote qti’on la Toit lorsque l’arc voltaïque s’y trouve. Du reste , A. Mitscb'erlich a démontré que les métaux, pris séparément; donnent des spectres occupés par des lignes distribuées d’une manière toute différente de celles observées dans les spectres obtenus des combinés de ces métaux. Le mode de production du spectre n’est pas celui que Newlon admettait au moyen de la décomposition de 13 lumièrè solaire en scs sept éléments.

Pour obtenir les sept éléments de la lumière du specire sotairè, Newlon croyait qu’il ne fallait qu’un élément de lumière incolore, de mémo qu’avec un atome d’eau décomposée on en obtient les éléments. En composant les sept

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couleurs du spectre, si la lumière est projetée sur un papier à côté d’une égale quantité de lumière qui n'a pas subi de décomposition, on voit qu’il y a disparition d’une grande partie de lumière. D’après le calcul, j’ai trouvé que les six. parties doivent disparaître et qu’il n’en doit rester qu’une seufè ( Physique , t. II).

2“ Spectres des nébuleuses sohfbres.

g 536. Les nébuleuses solifèfes Sorti composées de fnémès éléments que les nébuleuses planétaires; la seule différence consiste, 1° en un mouvement planétaire de ées dèrnièred qui manque aux nébuleuses solifèfes, et T en untè distribution de la masse eftipyrée qui diffère dans lès deux classés de nébuleuses. Les observations ont été faites sur la lumière des cinq nébuleuses suivantes, dont les numéros sorti ceux du catalogue de J. Herschel:

Avec toutes ces nébuleuses, la lumière produisit des spectres qui, en général, ne diffèrent pas de ceux obtenus par la lumière des étoiles fixes. C’est d’après la clarté supérieure ou inférieure des objets qu’on a pu distinguer le plus ou moins grand nombre de lignes obscures. Il n’y avait au contraire aucune trace de la ligne claire observée dans le spectre de la lumière des nébuleuses planétaires.

Ces résultats inattendus ont produit un bouleversement total de tous les systèmes basés sur des hypothèses.

Je cite ici ces exemples pour faire inieux comprendre au lecteur la différence physique qui -ÿxisle dfntre les deux classes de nébuleuses. Les nébuleuses planétaires ne répandent que de la lumière blanche dont l'intensité est multipliée

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