APPARITION DIT WOIVEMENT RETROGRADE DES ÉTOII.ES
solaires. Les étoiles solaires e" et e,v qui circulent avec le Soleil dans l’espace annulaire AIV ont une vitesse peu différente de celle du Soleil, de même que les vitesses des planétoïdes entre elles. Il n’y a donc apparition de mouvement que pour les étoiles dont l’orbite coupe celle du Soleil pour former un angle d’inclinaison t. Le Soleil et l’étoile, au lieu de se trouver l’un d’un côté du nœud et l’antre de l’autre, peuvent se trouver tous les deux de l’un ou de l’autre côté.
En cas pareils, le Soleil, s’avançant de s [fiij. 16) vers le nœud, l’étoile e s’avance avec une égale vitesse; le Soleil parcourt l’arc ssf égal à celui ee' parcouru par l’étoile. L’angle visuel précédent JJ se = T devient, après un espace de temps supérieur, T -4- y = Q,s'é. En admettant le Soleil immobile en s, l’étoile nous paraît s’être déplacée de e à e" dans la direction se" parallèle à s'e'. A cause de l’accroissement de l’angle visuel précédent Çlse, qui devient JJ se -+- esc", l’étoile parait avoir éprouvé un déplacement rétrograde de e en e".
Au lieu de s’avancer vers le nœud Q , le Soleil et l’é-
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toile peuvent s’en éloigner en parcourant des distances égales ss' et eé ( fig . 17) en un même espace de temps. L’angle visuel est Çlse dans l’observation précédente; après un espace de temps il devient Qi'e' égal k Çlse". L’étoile, en se déplaçant de e vers e', paraît se déplacer de e vers eu et parcourir la distance eem parallèle k l’or-
Fig. 17. Fig. 16.
bite solaire Q J. Les déplacements apparents sont indiqués par le sinus de l’angle d’inclinaison i de l’orbite de l’étoile.
IX. LIAISON PHYSIOLOGIQUE ENTRE LA NATURE DES SENSATIONS, CELLE DE LA LUMIÈRE ET LES CORPS VISIBLES.
§ 105. Nous n’acquérons la connaissance des corps célestes qu’au moyen de la lumière qui est incolore, venant du Soleil, de Vénus et de quelques autres étoiles; elle est colorée, venant de la Lune, des planètes ou des étoiles. La pénétration des filets d’atomes de lumière dans le nerf fait sentir leur direction; pour y pénétrer, il faut que les filets précédents, qui sont contenus dans le nerf k l’état stationnaire, en soient repoussés. Pour ce déplacement des atomes stationnaires dans le nerf, il faut un certain degré de poussée de la part des atomes arrivant,
et par suite do la part dos atomes 3> accumulés dans les corps lumineux. Les atomes de lumière sont de même nature, il n’y a que leurs densités qui diffèrent.
Des corps partent des atomes de lumière© incolores ou colorés, en des directions rectilignes centrifuges; par suite une poussée p qu’ils éprouvent de la part des autres $ qui y restent. Les atomes de la lumière colorée se propagent en ondes dont la longueur diffère pour chaque couleur; une telle longueur X est plus courte que l’épaisseur l de la rétine, et colle-ci est inférieure à la longueur aX des deux ondes. Le nerf non paralysé est parcouru par l’électricité, qui se mêle avec les atomes de lumière <p contenus dans la longueur X d’une seule onde, et ce mélange E <p d’électricité E de nerf et des atomes de lumière y de l’onde X est ce qu’on doit entendre par le mot sensation; la sensation a une existence réelle et a pour éléments des fluides impondérables possédant la propriété d’augmenter de volume par l’expansion.
§ 106. couleur des étoiles. La longueur X des ondes de chaque couleur diffère; pour cette raison leurs sensations diffèrent, car chacune de celles-ci ne contient qu’une seule onde dont la longueur peut être une des sept X', X", X'",..., Xvn. Dans la lumière incolore il n’existe pas d’ondes d’une certaine longueur déterminée, car elles y entrent toutes les sept. La lumière ne devient colorée que par la suppression de quelques-uns de ses éléments; ces suppressions sont produites par les corps célestes de forme ovalaire aussi bien que par le prisme. Ainsi nous sommes en état de connaître la forme ovalaire des étoiles , et par cette forme et par l’ordre des couleurs produites par le prisme dans le spectre, il nous suffit de la couleur d’une étoile pour en déduire la position du plan de son orbite.
il y a, d’une part, une liaison réelle entre les sensations des couleurs des corps célestes et leur forme ovalaire;
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de l’autre part, il y a une liaison entre les couleurs du spectre : ainsi nous pouvons déterminer la position de l’orbite par la couleur de l’étoile, parce que sur son plan se trouve le grand diamètre de l’étoile de forme ovalaire qui n’a pas encore acquis un mouvement rotatoire, car ce mouvement fait disparaître les sensations des couleurs.
§ 107. MOUVEMENTS DES CORPS CELESTES. NOUS I1C SetltOllS que la direction suivant laquelle pénètre dans le nerf lefilet des atomes de lumière conduisant, par leur direction, au corps observé. Pour nous convaincre que l’étoile se déplace, nous mettons un tuyau dans la même direction, et nous nous apercevons que l’étoile n’est pas visible à travers comme précédemment. Les mouvements et leurs vitesses ne sont donc que des résultats d’observation basée sur les sentiments de la direction, car leur direction est déterminée au moyen de celle du tuyau, et leur vitesse résulte du rapport y : T entre l’angle y que le tuyau décrit et le tempsTécoulé depuis l’observation précédente.
108. intensité de la lumière. Pour quitter le nerf, les atomes de lumière stationnaires doivent éprouver un certain degré de poussée p exercée sur eux par une masse d’atomes pareils accumulés dans le corps lumineux. Cette masse M peut occuper une grande surface S ayant une petite densité d; elle peut aussi occuper une petite surface ayaut une grande densité <? -4- &. Pour comparer les intensités L et l de la lumière des deux étoiles e et E,on fait diminuer l’intensité l pour en prendre la moitié ou le quart, qui est égal à l’intensité l de l’étoile e.
De pareilles comparaisons, faites çntre les intensités des planétoïdes, ont servi à en déterminer les grosseurs relatives, parce que ces corps, étant tous de minces ballons de glace vides au milieu et de forme ovalaire, dispersent des quantités de lumière solaire proportionnelles à leur grosseur. Ces comparaisons entre les intensités de lumière ont été souvent employées pour déterminer les
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grosseurs des étoiles, saus cependant parvenir au même résultat, parce que les planétoïdes se trouvent à des distances de la Terre peu différentes, tandis que les distances entre le Soleil et les étoiles varient beaucoup. Mais les physiciens ne purent comprendre comment il se fait que les atomes de lumière puissent se soutenir en propagation centrifuge avec une vitesse invariable pendant des milliers de siècles, et posséder encore une poussée suffisante pour déplacer les filets des atomes stationnaires dans le nerf.
§ 109. Excepté la clarté supérieure de l’Hélioagète, celle des nébuleuses planétaires et des nébuleuses globulaires ne diffère pas autant que l’Hélioagète ne diffère des nébuleuses de la Voie lactée. Les grandes différences entre les distances qui nous séparent des nébuleuses pareilles sont en raison inverse des grandes étendues occupées par chaque genre de ces nébuleuses; de sorte que l’intensité de la lumière ou la poussée exercée sur les filets des atomes de lumière gagne dans les masses ce qu’elle perd dans les distances. Pour quel’Hélioagète soit plus lumineux que les nébuleuses qui forment la Voie lactée, il faut qu’il eu soit moins éloigné et que sa masse brûlante soit plus considérable.