LACTÉE
§ 90. Toutes les parties de la masse brûlante des bandes b", b7“, B7™, b“ se trouvent entourées d’amas de vapeur dans les espaces annulaires A”, A™, A™1, A1X séparés de l’Hélioagète par les distances a'A, aTA, aBA, a*A. La distance entre l’anueau A", où est le Soleil, Jet l’anneau A71, est a*A— a4A= 3 A x a4 = /(8A. La distance entre le même anneau A,v et celui A", où est l’étoile Alcyon, est a4A— a* A = 8 A.
Soient "VH (fig. ia) la projection de la Voie lactée; S le
Soleil [jig. i a) dans l’espace annulaire A"; A" l’Alcyon dans son espace annulaire, et A71 l’espace annulaire dans lequel circulent les nébuleuses globulaires contenant les portions de masse brûlante de la bande b71. Les parallaxes de A71 et de A" sont entre elles en raison inverse des distances SA71 et SA" ; il en résulte
SA7IA‘7:SA*A»7 = 8:48 ou = 3°i:ai*.
L’angle 3 -5 degrés est la déviation perspective de l’aunean composé des portions de la bande bvi de masse brûlante par rapport à l’anneau de rayon aT A composé des portions de la bande bvu de niasse brûlante entourée de vapeur.
L’angle 21 degrés est également la déviation de l’espace annulaire A" dans lequel circulent l’étoile Alcyon et Jes autres produites par des portions de la bande b®; cet angle SA" A" ne peut être six fois celui SÀVJ A‘T de la déviation de l’anneau A'1 que dans le cas où la distance est A,VATI = 6A,TA".
Les plans des quatre espaces annulaires se coupentsous de petits angles, comme le font les plans orbiculaires des planètes. Si le Soleil se trouvait dans une orbite parallèle aux plans des quatre espaces annulaires AÇI, A™, A"", A,x, dans lesquels circulent les nébuleuses, la Galaxie paraîtrait sans arc de séparation et serait, comme elle l’est actuellement, plus lumineuse du côté le moins éloigné du Soleil et moins lumineuse du côté opposé. Le Soleil se trouve plus éloigné de la base de l’espace en forme de meule qui donne, comme une fenêtre, dans l’hémisphère boréal, et il est moins éloigné de l’autre base qui donne dans l’hémisphère austral.
Une partie moins éloignée de l’espace annulaire A"1 est celle qui paraît, comme un arc a de 120 degrés, se séparer dans le Cygne de l’anneau de la Galaxie, dont la partie correspondante à l’arc est également moins éloignée du Soleil que la partie diamétralement opposée. En considérant les nébuleuses symétriquement distribuées dans chacun des quatre espaces annulaires, leur clarté doit être plus forte du côté le moins éloigné. C’est le diamètre unissant le Cygne avec le Navire qui sépare les régions de la Galaxie les plus rapprochées du Soleil de celles qui en sont le plus éloignées. Au milieu de ce diamètre se projette l’Hélioagète, de sorte qu’au Soleil se
produit l’angle y dès la rencontre des lignes dont l’une vient de l’Hélioagète et l’autre de l’Alcyon. 11 en résulte que le corps central se trouve dans le voisinage de la nébuleuse exceptionnelle de l’Orion, mais non pas dans la nébuleuse même, comme Lambert l’admettait.
Cette nébuleuse, si grande qu’elle soit, même en admettant la densité de sa masse brûlante comme mille fois supérieure à celle du Soleil, est très-loin de correspondre au colosse que Mædler trouva par le calcul, dans lequel doit être renfermée une masse M mille fois plus grande que le total de la masse m contenue non-seulement dans les étoiles e', e", e", e", e,v, mais aussi dans celles qui sont devenues obscures, dans celles qui sont invisibles à cause de leur très-grande distance, dans les nébuleuses planétaires, dans les nébuleuses globulaires et dans toutes les nébuleuses dont est formée la Voie lactée. Le colosse trouvé par le calcul de Mædler est, suivant la loi physique, un résultat analogue à celui qu’obtint Le Verrier pour l’existence de la planète Neptune. La différence ne consiste qu’en ce que ce dernier astronome ne voyait pas la planète, tandis que Mædler se trouva ébloui de la grosseur du colosse qui occupe avec le plus grand éclat la plus grande largeur de la Galaxie; car sur ce colosse se projette la constellation entière de la Licorne, qui est composée d’étoiles solaires eit reconnaissables par leur immobilité , car les étoiles mobiles qui s’y trouvent sont des espaces annulaires A', A", A". La masse M contenue dans ce colosse doit être très-dense, pour que la masse totale m du système solaire y soit contenue mille fois; la masse m du Soleil est également très-dense, puisqu’elle est sept cent fois plus grande que le total p. de la masse de tous les corps du système planétaire.
Les faits employés par Mædler pour prouver que les vitesses des étoiles mobiles contenues dans les Pléiades
et les Hyades sont le réflexe de la vitesse du mouvement orbiculaire du Soleil, et que le sens de son mouvement est contraire au sens du mouvement apparent des étoiles, trouvèrent ici un arrangement correspondant aux autres laits nombreux dout il résulte qu’en effet c’est la nébuleuse immense de l’astérisme de la Licorne qui contient la masse énorme de l’Hélioagète. Des vitesses apparentes des étoiles mobiles des Pléiades on tire la différence v — v entre leur vitesse réelle v et celle v du Soleil, qui a pu être déterminée par le calcul de la manièresuivante.Lesensdu mouvement du Soleil trouvé par Mædler est véritable, mais sa vitesse n’est pas même la moitié de celle (5", 7) trouvée par cet astronome.