DISTRIBUTION DES COBPS CÉLESTES DÉDUITE D’APRÈS LA PERSPECTIVE
Dans la Voie lactée composée de nébuleuses, il est facile d’apercevoir la région à laquelle le Soleil central fait écran. Les vitesses séculaires de 5", 9 ", 15" des étoiles situées entre nous et le Soleil central prouvent qu’il y a trois espaces annulaires inférieurs ; ainsi un observateur placé près de la planète Mars verrait les trois planètes, la Terre, Vénus et Mercure passer devant le Soleil avec trois vitesses différentes. Par le nombre et les densités des étoiles exotiques, on connaît les limites du troisième espace annulaire A'”. Les faits se coordonnent spontanément et sont liés entre eux par la loi physique comme causes et effets pour montrer leur état réel. Ainsi l’astronomie est ici exposée comme une science physicomathématique qui ne laisse place à aucune hypothèse ni à aucune théorie. Les faits obtenus par l’observation étant tous réels, peuvent servir ici d’exemples pour rendre leur mode de production plus évident.
A. Place du soleil central dans la voûte céleste.
Ce gros corps faisant écran à une partie delà périphérie delà Voie lactée est resté inaperçu jusqu'à présent malgré son aspect tout par-
ticulier. Si l’on considère la partie de la Voie lactée à l’est de Sirius, on n’y aperçoit aucun détail; en ragardant plus attentivement quand le ciel est serein, on distingue au cou de la Licorne une courbe formant le sommet d’une ellipse qui va jusqu'aux tteux bords de la Voie lactée. Cette courbe est la limite entre la partie desnébuleuses visibles et le corps du Soleil central qui fait écran dans une étendue de 12° de l’anneau des nébuleuses; celles-ci ne commencent à être visibles que devant la tête du grand Chien où se termine l’autre sommet de l’ellipse, indiquée comme ayant sa première moitié dans la planche I et sa seconde dans la planche II. >
Dans le Soleil central, de même que dans les nébuleuses, la masse * empyrée se trouve entourée d’amas de vésicules ou de météores. La dimension et l’épaisseur de ces amas sont comparables aux distances qui nous séparent des étoiles fixes. Ainsi l’aspect-des nébuleuses et celui du Soleil central diffèrent peu; de sorte que cette seule différence ne serait pas suffisante pour faire connaître la place du Soleil central. Ce qui rend incontestable cette place du Soleil central, ce sont les faits suivants :
1° La partie de la Voie lactée visible en Europe, sauf celle couverte par le Soleil central, est composée de 157 nébuleuses et il y en a 18 autres tout près de ses bords. Le Soleil central fait écran à une partie de 12» de la périphérie des nébuleuses. Sur toute cette grande étendue, domine une uniformité correspondant au corps central ; la teinte blanche de ce corps môme diffère tant soit peu de celle des nébuleuses. En dehors de la partie à laquelle le Soleil central fait écran, domine la plus grande irrégularité, 1° des formes des nébuleuses, 2" de leurs clartés, 3’ de leurs étendues. Elles ne sont pas bien en contact, mais il y a des interruptions et des vides.
2” Nulle part les bords des nébuleuses ne produisent des limites unies comparables à celles qui correspondent au Soleil central.
3° Si l’on prolonge le rayon vecteur SH (fig. 3) qui unit notre Soleil avec le milieu du Soleil central, son extrémité aboutit exactement au milieu O (fig. 2) de la branche boréale delà Voie lactée.
4° Ce n’est que dans les Hyades que l’on trouve 21 étoiles ayant des mouvements et des directions en sens différents de ceux des étoiles indigènes, et encore leurs vitesses sont-elles de trois espèces ; ce qui fait voirque ces étoiles circulent autour du Soleil central dans le même sens entre elles et avec notre Soleil, mais dans trois espaces différents. C’est jusqu’aux Pléiades qu’on rencontre des étoiles ayant un pareil mouvement, et un grand nombre de ces étoiles sont télesco- . piques. Nulle autre part au ciel les étoiles télescopiques ne se mon-
SYSTEME 1>U MONDE
trent mobiles, ou s'il y en a une ou deux, leur vitesse est cent fois plus grande que celle des étoiles exotiques.
.V Nulle part au ciel les étoiles télescopiques ne sont si nombreuseset si denses que dans le voisinage du Soleil central; nulle part, au contraire, sur la Voie lactée, on ne voit si peu d’étoiles claires que celles qui se projettent dans la place occupée par le Soleil éentral.
Pour apercevoir le Soleil central, il ne faut qu’un ciel serein et une bonne vue. Pendant tout l’hiVer, on voit en Europe Sirius et tout près de son coté à l’est le Soleil central comme s’il faisait partie de la Voie lactée. Nous donnons ci-dessous les détails qui sont en liaison directe ou indirecte avec ce corps primitif dans l’univers.
Si le lecteur est surpris qu’un objet si grandiose ait -échappé jusqu’il présent aux astronomes, il n’a qu’à considérer: l“que lanaturede la Voie lactée ôtait inconnue et qu’on n’en pouvait pas distinguer une partie comme provenant d’un corps faisant écran aux nébuleiises; 2" que la direction du mouvement orbiculafre de notre Soleil , admise par W. Herschel, conduisit Argelandcr à chercher le corps central à une distance de 90 de sa place véritable. Par la suite, les lecteurs de cet ouvrage en sauront sur les objets célestes mille fois plus que n’en ont su jusqu'à présent les astronomes sur l’état physique de ces objets.
B. ÜF. LA COMPOSITION DE LA VoiK LACTÉE DES NKRUI.KUSKS.
En dehors du Soleil central, on aperçoit la Voie lactée composée de nébuleuses nombreuses et volumineuses sullisantes pour occuper presque toute l’étendue des espaces annulaires dans lesquels elles circulent; ainsi ces espaces deviennent visibles de la même manière que dans un ciel pur, on ne voit souvent qu’une bande, qui est l’espace occupé par une ou plusieurs nuées dont les formes ont quelque ressemblance avec les nébuleuses composant la Voie lactée.
En appliquant les lois de la Perspective à la distribution apparente des parties des anneaux, les astronomes ont reconnu qu’ils sont concentriques. John Herschel reconnut que le Soleil cential occupant le centre des anneaux doit faire écran à une partie de leur circonférence. Il combattit l’hypothèse de Maedler qui avait cherché un centre de gravitation dans les Pléiades,
Bien que le grand astronome fût si près de la vérité, il n’osa pas la proclamer , et cela parce que son père avait attribué le mouvement des étoiles claires au mouvement du Soleil. Personne n’a pensé que ces mouvements résultent de l’éloignement des plans de leurs 01 biles de celui de notre Soleil. L’ensemble des faits aurait
conduit John Herschel à roeonnailre pour le Soleil central la place ici déterminée s’il eût reconnu l’erreur de son père.
t" Lorsque Lambert donnait notre système planétaire comme modèle du système stellaire, on ne connaissait pas les planétoïdes qui circulent dans le 5* espace annulaire, espace dans lequel manque la planète. J’ai trouvé, de même que dans le 5* espace A’ du système stellaire, qu’il n’y a pas de nébuleuses pour occuper tout l’espace et apparaître comme un anneau; je n’y ai trouvé qu’un petit nombre de nébuleuses sporades exotiques suffisantes pour déterminer la position de l’espace, annulaire A' indiqué dans les tables et nommé galaxoïde.
2“ Dans l'espace annulaire A" circule le plus grand nombre 8* de nébuleuses occupant presque toute l'étendue de sa périphérie. L’ensemble de ces nébuleuses forme un anneau nommé dioguloxie.
S” On ne voit pas les nébuleuses séparées dans les trois autres espaces A’“, A’‘“, A“ les plus éloignés; leurs bords se touchent perspectivement. Des nombres 8‘ des ujébuleusefs du V espace annulaire A’", de celui 8l du 8* espace A”", et de celui 8’ du 9' espace A résulte un anneau nommé chronogulaxic moins régulier que le précédent, et c’est à cause du très-grand éloignement des trois espaces A’", A'"’, A” que sa largeur parait inférieure dans la chronogalaxie.
C. De l'apparition db la Voie lactée d’aprks la Peiispective.
On sait, 1® que les anneaux diogalaxie et chronogalaxie sont concentriques, et 2“ que notre Soleil S (lig. 2) n'est pas sur leur plan commun, mais à 31 1/2 du côté boréal. C’est de. ces deux données, d’après les lois de la Perspective, que résultent : 1° deux hémipériphéries symétriques de la Voie lactée divisée par les prolongements des deux extrémités du rayon vecteur SH , et 2” des deux côtés du diamètre passant par le Soleil perpendiculairement au rayon vecteur résultent deux hémipériphéries asymètres.
C’est dans la figure 3 qu’est exposée l’apparition des deux anneaux d’après la Perspective , si on les observe quand il reste en dehors de leurs périphéries. Les mêmes anneaux sont représentés dans les deux planches, comme peut les voir dans la voûte céleste un observateur qui n’est ni dans leur centre ni sur leur plan commun. L’apparition perspective de la figure 3 sert à s’orienter pour connaître les parties correspondantes dans la voûte céleste.
Le rayon vecteur SH (lig. 31 sépare les deux périphéries en moitiés
symétriques, dont la moitié orientale est dans la table 1 et la moitié occidentale dans la table II.
La perpendiculaire sur le rayon vecteur sépare les deux anneaux en deux parties inégales et asymètres, et cela parce que le Soleil n’est pas au milieu des anneaux.
Dans les deux labiés, on voit des espaces vides entre les parties occupées par la Voie lactée; ces vides ont deux causes distinctes :
I. Les vides renfermés sont symétriques et ont pour cause la Perspective.
II. Les vides ouverts sont asymètres et ont pour cause le manque de nébuleuses.
1° Vides renfermés dans la Voie lactée.
Ces vides sont au nombre de quatre.
I. Les deux vides inégaux sont dans les prolongements du rayon vecteur SH (fig. 3) dont, 1° l’extrémité supérieure passe par le milieu de la branche boréale, laquelle est séparée par un grand vide en forme d’ellipse allongée, renfermé de l’autre côté par la branche australe; 2° l’extrémité inférieure du rayon vecteur passe également par le milieu de la branche boréale inférieure qui est invisible, parce que le Soleil central H lui fait écran. C’est donc cet écran qui occupe le milieu de l’espace vide elliptique éloigné, et par conséquent moins large d’après la Perspective.
Des deux côtés du soleil central les bords des nébuleuses se touchent et les deux anneaux paraissent unis. Il y a dans le Navire plusieurs régions dans lesquelles les bords des anneaux des nébuleuses ne se touchent pas; et nous y voyons quelques espaces vides entre les parties occupées par les nébuleuses.
IL Les deux autres vides sont égaux et symétriques; ils résultent de la Perspective appliquée, 1' aux deux anneaux concentriques, et 2° à la position du Soleil en dehors de leur plan commun. C’est dans la figure 3 qu’est exposé le mode de la production perspective des «leux anses par l’avancement vers nous d’une partie de la branche australe de chacune de ses deux hémisphéries formant les extrémités de la branche.
Dans la figure 3 les deux anses se présentent éloignées, parce que la branche australe y est rapprochée. Dans la voûte céleste exposée sur les deux tables, on voit la branche australe éloignée; elle s’avance des deux côtés vers la branche boréale pour passer perspectivement de l’autre côté de l’anneau vers la chronogalaxie et atteindre par là un maximum d’éloignement.
si
Ensuite on voit des deux côtés l’anneau de la diogalaxie s’avancer symétriquement vers la chronogalaxie ; il lui fait écran et parait ne pas s’en séparer jusqu’à une certaine distance. i° Le contact entre les bords des nébuleuses se soutient du côté oriental jusqu’à la région cachée derrière le soleil central. 2° Du côté occidental se présente d’un côté la séparation antérieure de la diogalaxie; de l’autre côté on voit la chronogalaxie subdivisée en trois branches , et tout cela par la position des nébuleuses qui circulent sur des orbites de rayons 2 'a, 28a, 2sa dans les espaces annulaires A’", A"", A''.
Ce manque de symétrie des deux côtés des anses résulte des formes des nébuleuses et de la position de leurs plans orbiculaires; il n’est pas un effet de la Perspective. Nulle symétrie n’existe dans la succession des nébuleuses composant les anneaux, de même qu’il n’existe pas de symétrie entre les éloignements des orbites de ces nébuleuses, ainsi qu’on le voit dans les inégalités continuelles des bords de chacun des deux anneaux. On trouve aussi ce manque de symétrie dans les longitudes de l’espace annulaire occupé par les planétoïdes.
2° Vides ouverts indiquant le manque de nébuleuses.
De même que les planétoïdes (admis augmentés de volume) feraient apparaître autour du Soleil un anneau composé de corps se succédant irrégulièrement, de même les nébuleuses composent des anneaux présentant : 1° un éclat supérieur aux régions où il y a des superpositions, ou 2“ de grandes interruptions et des lacunes aux régions des orbites où les superpositions manquent-
Entre l’Anse occidentale et le soleil central dans le Navire, se trouve la seule région de la Voie lactée dans laquelle on ne voit de nébuleuses sur aucun des quatre espaces annulaires. Des deux côtés de cet espace se trouvent des nébuleuses formant des protubérances ou des bandes correspondant aux quatre espaces annulaires dans lesquels ces nébuleuses circulent avec des vitesses inégales. Dans des milliers de siècles, la forme des bandes changera alors la place et la forme de cet espace vide.
Entre l’Anse orientale et le Soleil central dans Persée se trouve la région correspondante à celle du vide du Navire. Les parties des espaces annulaires sont occupées par des nébuleuses dont les bords intérieurs se touchent, tandis que les bords extérieurs présentent des bras dont, V une branche s’avance en dehors de l’anneau en partant du derrière de la tête de Persée; 2° une autre branche part des pieds de Persée; 3° une troisième branche part des pieds de Céphéc.
Les nébuleuses de chaque anneau sont de même nature; dans les planches les couleurs servent à indiquer les nébuleuses circulant dans le même anneau ou dans des anneaux différents. Le Soleil central est indiqué faisant écran aux nébuleuses circulant derrière lui.
ü. Nomma des étoiles et i.elr distribution.
De même que les nébuleuses circulent dans cinq espaces annulaires correspondant aux orbites des quatre planètes extérieures et des planétoïdes, de même les étoiles circulent dans quatre espaces annulaires correspondant aux orbites des quatre planètes intérieures. Notre Soleil, avec environ 16 millions d’autres de nombre 8', circule dans le 4e espace annulaire A" (tig. 1). Tous ces soleils sont nommés indigènes pour les distinguer des autres trois fois aussi nombreux qui circulent dans les trois espaces annulaires inférieur A', A', A”, que pour cette raison on nomme exotiques.
L’espace A" annulaire correspond à l’orbite de Mars de notre système planétaire, et les trois espaces inférieurs correspondent aux orbites de la Terre, de Vénus et de Mercure. De même qu’un observateur, placé sur la planète Mars, voit passer, entre lui et le Soleil, les trois planètes, avec les vitesses V pour Mercure , \ pour Vénus, et v pour la Terre; de même, nous voyons dans les Hyades des étoiles qui passent entre nous et le Soleil central avec des vitesses de 15, de 10 et de 5, terme moyen (fig. 3).
Comme les planètes, les étoiles exotiques des Hyades et des Pléiades circulent dans le même sens autour du Soleil central, notre Soleil circule aussi dans le même sens. La direction du mouvement orbiculairc de notre Soleil est perpendiculaire sur le rayon vecteurSH.
1° lit oi les indigènes.
Des 16 millions d’étoiles indigènes, il n’y en a que -ilOOde claires qui sont visibles à l’œil nu; sauf deux étoiles télescopiques qui présentent un maximum de vitesse dans leur mouvement, toutes les autres ont un mouvement de si faible vitesse qu’il est imperceptible.
La vitesse des étoiles claires correspond en général à leur clarté; toutefois, le maximum de vitesse se rencontre parmi les étoiles de clarté faible. En prenant l’ensemble des mouvements de plusieurs étoiles mobiles, on obtient toujours un seul et même plan orbiculairc. Ce résultat, obtenu pour la première par le calcul d’Herschel, n’a pas été regarde comme un indice de la position du plan de l’orbite de
SYSTÈME DU MONDE. XIK
notre Soleil; le susdit astronome voulut que la direction ainsi obtenue fût celle du mouvement de notre Soleil. Biot, Lindenau, Bessel protestèrent contre cette assertion , sans cependant pouvoir expliquer comment l’ensemble des mouvements des étoiles et non-seulement de celles qui sont visibles en Europe, mais encore de celles qui y sont invisibles , peut donner le même résultat.
Les astronomes précités, par oubli, n’ont pas regardé les mouvements observés comme résultats indirects de l’éloignement des plans de leur orbite de celui de notre Soleil, mais ils ont considéré ces mouvements comme directs. On a cherché un orbite pour chaque étoile mobile ; l’ensemble des plans orbiculaires et des sens des directions des mouvements présenta nne confusion. Au lieu d’un corps central universel, il a fallu en chercher des milliers
Je n’ai fait que constater un oubli; mais de nos jours, quand la confusion se fut dissipée , on vit le Soleil central et la symétrie universelle admise par Lambert et cherchée par lui. 11 admit le Soleil central dans la nébuleuse d'ürion, que Kant déplaça à Sirius; mais c’est Maedler qui sut évaluer les dimensions telles qu’il les trouvera réalisées dans le Colosse devenu visible à tout le monde. Après avoir ainsi fait voir la charpente du système stellaire par la rectification d’une erreur due à un oubli, une question inabordable en apparence surgit; c’est celle-ci :
Quefttlon. Pourquoi les étoiles dont les orbites sont éloignés de celui de notre Soleil sont-elles claires?
Réponse. Les observations ne fout connaitre que l’état du Monde actuel ; ses états précédents et ses étals postérieurs sont soumis à des changements ayant pour cause des séries d’actions qui ne sont que l’écoulement du lluide électre ou d’électricité neutre indiquée par le signe EE , écoulement qui n’est que le résultat d’une rupture d’équilibre. 11 faut donc d’abord connaitre l’origine de cette rupture d’équilibre, pour en déduire l’écoulement du fluide ou l’action terminée avant des siècles, lorsque s’opéra la production des faits conservés que nous observons.
2” Étoiles exotiques.
Ces étoiles se présentent limitées à une élongation du Soleil central comme cela a lieu pour les planètes inférieures. Dans nulle autre partie de la voûte céleste on ne voit une telle multitude et une telle densité d’étoiles télescopiques qu’on en voit entre les élongations des
étoiles exotiques. Il y a des groupes composés de milliers d’étoiles qu’Herschel a mis au nombre des nébuleuses.
Ce qui embarrassa le plus les astronomes, ce fut le mouvement des 15 étoiles des Pléiades et de 21 autres des Hyades. Par rapport au Soleil central, toutes ces étoiles circulent autour de lui avec des vitesses de 15, 9, 5, en raison des distances 2i, 4â>, 8 a. Les astronomes ne connaissaient pas la place du Soleil central ; ils étaient incapables de distinguer les étoiles en indigènes et en exotiques , ce qui leur eïït fait voir: 1° que le mouvement des étoiles exotiques est orbiculaire, et 2" que ce mouvement est imperceptible pour les étoiles indigènes, et cela à cause de la faible différence qui existe entre leurs vitesses orbiculaires et celle de notre Soleil.
Supposons un observateur placé sur la planétoïde Urania , observant les mouvements des planétoïdes depuis le soir jusqu’au malin, durée correspondant pour les étoiles à des milliers d’années. Toutes les planétoïdes des orbites voisins lui paraîtraient immobiles; il n’y aurait apparition de mouvemént en chaque sens et de chaque vitesse que pour les planétoïdes circulant sur des orbites éloigués de celui d’Urania. Les mouvements des planètes intérieures se montreraient différents de ceux des planétoïdes.
3° Nombre des étoiles.
Si l’on compare les étoiles et les nébuleuses à certaines familles de plantes, de fruits existants, on connaît d’avance ceux qui ne paraîtront qu’après un certain espace de temps. De même, on connaît aussi, des étoiles qui existent, le nombre total de celles qui existeront dans des millions de siècles. Dans le principe, le Soleil central existait seul, composé de masse empyrée soumise aux séries successives des ruptures d’équilibre qui devaient engendrer le Monde matériel dont la venue était prévue dès la naissance de ce Soleil central.
On a trouvé que neuf jets de masse empyrée ont été expulsés du Soleil central : de ces jets, les quatre inférieurs ont été divisés et subdiv isés d’après la loi de l’Astragonie, et c’est ainsi que le quatrième jet produisit 8* portions , chacune composée de masse empyrée peu différente de celle de notre Soleil. En admettant un nombre égal de portions produites par la subdivision de chacun des trois jets inférieurs, on obtient un nombre total de soleils de 4 X 8".
Chaque soleil reste pendant longtemps lipoplan'ete ou privé de planètes , de môme que le Soleil central est resté longtemps lipohélie ou sans soleils. De 16 millions de soleils indigènes, il n’y en
a que quelques milliers qui onl déjà expulsé neuf jets de masse empyrée pour former huit planètes. Les 3x16 millions de portions produites par les Irois jets B’, B", B" inférieurs sont devenus depuis longtemps des soleils entourés chacun de huit planètes, et ces planètes sont déjà entourées d’environ 30 satellites. Ainsi se trouve déterminé le nombre N de corps massifs circulant dans chacune des trois espaces annulaires inférieurs^ le nombre total de corps massifs produits dans chacun des espaces jusqu’à présent est
N = ( 16 + 8x 16 -f 30 X 16) millions.
11 existe un grand nombre de planétoïdes dans chaque système planétaire, et chaque corps massif produit des millions d’amas de ballons nommés météores qui restent et circulent sur des orbites peu éloignés de ceux des corps massifs dont ces météores ont été produits. Ainsi les météores visibles dans les nébuleuses comme des points de lumière blanche sont des amas de ballons produits par les enveloppes de vésicules gelées. Lorsqu’on ne connaissait pas la nature de la lumière blanche, on ne pouvait prouver que les milliers de points visibles dans les nébuleuses ne proviennent pas directement d’une masse empyrée, mais toujours des vésicules dont les gros amas sont nommés météores, à cause du manque d’un poids sensible dans des volumes dont le diamètre est souvent de plusieurs dizaines ou centaines de lieues. Il y en a même dont des diamètres sont beaucoup plus grands.
E. Masse du soleil central.
La quantité de masse empyrée de chacun des huits jets suffit à fournir 16 millions de portions égales à celle ude notre soleil ou tout au plus deux ou trois fois supérieure. En supposant en général la masse empyrée des autres soleils double (2g) de celle de notre Soleil, il en résulte que la masse totale de la masse m en circulation est environ 200 millions de fois celle ja de notre Soleil.
Lamasse M du Soleil central n’est pas mille foisla masse m expulsée, mais elle lui est un million de fois supérieure, avec Indifférence que dans le soleil central cette masse empyrée a une densité environ un million de fois supérieure à la densité de la masse de notre Soleil. Ainsi la masse de 16 millions de soleils de chaque jet a d’abord un volume égal à celui de 32 soleils comme le nôtre.
Après avoir ainsi évalué la grandeur réelle du Soleil central devenu visible, sa grandeur apparente est des millions de fois supérieure à
celle trouvée par le calcul. Il faut cependant prendre en considération l’aspect du Soleil central qui est celui d’une nébuleuse et non celui d'une étoile. Il est prouvé que la mpsse de ;>' jet B’ a rebroussé chemin pour se déposer comme une ceinture faisant plus d’un tour autour de la zone équatoriale de l’enveloppe de glace solide et transparente. Ce sont doue les molécules de cette ceinture en équilibre rompu qui deviennent des vésicules et des amas de ballons et qui leur donnent ainsi l’aspect d’une nébuleuse, laquelle faisant écran aux autres plus éloignées, ne paraît pas en différer.
C’est Arago qui a montré la persistance du même éclat à chaque distance des nébuleuses assez volumineuses pour occuper une espace plusieurs fois supérieur à ce^ui du champ des télescopes, ou à celui de la base du photoenôe qui a son sommet à l’œil et sa base sur l’étendue de la nébuleuse. La distance entre nous et le Soleil central est de 2‘a, et celle entre le Soleil central et les nébuleuses des anneaux éloignés est de 2*A 32 fois supérieure, et cependant l’éclat ne se présente pas à des degrés différents.
P. Dimensions de l’kspace stellaire.
Les distances entre les planètes et notre Soleil sont dans la progression géométrique K 'id : 2 'd : 2 *d : ... • 2 Vf; la hauteur de l’espace annulaire dans lequel circulent les planétoïdes diffère peu de la distance 1 =2 id qui sépare la Terre du Soleil.
De même les distances entre le Soleil centrale et les neuf espaces annulaires A’, A", A"’..., sont dans la progression géométrique = 2A : 2’a : 2’a : 2;A ; . . . 28a ; la hauteur H du 4' espace annulaire A” a été trouvée de 278, 8 étaut une distance parcourue par la lumière en cinq ans. Cette distance est considérée comme égale à celle de 2*a, de même que l’on trouve dans notre système planétaire. Ainsi, 4 x 278 = 1088 est la distance qui se trouve entre nous et le Soleil central, distance qui diffère peu de celle trouvée par la vitesse du mouvement orbiculaire de notre Soleil.
La vitesse séculaire du mouvement orbiculaire du Soleil se trouve entre 4" et 5"; en prenant la valeur de 5", ou trouve la distance 4X278 égale. Cette distance est 32 fois inférieure à celle 2’ A des nébuleuses de l’espace annulaire A” le plus éloigné; c’est donc 2*a=328-|-4x278. La lumière inet 173 siècles pour arriver du Soleil central à l’orbite le plus éloigné, tandis qu’il ne faut que quatre heures pour que la lumière arrive du Soleil à la planète Neptune. Le diamètre d de notre Soleil est parcouru par la lumière en 4” tandis qu’il
STSTfeME Dü MONDE.
xvu
fant à la lumière environ un siècle pour parcourir le diamèlre du Soleil central composé de .masse empyrée très-dense.
La quantité p de molécules qui occupaient il y a 173 siècles une surface de rayon r=4â acquiert dans cette durée par l'expansion un volume suffisant pour occuper la surface qui a 2*A pour rayftn. Pour qu’une surface 2,8A* fois plus grande soit occupée, 11 -{put donc que la quantité f de molécules augmente autant de fois en volume, de même que le volume de l’air comprimé augmente lorsqu’il s’échappe par quelque part dans l’enceinte où manque une résistance.
Telle est la donnée qui conduit à reconnaître un fluide dont l’expansion spontanée prouve qu’il est en équilibre rompu avec tendance à augmenter indéfiniment de volume. Cet état peut durer trèslongtemps, mais B«doit toujours avoir un commencement, parce qu’aucune espèce de rupture d’équilibre existant ne peut avoir une durée infinie; elles ont toutes un commencement.
G. Accroissement db la clarté phtsique bt phtsiolociqce.
Du Soleil et des étoiles arrive la lumière incolore ou un mélange de lumière colorée avec la lumière incolore, comparable à celle des flammes des corps terrestres et mieux à celle de l’hydrogène.
Des nébuleuses et du Soleil ceutral nous arrive lumière blanche, comparable à celle des nuages et des corps blancs terrestres.
i. La quantité de lumière restant invariable, il en résulte une multiplication de sensations si le corps se met en mouvement rapide. Dans notre système planétaire, les planètes circulent parallèlement avec la Terre autour du Soleil ; ainsi il n’en résulte aucun accroissement de clarté, il n’en est pas de mémo pour les satellites, lesquels circulent autour dê leur planète comme des charbons ardents mis en mouvement rapide pour apparaître comme des bandes lumineuses.
1° Notre Soleil circule autour du Soleil central avec tous les autres, de même que laTerre circule autour de notre Soleil avec les planètes sans qu’il paraisse y avoir aucun accroissement d’éclat. 2° Les planètes lumineuses circulent autour de leur soleil entouré d'amas de vapeur, et produisent un accroissement d’éclat correspondant à celui des satellites de notre système. 3° Les satellites lumineux circulent autour de leurs plauètes et produisent un accroissement d’éclat supérieur à celui que produisent les satellites de notre système.
Gratulcnr des étoiles. 1° Les étoiles de 4,a et de 2* grandeur sont composées de satellites. 2* Les étoiles de la 3" à la 7* grandeur
ivm
sont composées de planètes. 3* Les étoiles do la T* à la 13» grandeur sont des soleils lipoplanètes ou sans planètes.
II. La quantité de lumière restant la même, les ondes lumineuses se multiplient si, avant d’arriver à l’œil, elles éprouvent des réflexions nombreuses des globules qui couvrent la surface des corps blancs ou des vésicules qui flottent dans l’atmosphère, ou des amas de ballons produits par la congélation des vésicules autour des masses empyrées, comme on le voit dans les nébuleuses.
Le blanc n’est pas une couleur du spectre, de même que le bruit n’est pas une note de la gamme; c'est l’ensemble des sept couleurs qui forme le blunc , de même que l’ensemble des sept sons de la gamine produit le bruit. En multiplant les réflexions, les ondes sonores se multiplient autant que les ondes lumineuses; de sorte que nous pouvons recevoir de mêmes corps sonores ou lumineux des quantités d’ondes qui croissent jusqu’à une certaine limite au moyen des réflexions.
1° La lumière blanche nous fait voir qu’étant incolore dans la masse empyrée, elle a éprouvé des milliers de réflexions dans l’espace qui so présente comme un corps blanc. Nous pouvons comparer les différents degrés d’intensité de cette lumière.
2‘ La lumière incolore nous fait voir qu’elle arrive en direction rectiligne de la masse empyrée sans éprouver de réflexions pour devenir blanche, ni de réfractions pour devenir colorée et polarisée.
3° La lumière colorée nous fait voir qu’elle a éprouvé une réfraction qui a produit un spectre d’un champ très-vaste étendu dans l’espace. La couleur de l’étoile et l’ordre que cette couleur occupe dans le spectre solaire servent 1° à déterminer le sens de la réfraction et 2° la forme ovalaire du corps qui produit cette réfraction.