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SOLAIRE

§ 92. Avant Mædler les astronomes, Herschel, Lambert etautres, considéraient le système planétaire comme modèle du système solaire, sans cependant approfondir 1- 7

les détails de ces deux systèmes qui se correspondent mutuellement. Le corps central correspondant au Soleil était admis dans la nébuleuse exceptionnelle d’Orion. Mædler coordonna les directions des étoiles mobiles contenues dans les Pléiades, et de celles contenues dans les llyades et dans toutes les autres régions, commeelles se trouvent indiquées dans les trois tableaux suivants. En négligeant les autres directions de la voûte céleste, ce dernier astronome ne trouva pas probable l’existence d’une niasse énorme dans une nébuleuse pareille à celle des Pléiades ou à celle d’Orion, et comme il lui sembla que dans le système solaire il n’existait nulle part un corps colossal correspondant au Soleil du système planétaire, il crut qu’il était indifférent, pour la loi newtonienne, que la masse fût contenue dans un seul corps, ou que le centre de gravité fût un centre virtuel composé de la masse de plusieurs corps. Certaines étoiles de densité considérable et au nombre de 5oo environ se trouvent dans plusieurs régions, mais on distingue mieux celles qui sont dans la direction des Pléiades, parmi lesquelles il n’y a que i5 étoiles mobiles, dont le mouvement est dirigé vers l’espace suivant une déviation angulaire oscillant entre \[\o degrés et 196 degrés, et cet espace se trouve dans le Lion.

Partant d’une hypothèse parfaitement contraire, les astronomes qui précédèrent Mædler furent conduits à des résultats parfaitement divergents. Au lieu de considérer les vitesses séculaires observées e, v, V comme les différences entre les vitesses réelles v', V' et celle £ du Soleil, cet astronome admit la moyenne 5", 82 des vitesses des quinze étoiles observées, comme réflexe de la vitesse séculaire du Soleil.

§ 93. CORRESPONDANCE ENTRE LES DÉTAILS DE SYSTÈME SOLAIRE ET CEUX DU SYSTÈME PLANÉTAIRE. I. Ail Centre

du système planétaire se trouve le Soleil, et au centre

du système solaire se trouve l’Hélioagète, occupant la constellation de la Licorne presque entière. Celui-ci est composé d’une masse brûlante M mille fois plus considérable que celle m du total des corps composant le système solaire; mais à cause de sa grande densité, qui est plusieurs milliers de fois supérieure à celle du Soleil, son volume, au lieu d’être plusieurs millions de fois plus grand que celui de l’ensemble de tous les corps, en diffère peu. La niasse m brûlante du Soleil est renfermée dans une enveloppe solide de glace transparente, tandis que la masse M brûlante de l’Hélioagète, qui est mille fois plus considérable que toute la niasse des corps composant le système solaire, se trouve entourée d’amas de vapeur qui la font apparaître comme une nébuleuse. Il sera prouvé plus loin que tous les soleils sont entourés de vapeur pendant la durée de l’état lumineux de leurs planètes; ainsi le Soleil fut une nébuleuse très-petite, pendant tout l’espace de temps que la Terre et les autres planètes étaient lumineuses. Il en fut de même de la Terre, qui était entourée de vapeur opaque pendant que la Lune était lumineuse. L’Hélioagète restera entouré de vapeur encore pendant des millions de siècles, et il deviendra un astre lumineux par la congélation de la couche de vapeur qui lui formera une enveloppe solide de glace transparente. A cette époque très-reculée, tous les soleils seront éteints comme le sont actuellement les planètes de notre système.

IL Autour du Soleil circulent dans neuf espaces annulaires: i° les huit grosses planètes avec leurs satellites, et a°les planétoïdes; celles-ci séparent les quatre planètes inférieures et leurs orbites des quatre planètes extérieures et de leurs orbites. Dans le système solaire circulent également, dans neuf espaces annulaires, des millions de soleils, d’hélioïdes et de nébuleuses, car ce qui a lieu pour les planétoïdes circulant en grand nombre autour

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VIE ASTRONOMIQUE, du Soleil dans un seul espace annulaire, a également lien dans le système solaire pour les neuf espaces A', A", . . A,x annulaires.

III. La Terre circule autour du Soleil dans le troisième espace annulaire; le Soleil circule autour de l’Hélioagète dans le quatrième espace annulaire A,v. Entre la Terre et le Soleil circulent deux grosses planètes, tandis qu’entre le Soleil et l’Hélioagète circulent dans trois espaces annulaires A', A", A" des milliers de soleils visibles et invisibles.

C’est au moyen des vitesses v, v, V des étoiles s", a", e' des espaces annulaires A", A", A' qu’il devint possible de reconnaître que le Soleil est dans le quatrième espace annulaire AIV, de même qu’un observateur trouvera pour Mars trois vitesses différentes correspondantes aux trois planètes inférieures.

IV. Avec le Soleil circulent, dans le même espace annulaire A,T, des milliers d’étoiles e,t, e,v, et de nébuleuses planétaires ou globulaires. Ainsi ces corps nous paraissent ce que paraîtraient les planétoïdes à un observateur placé sur l’une d’elles : une planétoïde quelconque aurait, comme par exemple Pbocæa, un nombre n d’autres planétoïdes entre elle et le Soleil, et un nombre supérieur ri -t- n' de planétoïdes plus éloignées duSoleil qu’elle-mèine. Le nombre «des planétoïdes correspond aux étoiles indiquées par le signe e,v, et le nombre n -t- n' correspond aux étoiles indiquées par le signe e'L

V. De même que le plan de l’orbite de Pbocæa est incliné sur celui de l’écliptique, de même le plan de l’orbite du Soleil se trouve incliné sur celui de la Galaxie; c’est pour cette raison que les étoiles s " des Pléiades de l’espace annulaire A", de rayon 23 A, vues obliquement du Soleil à la distance 8 A, se projettent au delà de la Galaxie dans une distance angulaire de ar degrés, tandis que l’arc a = 1 20 degrés du sixième anneau AVI, de rayon

a* A et à la distance de 48 A du Soleil, se projette au delà de la Galaxie à une distance angulaire de 3 -j degrés. De même que l’orbite du Soleil est inclinée sur le plan de la Galaxie, de même cette orbite se trouve inclinée sur celles de presque tous les autres soleils. L’angle i de l’inclinaison du plan orbiculaire du Soleil sur ceux des autres soleils peut beaucoup varier, cependant cet angle i ne peut dépasser certaines limites; c’est ainsi que parmi les planétoïdes l’orbite seule de Pallas atteint un éloignement angulaire de 36 degrés.

VI. Les vitesses apparentes v, v, V des étoiles g", s", g' correspondent à celles de la Terre , de Vénus et de Mercure observées de Mars, car ces étoiles se meuvent dans le même sens que le Soleil. Il résulta une grande confusion de l’hypothèse des astronomes allemands : que les mouvements des quinze étoiles s* mobiles des Pléiades sont le réflexe du mouvement du Soleil en sens contraire. C’est cette hypothèse qui a conduit à croire que le système solaire ressemble à celui des comètes et non pas à celui des planètes

VII. Dans le système planétaire, les planètes ne se présentent nulle part aussi fréquemment que dans l’espace qui sépare la Terre et le Soleil; de même, dans le système solaire, les étoiles g'", g", g' des trois espaces inférieurs ne se rencontrent que dans l’intervalle qui sépare le Soleil et l’Hélioagète occupant la Licorne.

VIII. Excepté les étoiles g*, g", g' des trois espaces inférieurs, toutes les étoiles glv circulent avec le Soleil dans le quatrième espace annulaire AIŸ. Cependant leur mouvement apparent ne doit pas être comparé à celui des étoiles g", g", g', mais à celui des planétoïdes. En admettant l’observateur placé sur l’une de ces planétoïdes, cet observateur verra les unes douées d’un mouvement direct, les autres d’un mouvement rétrogade; la vitesse des unes sera à peine perceptible, et celle des autres sera

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considérable. Tous ces détails se retrouvent dans les étoiles, pour l’observateur placé sur la Terre, comme il est exposé et expliqué plus bas.

IX. Un plan h qui passe par la planétoïde de l’observateur perpendiculairement au rayon vecteur est nommé horizon planétaire. Cet horizon ne coupe que les orbites des planétoïdes qui sont plus éloignées du Soleil que celle de l’observateur. Au-dessus de l’horizon h seront les parties les moins grandes des orbites, et audessous seront les plus grandes parties. En faisant également passer par le Soleil un plan II perpendiculairementsur le rayon vecteur, on aura Y horizon solaire H, qui coupe les orbites des étoiles e,v de l’anneau A,v qui ont un rayon plus grand que celui de l’orbite du Soleil. Au-dessous de cet horizon se trouveront : iu les trois espaces annulaires A", A", A' avec leurs étoiles mobiles £*, ê", g'; 2° les orbites des étoiles s,v de l’espace AIV qui sont moins éloignées de l’Hélioagète que le Soleil ; 3° les parties des orbites des étoiles Elvqui sont moins éloignées de l’Hélioagète que le Soleil.

VUL DES MOUVEMENTS APPARENTS DES ETOILES, DIRECTS ET RÉTROGRADES, ET DE LEUR VITESSE.

§ 94. Lorsqu’on ne connaissait pas la région du corps central du système solaire, et la grande quantité des corps qui circulent dans chacun des neuf espaces annulaires correspondants aux orbites planétaires , les astronomes se bornaient à observer les mouvements des étoiles tels qu’ils apparaissent. Ils n’ignoraient pas que les mouvements apparents des planèteset des planétoïdes different des mouvements réels, qu’on pourrait exactement déterminer : i° au moyen de leur apparition, et a° au moyen de la position de chaque planète ou planétoïde par rapport à la Terre et au Soleil.

Pour opérer de la même manière avec les mouvements

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apparents des étoiles, afin de déterminer leur mouvement réel, il fallait connaître la position de chaque étoile, non-seulement par rapport au Soleil, mais encore par rapport à l’astre central autour duquel les étoiles et les nébuleuses circulent, comme font tous les corps périphériques autour de leur corps central.

Nous avons dit comment les Pléiades et l’arc a de l’espace annulaire AVI, qui se trouvent dans le plan de la Galaxie, se présentent en perspective projetés en dehors à des distances angulaires de 3 \ degrés et de 6 x 3 ^degrés qui sont en raison inverse des distances réelles 2® A et 23A de fllélioagète ou des distances SA et 48 A du Soleil. La ligne qui unit le milieu de l’arc a avec le Soleil est donc un diamètre de la Galaxie qui passe par l’Hélioagète; la distance eutre celui-ci et le Soleil est a4 A, tandis que le rayon de la Galaxie est 2* A. Le Soleil est donc éloigné de a® A — 2* A du côté de la Galaxie qui passe par Ophiuchus, et du côté opposé, qui passe par la Licorne, il est éloigné de a® A -4- a' A ; il y a donc entre les deux distances une différence de as A.

Il a été prouvé que la Galaxie est l’ensemble des portions de masse brûlante entourées d'amas de vapeur qui circulent dans les quatre espaces annulaires extérieurs AVI, A™, A™1, Alx; d’où il résulte que la demicirconférence de la Galaxie doit avoir un éclat décroissant en partant d'Ophiuchus et atteindre son minimum dans le point opposé de la constellation de la Licorne. Le minimum d’éclat de la Galaxie qui occupe toute la longueur du Navire et celle du Cocher fit reconnaître que c’est la masse brûlante du corps central et les amas de vapeur ambiantsqui occupent toutel’étenduede la région de la Galaxie sur laquelle se projettent les étoiles de la constellation entière de la Licorne. La diminution subite de l’éclat commence aux points des limites de l’astre qui sont dans le Navire, de même que du côté de l’autre

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limite qui est entre la Licorne et le Cocher. L’éclat de la Galaxie subit des diminutions non pas graduelles, mais bien tranchées, des deux côtés des limites de l’Hélioagète.

Pour bien connaître la position perspective des Pléiades e", des Hyades e" et des étoiles e' de l’anneau A', il faut admettre : i° une multitude d’étoiles circulant autour du Soleil dans les orbites de la Terre, de Vénus et de Mercure, et a° l’observateur placé dans l’un des deux points de l’orbite de Mars les plus éloignés de l’écliptique. Les étoiles e"' qui circulent dans l’orbite terrestre paraîtront sur un plan presque perpendiculaire à l’écliptique, et, au lieu d’apparaitre allant de l’ouest à l’est, elles paraîtront avoir un mouvement de nord-est vers sud-ouest. Les étoiles e", e' paraîtront également projetées; cependant cela n’empêche pas que la vitesse V des étoiles e' paraît supérieure, puis celle v des étoiles e", et la vitesse inférieure v se trouvera dans les étoiles e".

Les Pléiades séparées de l’Hélioagète par la distance 23Ase trouvent projetées plus loin de la Licorne que les Ilyades séparées de l’Hélioagète par la distance a3 A. La vitcsse.moyennedes quatorze étoiles mobiles des Pléiades est 5", 5, et celle des douze étoiles e" des Hyades est i a secondes. En avançant jusqu’au delà d’Orion, on rencontre les étoiles e' d’une vitesse de 36 secondes environ, précisément comme cela aurait dû avoir lieu si l’observation se faisait dans le système planétaire de la manière indiquée.

En admettant dans l’orbite de Mars une multitude d’étoiles, comme cela a lieu pour l’espace A1V dans lequel circule le Soleil avec les étoiles e,v inférieures et d’autres eit supérieures, il arrivera que quelques-unes de ces étoiles posséderont un mouvement apparent de vitesse et de direction autres que celles du Soleil; je dis un mouvement apparent, non parce que le mouvement manque aux autres étoiles, mais parce que son apparition est un effet de l’inclinaison i des orbites des étoiles pareilles

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sur l’orbite du Soleil. Les mouvements apparents des étoiles correspondent exactement à ceux des planétoïdes, en admettant l’observateur sur l’une d’elles.

Dans les tableaux suivants nous donnons les vitesses des quinze étoiles mobiles z* des Pléiades, des vingt et une étoiles z" des Ilyades, et dans le troisième tableau nous indiquons le nombre des étoiles mobiles de la voûte céleste et leurs vitesses. Mais la direction du corps central n’étant pas connue des astronomes, au lieu de prendre pour rayon vecteur celui qui passe par laLicorne, Mædler l’admit dans les Pléiades, et il obtint ainsi des résultats qui n’offrent aucune symétrie apparente.

§ 95. PARTAGE DE I.A VOUTE CÉLESTE ES l8 REGIONS. En admettant comme rayon vecteur la ligne qui unit le Soleil et les Pléiades, Mædler fait passer ( fig . 1 3) un plan mn par

Fig i3.

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